dimanche 22 septembre 2024

Vergerette de Karvinski



Fiche synthétique


Autre nom : Vergerette mucronée, pâquerette des murailles

Famille Astéracées / Nom scientifique : Erigeron karvinskianus

 

Floraison : Mai à septembre – Fleurs : Blanche ou rose

Plante herbacée vivace – Hauteur : 10 à 40 cm

 

C’est une plante de 10 à 40 cm de haut, donnant des fleurs blanches et roses sur le même pied. Originaire du montagnes du Mexique et d’Amérique centrale, elle a été introduite dans la plupart des pays tropicaux, subtropicaux et tempérés où elle s’est naturalisée. Elle est cultivée sur les rocailles des jardins mais est considéré parfois comme une plante envahissante.


 La vergerette de Karwinski est une plante herbacée vivace mais ne vivant souvent pas longtemps. Elle s’élève de 10 à 40 [voire 100] cm de hauteur. Le caudex est court, simple ou peu ramifié, la racine pivotante. Les tiges rampantes ou prostrées à ascendantes ou dressées, s'enracinent parfois aux nœuds et sont ramifiées vers le haut


Les feuilles basales et inférieures sont généralement flétries à l’anthèse (floraison). Leur pétiole est étroitement ailé, et leur limbe elliptique ou obovale.


Les feuilles caulinaires sont courtement pétiolés, elliptiques à obovales ou oblancéolés, de 1–4 cm de long sur 0,3–1,4 cm de large, de taille régulière, non glandulaires, base atténuée à cunéiforme, bord 2-4-lobé ou entier, légèrement révoluté, apex aigu ou acuminé, mucronulé.


Les rameaux supérieurs peuvent porter un à deux capitules de 10–15 mm de diamètre. L’involucre campanulé porte des phyllaires (bractées) linéaires à lancéolées.

Les fleurons ligulés à la périphérie sont blancs ou parfois rosâtre avec une corolle de 5–8 mm. Cette espèce a donc la particularité d'offrir sur un même pied des fleurs de couleurs différentes: blanches, rose clair et rose foncé.

Le fruit est un akène oblong, aplati, portant un pappus d’env. 2 mm.

La floraison a lieu de mai à septembre en France. Il fleurit presque toute l'année à l'état sauvage dans la plupart des pays tropicaux où il est naturalisé, et a tendance à fleurir pendant les mois les plus chauds dans les zones tempérées

Dans le monde où il s’est naturalisé, il pousse dans presque tous les habitats ouverts, et se reproduit et se propage rapidement pour former des tapis denses, étouffant les plantes indigènes. Il produit d'énormes quantités de graines anémochores qui parcourent de longues distances et tolère un large éventail de conditions environnementales.


La Pâquerette des murailles prospère dans les rocailles, où elle est cultivée pour sa généreuse floraison (de mai jusqu'aux premières gelées), et sa rusticité. Elle résiste au froid jusqu’à −15 °C. Elle apprécie les lieux ensoleillés et tolère une ombre partielle.


Bien présentes dans les ruelles Cordaises pavée.


Photographiée le 16 septembre 2024

samedi 21 septembre 2024

Riptortus linearis




Fiche synthétique

Ordre : Hémiptères, Hétéroptères
Famille : Alydidés - Nom scientifique : Riptortus linéaris

Orné d'un dos de forme de bouclier distinctif, le riptortus linearis prospère dans une variété d'environnements, des champs verdoyants aux paysages agricoles. Les pièces buccales perceuses de cet insecte sont une merveille de la nature, lui permettant d'extraire l'essence de ses plantes de légumineuses préférées avec précision. La présence de bactéries symbiotiques dans des organes spécialisés l'aide à traiter les nutriments de son régime alimentaire à base de plantes, une relation interdépendante parfaitement intégrée dans sa biologie.

Cycle de vie de Riptortus linearis
Oeufs : L'oeuf du Riptortus linearis est souvent ovale et minuscule. il est généralement pondu en grappe sur la plante hôte. Initialement, la couleur peut se confondre avec la plante hôte.
Nymphe : La nymphe du Riportus Linearis ressemble à un adulte miniature, mais sans les ailes développées. Elle subit plusieurs mues, augmentant de taille et développant progressivement des bourgeons d'ailes.
Adulte : En émergeant en tant qu'adulte, le Riportus linearis arbore des ailes de taille normale et un exosquelette distinctif. La taille, la couleur et les organes sexuels de l'adulte sont mature, la reproduction étant son principal objectif.

Prédateurs des Riptortus linearis adulte :
Oiseaux, araignées, mantes religieuses, lézards.

Faits interessants sur Riptortus linearis
Le Riptortus linearis peut communiquer avec d'autres de son espèce en utilisant des vibrations transmises à travers les tiges et les feuilles des plantes, un processus non évident pour l'oreille humaine.

Préférences d'habitat de Riptortus linearis aux différents stades de la vie.
les œufs du riptortus linearis sont généralement trouvés sur la face inférieure des feuilles, souvent en ligne droite, illustrant le schéma de ponte de la mère. Les nymphes, ressemblant à de plus petits adultes mais sans ailes entièrement développées, se trouvent sur les plantes hôtes où elles se nourrissent et passent à travers leurs stades. Les adultes du riptortus linearis sont plus mobiles et peuvent être trouvés sur diverses plantes à fleurs et cultures, où ils se nourrissent de graines ou d'autres composants végétaux. La recherche de ces stades implique l'examen des plantes spécifiques avec lesquelles ils sont associés. Les œufs nécessitent l'inspection des surfaces des feuilles, les nymphes nécessitent la surveillance des plantes hôtes, et les adultes peuvent être trouvés sur les plantes ou dans la végétation environnante pendant leurs activités alimentaires et de reproduction.

Photographié à Cordes sur Ciel en mai 2017

vendredi 20 septembre 2024

Pariétaire de Judée

 



Fiche synthétique


Autre nom : Pariétaire diffuse, pariétaire des murs.

Famille : Urticacées / Nom scientifique : Parietaria Judaica

 

Floraison : d'avril à octobre – Fleurs : verdâtre

Plante herbacée vivace – Hauteur : 20 à 40 cm

 

Très présente en ville, saxicole, elle est encore surnommée épinard de murailles. Elle s'accroche à toutes sortes de parois et sa floraison est peu voyante.


 Comme celui de l'espèce proche Parietaria officinalis, son pollen est très allergisant


La Pariétaire de Judée est une plante vivace, ligneuse à la base, au port ramifié et couché-ascendant, de 20 à 40 cm de haut.


La tige de 1,5–3 mm de diamètre (alors que celle de P. officinalis est de 3–6 mm) est rameuse, de couleur généralement rougeâtre et porte de fins poils mous, lui donnant une teinte grise.

Les feuilles sont alternes, pétiolées, à limbe ovale à lancéolé-elliptique, d’un vert foncé brillant, avec un apex brusquement acuminé à longuement atténué, de 1-6(-9) cm de longueur sur 0,8–4,5 cm de large, couvertes de poils hirsutes blancs surtout sur le revers, rendant la plante « collante ».

Les fleurs petites, verdâtres et sans corolle, sont groupées par 3 à 5 en petits glomérules à l’aisselle des feuilles. Les bractées sont soudées à la base. 

Les fruits sont des akènes ellipsoïdes, de toute petite dimension (1–1,3 mm).

Sur la même plante, on trouve trois types de fleurs :

  1. fleurs femelles, situées en général au centre du glomérule
  2. quelques rares fleurs mâles, à 4 étamines
  3. de nombreuses fleurs hermaphrodites, entourées de bractées peu soudées à la base et d’un périgone à 4 lobes croissant en tube campanulé après la fécondation.

Le pollen qu’elles projettent est très allergisantDans tous les pays méditerranéens, le pollen de pariétaire est une des sources allergéniques extérieures la plus importante, avec un grand nombre de sujets présentant des prick tests positifs à la fois au pollen de Parietaria judaïca et au pollen de Parietaria officinalis. Elle est responsable de rhino-conjonctivites et d’asthmes sévères.

La pariétaire riche en mucilage, tanins, flavonoïdes, calcium, nitrate de potassium, silice et soufre, se consomme intégralement. Les feuilles et tiges finement coupées peuvent être consommées crues en salade ou cuites, en gratin ou en soupe. Elle a tenu lieu d’aliment de disette à la première saison.

Elle est commune dans pratiquement toute la France métropolitaine, Corse comprise. Son habitat privilégié correspond aux zones rudérales et délaissées, comme les vieux murs en pierres, les friches et les décombres, sur des sols globalement secs récemment remaniés ou fortement nitratés

Présente dans les ruelles cordaises à l'état sauvage.


Photographiée le 20 septembre 2024

jeudi 19 septembre 2024

Demi-deuil



Fiche synthétique

Autre nom : Echiquier, échiquier commun, Arge galathée
Ordre : Lépidoptères
Famille : Nymphalidés - Nom scientifique : Melanargia galathea

C'est un papillon de taille moyenne qui présente un damier noir et blanc plus ou moins à damiers noirs mais toujours à damiers noirs dans les aires basales et distales. Le revers dessine en noir les limites des damiers avec dans la forme type une ligne d'ocelles aux postérieures.

La chenille possède une tête brun roux et un corps marron clair orné d'une paire de lignes latéro-dorsales jaunâtres et d'une ligne claire sur le flanc. L'abdomen est pourvu de pointes postérieures marron rouxLa chenille se nourrit de poacées.

Les œufs sont simplement abandonnés en vol par la femelle ou lâchés d'un perchoir. La chenille éclot environ trois semaines plus tard. Les larves grignotent quelques feuilles avant de chercher un abri pour l'hivernage. La chenille reprend son activité au printemps; elle se nymphose fin mai, à proximité du sol. La chrysalide, blanchâtre ou jaunâtre, repose à l'abri d'un réseau soyeux lâche

La période de vol s'étend de mai à septembre en une seule génération.

Contrairement à de nombreux autres Rhopalocères, le mâle ne guette pas le passage des femelles depuis un perchoir, mais recherche activement en vol celles qui viennent d'émerger parmi les poacées (graminées).

En France métropolitaine, il est présent dans tous les départements sauf en Corse.

Il réside dans tous types de lieux herbus. Il apprécie les fleurs de centaurées.

 

Photographié à Cordes sur Ciel, en juin 2017..

mercredi 18 septembre 2024

Sétaire verte


Fiche synthétique


Synonymes : Moha de Hongrie, Panic vert, Mierge, Miliasse

Famille Poacées   / Nom scientifique : Setaria viridis

 

Floraison : Juillet / août

Plante herbacée annuelle – Hauteur : 30 à 100 cm.

 

La sétaire verte est une plante annuelle, introduite d’Europe. La tige est simple ou ramifiée à la base et mesure de 30 à 100 cm de hauteur. La plante croît en talle et a un port généralement dressé. Le système racinaire se compose de racines fasciculées.


Les feuilles sont linéaires à lancéolées et terminées en pointe. Le limbe mesure de 5 à 30 cm de long et jusqu’à 1 cm de large. Il est de couleur vert pâle, le collet étant souvent teinté de rouge. Le limbe est glabre à la face inférieure et légèrement scabre à la face supérieure. La ligule est constituée de poils (ciliée) mesurant de 1,5 à 2 mm de long avec des poils plus longs aux extrémités. La gaine est parfois rougeâtre à la base et possède des poils à sa marge. Il n’y a pas d’oreillettes.


L’inflorescence est une panicule contractée en un faux-épi de forme conique mesurant de 4 à 15 cm de longueur. De 1 à 3 soies vertes, blanchâtres ou pourpres de 5 à 10 mm de longueur sont présentes sous chaque épillet donnant à l’inflorescence l’apparence d’une brosse. Elles demeurent sur l’inflorescence après la chute des semences. Les épillets de couleur verdâtres mesurent de 2 à 2,5 mm de longueur. Ils se composent d’un fleuron stérile et d’un fleuron fertile qui sont recouverts de 2 glumes. La glume inférieure est triangulaire à ovée, comprend 3 nervures et mesure le tiers de la longueur de l’épillet. La glume supérieure est de forme elliptique, comprend de 5 à 6 nervures et est égale à l’épillet.


Le fruit est un caryopse enveloppé par les pièces florales coriaces, mesurant de 1,8 à 2,2 mm de long et de 1 à 1,3 mm de large. Elle est de couleur brune ou marbrée et de forme arrondie sur un côté et aplatie sur l’autre.


La plantule est d’apparence glabre, mais des poils sont présents sur les bords de la gaine. Celle-ci est à sections arrondies à ovales et ne comprend pas d’oreillettes. La ligule se compose d’une rangée de poils et est visible à partir de la 3e feuille. Les nouvelles feuilles apparaissent enroulées sur elles-mêmes.


La sétaire verte est une mauvaise herbe retrouvée dans les jardins, le bord des routes ainsi que les terres cultivées. Elle peut causer des pertes de rendement dans les cultures de céréales, de maïs, de soya et de légumes. Cette plante est indifférente au sol dans lequel elle croît, mais a une préférence pour les sols fertiles, riches en azote et à texture plus grossière. Elle ne craint pas la sécheresse et préfère le plein soleil. Elle croît le mieux dans les sols ayant un pH faible.

 

Cette plante est fréquente dans les jardins, bords des routes, ruelles et des chemins, terres cultivées. Généralement sur les sols riches en azote et ensoleillés. 


Photographiée à Cordes sur Ciel, le 18 septembre 2024.

mardi 17 septembre 2024

Zophomyie ivre

 



Fiche synthétique

Ordre : Diptères
Famille : Tachinidés - Nom scientifique : Zophomyia temula

Un habitant de divers habitats, allant des bois aux jardins, zophomyie ivre est une créature remarquable, notable pour le comportement parasitaire de ses larves, ciblant les chenilles de diverses espèces lépidoptères comme hôtes. Pendant son stade adulte, zophomyie ivre s'adapte à un régime principalement composé de nectar et d'autres jus végétaux sucrés, mettant en valeur le passage alimentaire de sa jeunesse carnivore à un âge adulte plus docile, dépendant de la flore de son environnement.

Cycle de vie de la Zophomyie ivre :

- Œuf : À l'éclosion, le zophomyie ivre commence sous forme d'œuf, qui est ovale et souvent microscopique, ne présentant aucune patte ou caractéristique discernable spécifique aux stades de vie ultérieurs.
Larve : En tant que larves, zophomyie ivre présentent des corps en forme de ver sans membres distincts, souvent avec un appétit vorace, et subissent plusieurs mues, grandissant significativement à chaque stade.
Chrysalide : Au stade nymphal, zophomyie ivre subit une transformation à l'intérieur d'une enveloppe protectrice, se métamorphosant en sa forme adulte, avec des appendices et des organes internes se réorganisant radicalement.
Adulte : En sortant de la nymphe, le développement de l'adulte zophomyie ivre est marqué par la présence d'ailes et d'organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est entièrement formé et durci, et l'adulte est mobile, se concentrant sur la reproduction.

Les œufs de zophomyie ivre sont généralement pondus à l'intérieur du corps de l'hôte, souvent des chenilles ou des larves de coléoptères, que l'on trouve en train de manger des feuilles ou enfouies dans des forêts de bois tendre. Les larves vivent en tant que parasites internes, restant à l'intérieur de l'hôte jusqu'à ce qu'elles soient prêtes à se nymphoser. Rechercher ces dernières impliquerait d'inspecter les organismes hôtes potentiels. Le stade nymphal se trouve généralement dans le sol ou la litière, caché des prédateurs et des éléments. Pour trouver des nymphes, il faudrait tamiser délicatement les couches supérieures de détritus dans les zones boisées. Les adultes, avec leur penchant pour les fleurs et le soleil, sont le plus souvent rencontrés dans les prairies ou les jardins, volant ou se reposant sur la végétation. Observer ces adultes impliquerait de visiter de tels habitats par temps ensoleillé.

Sources de nourritures pour les adultes : Nectar, sève végétale, jus de fruits, miellat, et éventuellement d'autres sécrétions d'insectes

Sources de nourritures pour les larves : Larves d'autres insectes (ex. chenilles, larves de coléoptères)

Prédateurs de cet insecte : Oiseaux, araignées, mantes religieuses, guêpes, coléoptères, libellules, chauves-souris

Photographié à Cordes sur Ciel en mars 2019

lundi 16 septembre 2024

Ginkgo biloba



Fiche synthétique


Autre nom : Arbre aux quarante écus

Famille : Ginkgoacées / Nom scientifique : Ginkgo biloba

 

Arbre conifère à feuilles caduques – Hauteur : 20 à 40 m

 

Le ginkgo est un arbre dioïque dont les individus mâles portent des bouquets de cônes de pollen semblables à des chatons et dont les individus femelles possèdent de longs pédoncules portant à leur extrémité un ovule, nu (sans être enveloppé dans un ovaire), sans pétales.


Les Ginkgoales sont apparues au Permien il y a plus de 270 millions d'années et ont prospéré dans le monde entier jusqu’au Mésozoïque, en particulier au Jurassique. Mais à la période des glaciations quaternaires, la seule espèce du phylum à subsister est Ginkgo biloba, qui ne survécut que dans quelques rares refuges au climat plus doux du Sud de la Chine. Elle est considérée comme une espèce panchronique. Ces derniers milliers d’années, elle fut cultivée pour son intérêt ornemental et fut transférée au japon et en Corée aux alentours du XIIe siècle.


L’écorce des jeunes ginkgos est d’abord lisse puis devient craquelée et fissurée longitudinalement avec le temps. Sa couleur varie du brun au gris.


Ses feuilles sont uniques parmi les arbres, puisque formées de deux lobes en forme de palmes et ne présentant pas de nervure centrale comme la quasi-totalité des plantes "modernes". Le limbe d’abord vert pâle devient jaune vif à l’automne. Dotées d'un pétiole de 5–8 cm, les feuilles sont insérées sur les rameaux par petits groupes de 3 ou 4 et atteignent de 5 à 15 cm de long. Elles sont caduques.


Le ginkgo est un arbre dioïque, c'est-à-dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. Les structures reproductives sont disposées en grappe à l’apex de courts rameaux quand les feuilles commencent à se développer. Sur les pieds mâles, les cônes polliniques sont pendants, pédonculés, en forme de chaton. Sur les arbres femelles, les appareils reproducteurs se réduisent à de gros ovules, nus (non enveloppés dans un ovaire), portés par un long pédoncule à ramification dichotomique. Chaque fourche discoïde à l’apex, porte un ovule dressé et sessile. En général, un seul ovule mûrit par pédoncule


Contrairement à ce que laisse supposer la forme de ses feuilles, le Ginkgo biloba est un conifère, à feuillage caduc. Ce bel arbre avec un système racinaire étalé, se développe assez lentement les 10-12 premières années de sa vie, plus vite ensuite (Il ne mesure pas plus de 6 m de haut à l'âge de 10-12 ans). Quand il est jeune, il est conseillé de le tuteurer parce qu'il a tendance à ne pas pousser droit.


 Il faut aussi veiller à ce qu'il ne souffre pas d'un manque d'eau pendant les périodes plus sèches. Il tolère un sol à tendance calcaire à condition qu'il ne manque pas d'eau. En sol sec, il se développera très lentement. A contrario, le sol ne doit pas non plus être trop humide et lourd. 


Très rustique, il peut supporter des températures inférieures à -30°C. Par contre, il apprécie moins les fortes chaleurs, pas plus de 30°C. Il faut alors penser à arroser la terre à son pied si elle est sèche.


Le Ginkgo est considéré comme un arbre fossile, il est apparu sur terre un peu avant les dinosaures. Il a aussi la réputation d'être le seul arbre à avoir survécu à la bombe atomique d'Hiroshima.


Ses feuilles brûlent mal. Il est d'une grande longévité, plus de 4 000 ans dans son milieu naturel en Chine. C'est un arbre très résistant aux maladies, aux parasites, à la pollution, aux champignons. Pour les Ginkgo issus de semis, il n'est pas possible de déterminer leur sexe avant qu'ils n'aient au minimum une vingtaine d'années. 


Le Ginkgo est aussi utilisé pour ses vertus médicinales. L'extrait concentré de ses feuilles a une puissante action vaso-dilatatrice. Des composants du Ginkgo ont une action bénéfique sur les symptômes de l'insuffisance vasculaire cérébrale et permettent une meilleure oxygénation du cerveau.

 

Arbre planté à Cordes sur Ciel, au jardin royal, en hiver 2021.


Photographié le 16 septembre 2024.

dimanche 15 septembre 2024

Vendangeuse et xylocope violet


Fiche synthétique vendangeuse jaune


Synonymes : Néant

Famille : Liliacées / Amaryllidacées / Nom scientifique : Sternbergia lutea

 

Floraison : Septembre/octobre – Fleurs : Jaunes

Plante vivace bulbeuse – Hauteur : 10 à 30 cm

 

Elle est appelée « Vendangeuse » car elle fleurit au moment des vendanges. Elle s’est naturalisée dans le Sud-Ouest. Parfois appelée « crocus d’automne » par erreur, car ce n’est pas un crocus. 


Après la floraison, les feuilles persistent jusqu’à la fin du printemps, le bulbe rentre ensuite en dormance.


Sternbergia lutea se multiplie facilement, devenant parfois invasive. 


Le bulbe doit être tout juste enterré dans un endroit chaud en plein soleil. La fleur apparaît en fin d'été, avec ou après les feuilles. Les feuilles peuvent souffrir du gel intense (-6 °C) dans les régions à climat continental.


Plante vivace de 10-30 cm, glabre, à bulbe gros ovale ; feuilles naissant avec les fleurs, 5-6, largement linéaires-obtuses, concaves, vertes, dépassant la tige un peu comprimée ; fleur jaune d'or, grande (4-5 cm), dressée, solitaire, sortant d'une spathe membraneuse univalve, lancéolée, embrassant l'ovaire et égalant la moitié du périanthe ; périanthe en entonnoir, à tube court et étroit, sans couronne à la gorge, à 6 divisions égales, oblongues-obtuses ; étamines insérées au sommet du tube, 3 plus courtes, à filets filiformes et anthères fixées par le dos ; style filiforme, à stigmate simple ; capsule en poire, presque indéhiscente, charnue.

 

Bien présente à Cordes sur Ciel, chemin du pigeonnier.


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Fiche synthétique xylocope violet

Autre nom : Abeille charpentière
Ordre : Hyménoptères
Famille : Apidae - Nom scientifique : Xylocopa violacea 

Il s'agit en Europe d'une espèce commune d'abeille charpentière et une des plus grandes espèces d'abeille..

Les adultes, massifs, mesurent jusqu'à trois centimètres et cinq centimètres d'envergure. Le corps, entièrement noir, avec des reflets bleu métallique, est couvert de poils. Les ailes membraneuses sont translucides mais foncées, leur couleur allant du brun-cramoisi au violet. Le mâle se reconnaît par la présence de deux articles oranges à roses près de l'extrémité des antennes.

Après la diapause hivernale, les imagos émergent dès la fin de l'hiver, ce qui fait de cette espèce une des premières abeilles solitaires à redevenir actives au printemps dont elle est une messagère. Leur vol est rapide et très bruyant. Nectarivores, ils butinent principalement sur les légumineuses et les labiées. 

Bien qu'ils ne soient pas xylophages, leurs robustes mandibules leur permettent de construire leur nid dans du bois ; il se compose de plusieurs galeries parallèles débouchant sur une ouverture unique. Ces galeries peuvent contenir des logettes pour le développement des larves : au printemps, quelques dizaines d'œufs y sont pondus (un par logette), et après éclosion, les larves se nourrissent d'un mélange de pollen et de nectar, déposé par la femelle dans chaque logette lors de la ponte. Les larves, blanc cassé, mesurent de deux à trois centimètres.

La femelle possède un dard mais n'est absolument pas agressive. Elle peut piquer si on lui marche accidentellement dessus sans protection, la piqure bien que douloureuse s'estompe rapidement.

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Photographiés le 14 septembre 2024 à Cordes sur Ciel, chemin du pigeonnier.