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mercredi 14 mai 2025

Clyte bélier

 



Fiche synthétique

 

Ordre : Coléoptères – Famille Cérambycidés 

Nom scientifique : Clytus arietis

 

Longicorne à antennes courtes. Il atteint 9-18 mm. Couleur noire rayée de jaune. Pattes brun-orange. Tête, pronotum et élytre ponctués. Forte pubescence sauf sur les deux tiers inférieurs des élytres. 

Les antennes sont bicolores, jaunes à la base et noires.Ce clyte présente un étonnant mimétisme batésien par ses couleurs et son comportement qui évoquent la guêpe commune, surtout lorsqu'il marche rapidement au soleil en agitant les antennes.

 

Eurasiatique, on le trouve de mai à août, sur les fleurs, les haies, près des arbres, sur les bois coupés. C'est une espèce commune.

La larve vit deux ans dans le bois mort, surtout d'arbres feuillus, d'abord sous l'écorce, puis elle fore une galerie dans laquelle elle réalise la nymphose et hiverne.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 14 mai 2025.

lundi 31 mars 2025

Anthrène du bouillon blanc




Fiche synthétique


Autre nom : Anthrène bigarrée des tapis.

Ordre : Coléoptères – Famille : Dermestidés

Nom scientifique : Anthrenus verbasci

 

D’environ 3 mm, considérée comme très nuisible à l’homme, il se nourrit de fibres naturelles, il ravage vêtements et meubles.

Les larves de l’anthrène du bouillon blanc ont une taille généralement comprise entre 4 et 5 mm. Le corps est coloré suivant un motif de bandes alternant des nuances de brun clair et foncé. Le corps est plus large à l’arrière et s'étoffe de trois paires de touffes de soies utilisées comme moyen de protection.

Les imagos ont une taille allant de 1,7 à 3,5 mm. Leurs élytres sont recouverts d’écailles de deux couleurs variant elles aussi sur des nuances de brun comme les chenilles. De nombreuses écailles proches du blanc sont concentrées dans la zone autour du pronotum. Les antennes comportent onze articles et se terminent par une massue en trois segments.

 

Le cycle de vie de l’anthrène est plutôt inhabituel pour un insecte : il lui faut de un à trois ans pour passer de l’état de larve à celui d’adulte (selon les conditions environnementales).

Les œufs éclosent au printemps et au début de l’été, souvent près d’un nid d’oiseaux (dont ceux du moineau domestique et du martinet des maisons) ou dans les garde-robes. Les larves se nourrissent de fibres naturelles pendant tout leur développement, jusqu’à la diapause qui précède la pupaison. La durée de cette période de dormance dépend de facteurs environnementaux, dont le plus important est probablement le photopériodisme.

 L’exuviation intervient entre fin mai et début août, permettant aux adultes fraîchement ailés d’aller se nourrir du pollen des plantes fleuries[4]. Pendant cette période les adultes s’accouplent, pondent de nouveaux œufs et le cycle recommence.

 

Parmi les prédateurs naturels de l’anthrène, l’un des plus étudiés est la guêpe parasitoïde Laelius pedatus. Lorsqu’une femelle de cette guêpe rencontre une larve de l’anthrène elle se pose sur sa face dorsale et plante son long oviposteur dans le thorax de l’animal afin de le paralyser. Par réflexe la larve dresse ses dures soies défensives contre la guêpe. Les soies se détachent et restent fichées dans la guêpe subissant alors une quelconque forme d’irritation. Cette forme de défense semble pourtant inefficace car la plupart des attaques de la guêpe à l’encontre des larves de l’anthrène sont abouties.

Si l’attaque de la guêpe réussit, la larve est paralysée de façon permanente et l’échange dure environ 40 secondes. Cette paralysie permet à la guêpe de retirer les éventuelles soies urticantes qu’elle aurait pu recevoir durant l’attaque. Elle peut attendre jusqu’à 24 heures avant de pondre ses œufs dans le corps de la victime. Pendant ce temps elle vérifiera souvent l’état de paralysie de la larve en la mordant et en étudiant sa réaction. Quand la guêpe a fini de retirer les soies de son propre corps elle pond entre deux et quatre œufs sur le corps de la larve. Les œufs éclosent entre trois et quatre jours plus tard et se nourrissent de leur hôte jusqu’à sa mort. Les larves de la guêpe s’enferment ensuite dans des cocons près du cadavre de l’anthrène jusqu’à leur éclosion.

 

Les larves de l’anthrène du bouillon blanc sont considérées comme très nuisibles pour l’homme et son foyer. Les adultes pondent leurs œufs dans les conduits d’aération, les placards, sous les meubles ou les plinthes. Une fois écloses et jusqu’à leur âge adulte, les larves se cachent dans des lieux sombres et tranquilles se nourrissant de substances organiques. Les larves sont responsables de la destruction de nombreux biens tels que meubles, vêtements, couvertures, fourrures et tapis. Les collections de spécimens biologiques, surtout d’insectes, sont soumises à ce type de destruction, faisant de l’anthrène un fléau redouté des musées parfois appelé à bon escient "destructeur de musée". Les infestations peuvent être empêchées grâce à un ménage régulier et le retrait de nids abandonnés d’insectes ou d’oiseaux près de la maison. Des signes clairs d’infestation sont entre autres les objets abîmés, les exuvies dans des lieux sombres et la présence de nombreux adultes près des fenêtres. La désinsectisation peut être réalisée à l’aide d’insecticides, de privation d’oxygène, du froid et de pièges à phéromones.

 

Photographiées à Cordes sur Ciel le 18 mai 2020.

samedi 22 mars 2025

Cétoine hérissée

Fiche synthétique 

 

Autre nom : Cétoine velue

Ordre : Coléoptères – Famille : Scarabidées

Nom scientifique : Tropinota squalida

 

Commune dès le mois d'avril sur les fleurs épanouies dont elle apprécie le pollen, cette cétoine polyphage cause de graves dommages aux cultures.

 

Ce coléoptère brun-noir sans couleur métallique de forme quasi rectangulaire mesure 8 à 13 mm de long. Tout le corps est densément couvert de poils jaune-blanchâtre. Les ailes sont ponctuées de taches blanches. Le pronotum, dépourvu de taches blanches, presque semi-circulaire vu de dessus, a une longue nervure au milieu. Chaque élytre a deux carènes élytrales. 

 

La cétoine hérissée se nourrit entre autres de fleurs de rosacées, brassicacées, poacées et astéracées telles que pommiers, chou, colza ou céréales (en particulier le seigle). Même si au cours de l'alimentation, du pollen s'attache aux poils et peut contribuer à la pollinisation, l'insecte est toujours considéré comme nuisible.

La larve vit dans le sol et se nourrit de racines (souvent mortes) sans causer de dommage significatif.

Photographiée à Cordes sur ciel sur une fleur de Moutarde blanche, en mai 2020.

vendredi 14 mars 2025

Téléphore fauve

 

Fiche synthétique


Autre nom : Cantharide fauve

Ordre : Coléoptères – Famille : Cantharidés

Nom scientifique : Rhagonycha fulva

 

Le téléphore fauve est un coléoptère roux avec des antennes, des yeux et le bout des élytres noirs. Les tarses sont larges et foncés. Il mesure 7 à 10 mm de long.

C'est une espèce très commune en Europe. Le téléphore fauve se rencontre à la lisière des bois, dans les jardins et les prairies. On peut observer de nombreux adultes (souvent en train de s'accoupler) sur les apiacées (ombellifères) le long des chemins pendant l'été. Espèce présente en grand nombre dans les vergers de pêchers sur les fruits.

Les imagos visitent souvent les fleurs dont ils se nourrissent de pollen. L'espèce est notamment un important pollinisateur du châtaignier, loin devant l'Abeille mellifère car ces dernières ne visitent pas les fleurs femelles. Les imagos sont également des prédateurs, probablement d'autres espèces floricoles.

Cet insecte est très sensible aux traitements chimiques sur grandes cultures. Les broyats de branches constituent pour cet insecte un excellent milieu de reproduction et un refuge hivernal. Lorsque la nourriture floricole vient à manquer, il devient alors carnivore et n'hésite pas à consommer nombre de larves, notamment celles des doryphores de la pomme de terre

La femelle pond ses œufs à la surface du sol. Les larves, velues, habitent à terre et se nourrissent d'escargots et de petits insectes. Elles hivernent à terre, sous les pierres ou les feuilles mortes. La nymphose a lieu au printemps.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 28 juin 2019.

dimanche 2 mars 2025

Coccinelle des friches

 


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Ordre : Coléoptères – Famille : Coccinellidés

Nom scientifique : Hippodamia variegata

Taille : 4 à 5 mm

Sa livrée varie de l'orange au rouge, aux taches variables. Ses élytres fermés forment un gros cône à base cunéiforme. La base est blanche, le fond varie d'orange pâle à rouge. Chaque élytre présente cinq taches noires, dont une jointe au centre. Son pronotum est blanc et orné d'une large macule à 4 lobes. Le limbe avant est concave, le limbe extérieur assez évasé. Sa tête est noire, son front maculé blanc et les yeux foncés. Ses pattes sont brun noirâtre, aux extrémités brunes.

Cycle de vie de Coccinelle des friches

Œuf : Durant la phase de l'œuf, coccinelle des friches est typiquement oval et de couleur jaunâtre, fixé à une feuille ou un substrat près d'une source de nourriture. La taille de l'œuf est petite et il n'y a pas de locomotion ni d'activité alimentaire durant cette période.

Larve : En tant que larve, coccinelle des friches montre un appétit vorace, se nourrissant principalement de pucerons. Son corps allongé avec un motif distinct croît de manière significative à travers plusieurs mues, augmentant progressivement en taille et changeant de couleur.

Chrysalide : En entrant dans le stade de pupa, coccinelle des friches cesse de se nourrir et devient immobile. Encasé dans une chrysalide souvent attachée à une feuille ou autre substrat, sa taille et sa forme se transforment de manière drastique en se préparant à l'âge adulte.

Adulte : En émergeant de la chrysalide, l'adulte coccinelle des friches est marqué par la présence d'ailes et d'organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est entièrement formé et durci, avec des motifs de couleur distincts, prêts à la dispersion et à l'accouplement.

On la trouve principalement dans les champs, les prés, les jardins et tout autres espaces verts du printemps à l’automne.

Prédateurs des larves de Coccinelle des friches

Grenouilles, crapauds, oiseaux, araignées, mammifères insectivores, insectes prédateurs.

Prédateurs des Coccinelle des friches adultes

Oiseaux, rongeurs, lézards, araignées, mammifères insectivores, insectes prédateurs

 

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 7 mai 2020.

vendredi 17 janvier 2025

Coccinelle asiatique

 



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Ordre : Coléoptères – Famille : Coccinellidés

Nom scientifique : Harmonia axyridis

 

Coccinelle aphidiphage (qui se nourrit de pucerons), originaire de Chine. Dès le début du xxe siècle, mais surtout plus massivement vers la fin des années 1980, elle a été importée en Europe et aux États-Unis pour la lutte biologique. Son comportement, sa prolificité et sa voracité en font désormais une espèce envahissante nuisible pour les coccinelles autochtones qu'elle tend à éliminer.

 

Le mâle est plus petit que la femelle, avec des tailles variant1 de 4,9 à 8,2 mm de long et de 4 à 6,6 mm de large.

 

Cette coccinelle présente une large gamme de coloris, allant du rouge à points noirs au noir à points rouges, en passant par de nombreuses nuances de jaune. Les élytres sont ornés de zéro à 19 points.

 

Elle se nourrit de pucerons, de psylles et de cochenilles, avec une voracité plus importante que celle des espèces autochtones utilisées jusqu'alors, surtout aux stades larvaires 3 et 4 (jusqu'à 100 pucerons par jour).

Dans le cadre des importations dans les pays occidentaux pour la lutte biologique, il s'est avéré qu'elle s'attaquait également aux autres coccinelles locales, à d'autres insectes et aux fruits abimés des vergers.

 

Prolifiques, les femelles de cette espèce peuvent pondre jusqu'à 2 500 œufs durant leur vie, et même en laboratoire jusqu’à 3 819 œufs à un taux de 20 à 30 œufs/jour (25,1 œufs par jour en moyenne).

 

Les œufs fraîchement pondus sont jaune pâle et ovales et ils mesurent 1,2 millimètre de long. Ils deviennent jaune plus foncés avec le temps, puis gris-noir environ 24 heures avant d’éclore.

Au premier stade, la larve mesure de 1,9 à 2,1 mm puis grandit jusqu’à 7,5 à 10,7 mm dans le quatrième stade.

Les larves sont ornées de nombreux spicules dont les fonctions ne sont pas connues. Sur l’abdomen, les spicules dorsaux se terminent en une triple fourche, alors que les spicules des côtés (dorsolatéraux) sont doubles. La coloration de la larve change à chaque stade larvaire, passant d’une couleur généralement noirâtre foncée pour les premiers stades.

Au second stade, les côtés (zone dorsolatérale) sont ornés d’une tache orange ou les premiers et seconds segments abdominaux.

Au troisième stade, la coloration orange couvre les domaines latéraux dorsaux et dorsaux du premier segment abdominal et des domaines latéraux dorsaux des deuxième à cinquième segments abdominaux.
Le quatrième stade présente les mêmes taches orange sur fond noirâtre qu’au
 3e stade, mais les spicules des secteurs dorsaux des quatrième et cinquième segments abdominaux sont également orange.

Comme souvent chez les coccinellidés, la chrysalide est accrochée à une feuille ou branchette sans être protégée du soleil, des intempéries ou prédateurs. Les restes d’exuvie du quatrième stade sont attachés à l'extrémité postérieure de la chrysalide, au point d’attache sur le substrat.

Pour des individus bien nourris et maintenus à 26 °C, La larve éclot (en moyenne) après 2,8 jours, le premier stade dure 2,5 jours, le second 1,5 jour, le troisième 1,8 jour et le quatrième 4,4 jours. La chrysalide donne un adulte après 4,5 jours.

L’adulte vit normalement de 30 à 90 jours selon la température.

 

La coccinelle asiatique devient dormante pendant les mois les plus frais, mais il se déplace dès que la température atteint environ 10 °C. Comme les coléoptères utilisent les crevasses et d'autres espaces frais, secs et confinés pour passer l'hiver, un grand nombre d'entre eux peuvent se rassembler à l'intérieur des murs si l'ouverture est suffisamment grande.

 

Égarée dans mon habitation et photographiée le 17 janvier 2025.

mercredi 9 octobre 2024

Criocère du lys

 




Fiche synthétique

Ordre : Coléoptères
Famille : Chrysomélidés - Nom scientifique : Lilioceris lilii

Cet insecte pouvant atteindre de 6 à 9 mm de long et considéré comme « nuisible » quand il pullule. Il vit dans les endroits relativement humides des régions tempérées.

  Sa livrée est rouge vif, les pattes et antennes sont noires.

La tête est assez étroite au niveau du pronotum, mais nettement évasée à hauteur des yeux.
Le pronotum est cylindrique, aux extrémités fort évasées.
L'abdomen est discrètement caché sous les élytres grossièrement ponctués.

La face ventrale est noire. La griffe centrale située à l'extrémité de la patte est particulièrement longue et arquée à son extrémité.

La femelle peut pondre 450 œufs en une saison, dissimulés - par groupe de 12 - le long de la nervure médiane au revers de la feuille de la plante hôte. L’éclosion survient 6 jours plus tard. Les jeunes larves se couvrent, collectivement, puis individuellement de leurs excréments. Ce n'est que quelques stades plus tard que la larve ressemblera à une chenille ventrue rose orangé. Vingt-quatre jours plus tard, la larve s’enfouit dans le sol pour entamer le stade pupal, dans un cocon composé de salive et de granules de terre.

Pour passer l’hiver, l’adulte se tapit dans le sol, ou dans un endroit frais, humide et sombre. Il en émergera au printemps suivant.

Comme chez de nombreuses autres espèces de coléoptères, des glandes de la défense exocrine existent chez les adultes. En outre la larve dispose de moyens particuliers et originaux de protection. À leur premier stade de développement, les larves se couvrent instinctivement d'un bouclier d’excréments et de mucus, comme d'autres espèces de la même famille. Après l'éclosion, les larves de Lilioceris lilii rongent l’épiderme inférieur des feuilles, en laissant l’épiderme supérieur, ce qui rend leur détection difficile. Rapidement, elles se donnent l'apparence d'un long excrément enroulé et mouillé et brillant de surcroît. Il s’agit en fait de larves qui se regroupent afin de se protéger des prédateurs.

Les adultes, comme les larves, se nourrissent surtout de liliacées pourvues de petites feuilles.

L'imago vole rapidement et il sait très bien se dissimuler, au besoin en se laissant tomber dans la végétation.

Il peut striduler bruyamment pour effrayer un prédateur.

  Ce coléoptère est considéré comme une espèce nuisible et/ou potentiellement invasive en Amérique du Nord où elle a été aperçue pour la première fois au Canada, près de Montréal en 1943.

Photographié à Cordes sur Ciel, en mai 2018.

lundi 7 octobre 2024

Sténoptère roux


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Ordre : Coléoptères
Famille : Cérambycidés - Nom scientifique : Stenopterus rufus

C’est un longicorne commun sur les ombelles d’apiacées ou les fleurs d’asters et de marguerites. Ses élytres roux, effilés, son abdomen rayé et ses longues antennes sont reconnaissables.

  Taille : entre 7 et 16 mm

Forme, allure : Allure assez allongée. Les antennes sont longues avec des articles bien visibles ; les deux premiers sont noirs, les suivants plus clairs, avec l’apex noir pour les 3 suivants. La tête et le pronotum sont noirs, les élytres roux, mais noirs à leur extrémité, ils sont effilés, non jointifs et ne recouvrent pas totalement l’abdomen. Les pattes sont rousses, avec les fémurs élargis. L’abdomen est noir avec des rayures blanches.

Coloration : roux et noir.

AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : présent dans toute l’Europe centrale et méridionale.  Il est absent de la Scandinavie et des Iles Britanniques. Commun partout en France.

HABITAT : lisières de zones boisées, bords de chemins, jardins.

PÉRIODE D’OBSERVATION : de mai à août.

  Alimentation : les adultes butinent, essentiellement les fleurs d’Apiacées et les marguerites. Les larves vivent dans les branches mortes de plusieurs espèces d’arbres feuillus.

 

Photographié à Cordes sur Ciel, en juin 2018.

lundi 23 septembre 2024

Charançon du lierre

 


Fiche synthétique

Autre nom : Charançon damier
Ordre : Coléoptères
Famille : Charançons - Nom scientifique : Liophloeus tessulatus

Liophloeus tessulatus mesure de 8 à 15 millimètres de longueur. Ses écailles forment des dessins en forme d'échiquier irréguliers de couleur brun-grisé. Comme les autres espèces de ce genre, il est caractérisé par son absence d'ailes. Ses élytres sont beaucoup plus larges que le prothorax. Ses antennes coudées sont relativement courtes.

Cycle de vie du charançon du lierre :

Œuf - Au stade de l'œuf, le charançon du lierre est encapsulé dans une coquille protectrice. Il est minuscule et généralement ovale, avec une coloration qui imite souvent l'environnement environnant pour éviter la prédation.

Larve -  À l'état larvaire, charançon du lierre est vermiforme avec une capsule céphalique durcie. Il manque d'ailes développées, est sans pattes ou a des pattes courtes, et est souvent pâle ou blanc. Sa fonction principale est de consommer de la nourriture et de croître, muant plusieurs fois.

Chrysalide - Le stade nymphal de charançon du lierre est une période de transformation. Enfermé dans un cocon nymphal, il subit des changements significatifs, remodelant ses structures internes et développant des ailes et des pattes, se préparant ainsi à la vie adulte, souvent caché des prédateurs.

Adulte - Émergeant de la nymphe, le développement de l'adulte de charançon du lierre se caractérise par la présence d'ailes et d'organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est complètement formé et durci, et l'adulte est mobile, se concentrant sur la reproduction.

Prédateurs des larves des charançons du lierre : Oiseaux, rongeurs, insectes carnivores, arachnides.

Prédateurs des charançons du lierre adultes : Oiseaux, petits mammifères, reptiles, arthropodes

Lorsque charançon du lierre infeste des plantes hôtes, il cible les racines et les tiges en se nourrissant. Ce coléoptère mâche systématiquement les tissus de la plante, perturbant ainsi la capacité de la plante à transporter l'eau et les nutriments. En conséquence, la vigueur de la plante est compromise, ce qui entraîne une faiblesse structurelle et potentiellement un retard de croissance ou la mort si les dégâts sont graves.

 

Photographié à Cordes sur Ciel, en mai 2017.

jeudi 11 juillet 2024

Ne pas les confondre...

 


Ces quatre types d'insectes ont des similitudes de couleurs, mais ils sont bien différents les uns des autres...
Trois d'entre eux sont des Hémiptères :
- Le Pyrrhocore (ou gendarme)
- La punaise rouge du chou
- La punaise écuyère.

Le quatrième est un coléoptère :
- Le trichode des ruches.

vendredi 5 juillet 2024

Cétoine dorée

 




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Autre nom : Hanneton des roses

Ordre : Coléoptères

 Famille : Scarabidées / Cétonidées - Nom scientifique : Cetonia Aurata

Cette espèce présente une grande variation chromatique, souvent d'une couleur vert métallisé plus ou moins vive, elle est parfois teintée de rouge, rarement de bleu, de violet ou de noir.

Les adultes mesurent entre 14 et 20 mm

Les élyters sont soudés, donc ne s'ouvrent pas en vol, mais un espace permet le déploiement latéral des ailes membraneuses, sous les élytres. Ceux-ci peuvent être glabres ou légèrement pubescents. Ils présentent de façon inconstante des petites taches blanches plus ou moins marquées, alignées transversalement. Les côtes élytrales sont atténuées vers la base.

L'abdomen du mâle présente une petite dépression ventrale, le dernier sternite n'est pas ponctué au milieu, ce qui permet de différencier les sexes, celui de la femelle l'est entièrement..

la larve est saprophylophage, se nourrissant de bois très décomposé, ce qui en fait un élément important du cycle sylvigénétique. Son habitat naturel est généralement une souche ou un arbre creux contenant un terreau de bois en décomposition. Mais certains terreaux ou composts de jardin leur conviennent également. Le bois n'étant pas une nourriture très riche, le développement larvaire s'étale généralement sur deux à trois années. Puis la larve constitue une coque de matière organique (fibres de bois) et de terre dans laquelle elle se nymphose.

L'adulte (ou imago) se rencontre dans des endroits ensoleillés d'avril à octobre mais surtout de juin à août (espèce héliophile). Floricole nectarivore et pollinivore, il mange les étamines des fleurs pour leur pollen (ce qui constitue une castration des fleurs) ainsi que les fleurs entières comme celles des rosiers sauvages ou cultivés, des arbres fruitiers, des sureaux, des aubépines, des reines-des-prés et des apiacées (Ombellifères) comme la berce commune. Il peut également consommer des fruits mûrs sur les sureaux, les rosiers, les troènes ou les spirées...

Photographiée le 11 mai 2020, à Cordes sur Ciel.