jeudi 29 mai 2025
mercredi 28 mai 2025
Guêpe germanique
Autre nom : Guêpe européenne
Ordre : Hyménoptères – Famille Vespidés
Nom scientifique : Vespula germanica
La guêpe germanique mesure environ treize millimètres de long, et dix-huit pour la reine, et dispose d’une coloration typique, faite d’alternances de bandes noires et jaunes, et sur sa face se remarquent trois petits points noirs caractéristiques, et plus rarement un seul, servant de détecteurs. Elle possède également des points noirs sur l'abdomen, indépendants des lignes noires. les bandes latérales jaunes du prothorax sont élargies vers le bas.
Le nid est fait de fibres végétales mâchées et mêlées à de la salive. Le nid peut être édifié dans le sol, dans le haut des arbres ou parfois dans des ouvertures de bâtiments. Le nid est attaché à son environnement par des pétioles. La guêpe sécrète autour du nid une odeur chimique qui a pour but de faire fuir les prédateurs, comme les fourmis.
Une reine femelle solitaire débute au printemps la construction du nid en édifiant vingt à trente cellules pour accueillir sa ponte. Une première cellule est séparée du sol par un pétiole et ensuite la guêpe en ajoute six autres autour de la première, conférant ainsi la forme hexagonale caractéristique des cellules.
Dès que les premières larves deviennent des travailleuses adultes, elles s’occupent de l'entretien du nid et de l’apport en nourriture. Un nid peut ainsi mesurer vingt à trente centimètres et héberger plus de trois mille individus.
Chaque colonie de guêpes possède une seule reine et des travailleuses, stériles. Les colonies ne vivent en général qu’une année, et seule la reine passera l’hiver. Néanmoins dans certains pays au climat doux, comme la Nouvelle-Zélande, environ dix pour cent des colonies arrivent à passer l’hiver. Les nouvelles reines naissent à la fin de l’été et quittent le nid d’origine pour passer l’hiver dans un endroit protégé.
Les guêpes chassent différents insectes comme des chenilles pour nourrir leurs larves, ce qui les rend bénéfiques. Cependant, elles sont également attirées par le sucre des fruits et par la nourriture consommée par les humains, et en particulier par les boissons sucrées. Sa piqûre est désagréable et peut causer des réactions graves chez les personnes allergiques à son venin. Elle est par conséquent crainte, et mal aimée de la population.
Les nids sont parfois attaqués par la bondrée apivore, rapace diurne proche de la buse variable, qui creuse le cartonnage du nid dans le but d’atteindre les larves. Le blaireau, de la Famille des mustélidés, fait de même pour les nids enfouis dans le sol, à l'aide de ses longues griffes allant jusqu'à creuser une excavation de 50 cm de profondeur, si nécessaire. Le guêpier d’Europe, oiseau multicolore de la famille des méropidés, se nourrit presque essentiellement d'Hyménoptères dont les guêpes et les abeilles. Le syrphidés, Volucella pellucens, pond ses œufs dans le nid et ses larves se nourrissent de celles des guêpes.
Photographié à Cordes sur Ciel en avril 2017
lundi 18 novembre 2024
Fourmi charpentière
Fiche synthétique
Ordre hyménoptères – Famille des formicidés
Nom scientifique : Camponotus vagus
La charpentière, une fourmi noire
Comme toutes les fourmis, le corps de la charpentière comporte trois sections distinctes : la tête, le thorax et l’abdomen qui lui, possède cinq segments bien visibles. Chaque partie du corps est divisée par une constriction (cou) qui confère l’apparence typique des formicidés. Les fourmis charpentières sont noires mais peuvent arborer des nuances allant du rouge au brun selon les espèces. L’abdomen tend à être plus clair que le reste du corps et quelques poils lui donnent un aspect velouté. L’insecte utilise ses antennes pour détecter les substances chimiques (phéromones) dans l'environnement et malgré une vue médiocre, il peut communiquer avec le groupe et laisser une trace au sol pour guider ses pairs.
Fourmi charpentière : une société hiérarchisée
La structure sociale de la fourmilière sa base sur un système de castes au sein desquelles chaque membre a un rôle et des caractéristiques spécifiques :
Les reproductrices
Les reproductrices, qui comprennent les reines et les mâles, sont les seules à posséder deux paires d’ailes. Elles sont composées de :
- Reines chargées de pondre et d’approvisionner la colonie en ouvrières. Plus gros spécimens du groupe, elles sont aussi celles qui vivent le plus longtemps (jusqu’à 17 ans) ; À savoir que les reines perdent leurs ailes après le vol nuptial ;
- Mâles qui ne servent qu’à se reproduire. Durant la saison hivernale, ceux-ci restent dans le nid pour se faire soigner et manger. Au printemps, ils s’accouplent avant de mourir.
Les ouvrières
Les ouvrières se divisent en deux catégories :
- Une partie s'occupe des tâches d’entretien du nid et de soins aux immatures, en particulier le nourrissage des larves et leur nettoyage par léchage. Elles ravitaillent aussi la ou les reines ;
- Un autre groupe d’ouvrières ont pour mission de ramener de la nourriture et à ce titre, peuvent s'éloigner à 100 mètres de la colonie. À leur retour, elles confient leur moisson au premier groupe qui constitue des provisions.
Les soldats
Les soldats sont des ouvrières stériles reconnaissables à leurs grosses têtes et puissantes mâchoires qui leur servent à défendre le nid. Se déplaçant en colonne, elles escortent les fourmis pourvoyeuse de nourriture.
Cette espèce sociale forme des colonies pouvant compter 5000 ouvrières autour d’une reine unique. Les fourmis charpentières fuient la chaleur du jour et se montrent plus actives la nuit, notamment pour chercher leur pitance. Le formicidé suit un régime alimentaire constitué à la fois de matières végétales et animales : nectar de plantes, fruits, insectes et autres petits invertébrés, miellat de pucerons. La charpentière consomme volontiers les protéines et les sucres qu’elle peut trouver dans une maison : viandes, aliments pour animaux domestiques, confiture… Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le bois ne figure pas sur le menu de cette fourmi.
La charpentière doit son nom à la façon à sa méthode de nidification car elle creuse des galeries dans du bois pour établir son nid. S’attaquant rarement au bois sec car trop difficile à ronger, l’insecte privilégie les bois humides ou détériorés (pourris, creux) ou sain, s’il s’agit d’une essence tendre comme le pin. Les éléments constituant les seuils et cadres de portes étant sujets au froid et aux infiltrations d’eau, ainsi que tous les endroits présentant des défauts d’isolation constituent une aubaine pour les fourmis charpentières. La condensation va non seulement ramollir les matériaux, favorisant le creusement mais elle offre aussi à l’animal la possibilité de s’abreuver. D’une manière générale, la fourmi choisit des pièces de bois suffisamment massives (charpente) pour accueillir son abondante progéniture.
Photographiée à Cordes sur Ciel en mai 2017
samedi 16 novembre 2024
Guêpe braconide
Fiche synthétique
Sur les photographies présentées, il s’agit d’une guêpe braconide… égarée dans ma cuisine. L’insecte est extrêmement petit : Environ 2 mm.
Les guêpes braconides ou forment une famille de petites guêpes solitaires parasitoïdes. Elles appartiennent, comme toutes les guêpes, à l’ordre des hyménoptères (Guêpes, abeilles, fourmis...)
La famille des Braconidés est la deuxième plus grande famille de guêpes après celle des ichneumonidés auxquelles elles sont étroitement apparentées. Environ 17 000 sont décrites et on estime qu’il en existe 42 000 à 43 000 espèces, bien que ce chiffre soit très difficile à prédire. Les Braconidés sont divisés en près de 50 sous-familles et plus de 1000 genres différents. Trente-six sous-familles sont présentes juste dans l’hémisphère nord.
Cette grande diversité n’explique très probablement pas leur mode de vie. Les guêpes braconides sont des parasitoïdes qui pondent leurs œufs dans d’autres insectes ou invertébrés. Souvent chaque espèce de braconide s’est spécialisée. La plupart des espèces ne parasitent même qu’une seule espèce. La raison pour cela est que leurs hôtes ont développé des défenses contre ce type de parasites. Tous les hôtes ont par exemple des odeurs, des camouflages et des systèmes immunitaires distinct qui leur permettent de se défendre ou de se cacher. Les braconides doivent contourner, désactiver ou bloquer ces défenses efficacement, ce qui est plus facile à faire en se spécialisant au cours de l’évolution.
En raison de leur énorme diversité, il est très difficile de décrire ce à quoi ressemblent les Braconidés. De manière très générale, les guêpes Braconidés sont souvent petites, de couleur noire à brune, parfois avec des marques rougeâtres, bien que certaines espèces soit plus colorées. Les femelles ont souvent de longs ovipositeurs, des sortes de seringues qui leur permettent de pondre leurs œufs directement à l’intérieur de leurs hôtes.
Les Braconidés et les Ichneumonidés sont très difficiles à différencier tant ces deux groupes sont diversifiés à la fois au niveau du nombre d’espèces que de leurs morphologies. Des critères scientifiques complexes pour les différencier comprennent des différences dans la nervation de leurs ailes et la séparation des segments de leur thorax. Difficile à observer sur des guêpes généralement de moins d’un centimètre !
Les femelles adultes pondent leurs œufs dans divers hôtes, généralement des insectes, en particulier les larves de coléoptères, de mouches, de papillons, de pucerons et de punaises. Pour cette raison, de nombreuses espèces sont utilisées comme auxiliaire de protection des cultures, surtout en agriculture biologique. C’est en particulier le cas des braconides parasites de pucerons ou des braconides parasites de la drosophile. Certaines guêpes braconides parasitent d’autres arthropodes et invertébrés en général (y compris araignées, sangsues etc…). Quelques espèces de braconides parasitent même les fourmis.
Les larves des braconides sont des parasitoïdes (elles tuent souvent leurs hôtes en s’en nourrissant) et peuvent être internes (directement dans l’hôte) ou externes (accrochées sur l’hôte). La plupart des espèces tuent leurs hôtes durant leur développement larvaire, bien que certaines les incapacitent seulement ou changent même leur comportement.
Le développement des larves de braconides dans leurs hôtes est souvent facilité par des virus introduits au moment de la ponte. Ces virus qui sont portés et transmis directement par les braconides ont Co évolué avec les braconides depuis des millions d’années. Ils suppriment certaines fonctions immunitaires de l’hôte ce qui empêche souvent les hôtes d’éliminer les œufs et les larves à l’intérieur de leur corps. Certains de ces virus changent même le comportement des hôtes des braconides, c’est le cas par exemple d’un virus qui change le comportement des coccinelles pour que celles-ci protègent les pupes des guêpes une fois que celles-ci sont sorties de leur corps.
Photographiée à Cordes sur Ciel le 14 novembre 2024
dimanche 10 novembre 2024
Nid de frelon asiatique
Fiche synthétique
Autres noms : Frelon à pattes jaunes
Famille : Hyménoptères - Nom scientifique : Vespa velutina
L'espèce est originaire d'Asie. Elle a été introduite en France vers 2004 et s'est ensuite diffusée dans le reste de l'Europe où elle est désormais considérée comme espèce envahissante. En avril 2020, ce frelon aurait colonisé presque toute la France, et a atteint le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.
La Reine ou fondatrice mesure jusqu'à 3,2 cm de long. Son espérance de vie est d'un an. Chaque reine fonde sa propre colonie au printemps du mois de mars jusqu'à début août. Elle se compose alors de larves qui deviendront les premières ouvrières, aussi appelées ouvrières de « première caste ».
Les fondatrices ne pondent qu'un œuf par jour en début de saison et le développement des larves nécessite 45 jours. Ce n'est donc que vers le 15 juin que la fondatrice a assez d'ouvrières pour la nourrir et à partir de là, elle ne fera plus que pondre (jusqu'à 100 œufs par jour).
Mi-juin, la colonie ne compte que des ouvrières puis vers la fin de l'été, également des mâles et des femelles sexuées8. Les femelles sexuées, futures reines, passent l'hiver en diapause dans un endroit abrité, souvent enterré, et sortent au printemps pour fonder de nouvelles colonies.
Une ouvrière mesure environ 1,5 à 3 cm. Les insectes qui émergent/naissent d'une jeune colonie ont été moins nourris à l'état larvaire et sont en moyenne de petite taille (moins de 2 cm). La taille moyenne des insectes augmente avec celle de sa colonie7. La sous-espèce Vespa velutina nigrithorax est reconnaissable à ses pattes jaunes, ses ailes sombres, son thorax noir, sa couleur sombre et son abdomen sombre cerné d'un anneau jaune-orangé marqué d'un triangle noir.
Le nid, ou « guêpier », est fait de fibres de cellulose mâchée, comme chez la majorité des guêpes (certaines, non Vespidae, construisent avec de la boue). Il peut atteindre jusqu'à un mètre de haut et 80 cm de diamètre. Construit au printemps9, il est aérien, le plus souvent situé dans des arbres à plusieurs mètres de hauteur, quelquefois au ras du sol, sous une charpente ou dans des cheminées. Ce frelon étant opportuniste, son nid est retrouvé aussi bien dans des habitations que sur du mobilier urbain.
Il est généralement de forme sphérique et possède un orifice de sortie latéral. Chaque nid abrite quelque 2 000 frelons, dont plus de 550 fondatrices qui peuvent, l'année suivante, nidifier si elles sont fécondées. Cependant, un grand nombre de ces reines ne passeront pas l'hiver.
Il est abandonné pendant l'hiver. Durant cette période, il a été observé en France que certains oiseaux ravageaient le nid. Ce comportement n'a aucune conséquence sur la pérennité de l'espèce puisque le nid est vide.
Le rayon d'action moyen d'une jeune ouvrière est estimé à 350 m. En vieillissant et si nécessaire, ce rayon moyen est estimé à 700 m avec un maximum estimé à 2 000 m de son nid.
Le frelon adulte se nourrit de fruits mûrs et de nectar. Pour nourrir ses larves, il capture différents insectes (mouches, guêpes, abeilles, papillons, etc...
Pour capturer les abeilles domestiques, il se place en vol stationnaire à l'entrée d'une ruche ou patrouille au-dessus des fleurs fréquentées par les abeilles. Sa taille plus importante et ses grandes pattes lui permettent de saisir une abeille et de l'emporter avec lui. Il ne gardera de l'abeille que le thorax et en fera une boulette qu'il emportera pour nourrir les larves de sa colonie. C'est un nouveau facteur d'affaiblissement des ruches.
Photographié le 19 avril 2024 et le 03 novembre 2024, rue du Barri et chemin des Capucins à Cordes sur Ciel.
mardi 22 octobre 2024
Guêpe poliste
Fiche synthétique
Ordre : Hyménoptères
Famille : Vespidae - Nom scientifique : Poliste dominula
Toutes les espèces de Polistes sont prédatrices, et elles peuvent consommer un grand nombre de chenilles. Elles peuvent être identifiées par le son de leur vol, et leurs longues pattes se balançant. Leurs nids sont aussi très caractéristiques, car ils sont dépourvus d'une enveloppe, contrairement à ceux de la guêpe commune.
Elles sont de couleurs jaune et noire.
Les piqûres de certaines espèces de ce groupe sont particulièrement douloureuses, les Polistes figurent effectivement à la valeur 3 (sur un total de 4) dans l’index Schmidt de pénibilité des piqûres d'hyménoptères.
Les polistes sont omnivores, se nourrissant de fruits, nectar, insectes, larves, ou de cadavres plus gros.
C'est l'une des guêpes la plus présente en France.
Les guêpes Polistes sont identifiées par le son de leur vol, leur vol et leurs longues pattes jaunes tendues à l'arrière en vol. On dirait des danseuses volantes !!!
Les Polistes se caractérisent par leur premier segment abdominal arrondi alors que pour les vespinés, il est plat. Les antennes des femelles présentent onze flagellomères alors qu'elles sont douze pour les mâles. La pointe des antennes est enroulée chez les mâles. Elles possèdent un petit lobe à la base des ailes postérieures. Elles mesurent de 14 à 16 mm.
Leur abdomen est glabre et nettement plus svelte et fuselé, à l'avant comme à l'arrière, que celui des vespinés.
- Petit lobe à la base des ailes postérieures.
- Pointe des antennes enroulée chez les mâles.
- Reines et ouvrières très difficiles à distinguer.
- Leur nid est constitué d'un seul rayon horizontal ou vertical, attaché au substrat par un pédoncule, fait d'un papier assez mince et jamais recouvert d'une enveloppe.
L'aiguillon est invisible car il est rétractible. Les mâles en sont dépourvus. Il est lisse, ce qui permet de le retirer une fois planté.
Les reines et ouvrières sont très difficiles à distinguer.
Leur nid caractéristique toujours aérien en forme de parasol est constitué d'un seul rayon horizontal ou vertical, mais e plus souvent orienté vers le bas, il est attaché au substrat par un fin pédoncule, fait d'un papier assez mince et jamais recouvert d'une enveloppe. Malgré son apparence fragile, ce nid aérien est très résistant. Sa taille dépasse rarement celle d'une main ouverte et contient entre 15 et 200 individus environ.0n le trouve souvent collé sous une tuile, sur une tige d'arbuste...
Le cycle de vie peut être divisé en quatre phases :
- Phase d'émergence
- Phase d'ouvrier
- Phase reproductrice
- Phase intermédiaire
Au printemps, la fondation du nid se fait par une seule fondatrice initiale. Elle construit un nid contenant de 20 à 30 cellules juxtaposées destinées à recueillir les œufs. Après avoir construit la première cellule, elle construit les autres autour de la première de façon à former une construction hexagonale caractéristique.
La reine qui fonde la nouvelle colonie est souvent rejointe au printemps par d'autres jeunes reines. Ces auxiliaires, qui peuvent être de deux à six, ont un statut de subordonnées. Elles perdent graduellement leur capacité à se reproduire et, entre-temps, la vraie reine mange les œufs qu'elles pondent. Les auxiliaires ont tendance à se joindre à une reine issue de la même colonie qu'elles.
Approximativement deux mois après la fondation de la colonie, les premières ouvrières s'activent, dans une première phase, pour couver les œufs et entretenir le nid. Les ouvrières finissent par devenir fertiles, et une nouvelle phase de développement de la colonie commence. À la fin de l'été, les femelles reproductrices se distinguent des ouvrières par l'accumulation de graisses protectrices destinées à passer l'hiver, et en modifiant leur biochimie. Un nombre limité d'ouvrières peut devenir fertile, cette classe est appelée Gyne, ce nombre varie en fonction des espèces.
Durant la phase dite « intermédiaire » vers la fin de l'été, les reproductrices et les mâles s'accouplent. Les nids sont alors négligés. En automne, La colonie se disperse avant l'hivernage, cherchant un lieu où passer l'hiver (hibernaculum) pour redémarrer, au printemps, un nouveau cycle d'une ou plusieurs colonies. La Poliste dominula se regroupe habituellement par groupe d'une cinquantaine, dans d'anciens nids. Cependant, Les ouvrières et les mâles ne résistent pas au froid et disparaissent dès les premières gelées.
Toutes les espèces de Polistes sont prédatrices, et elles peuvent consommer un grand nombre de chenilles et sont donc considérées comme utiles.
Cette espèce est très sociale. Elles ont une préférence innée pour placer leurs nids dans les bâtiments. Relativement pacifiques, elles n'attaquent l'homme que si elles doivent défendre leur nid.
Photographiée en juin 2019
jeudi 17 octobre 2024
Sphex languedocien
Famille : Sphécidés - Nom scientifique : Palmodes occitanicus
Cette guêpe solitaire fouisseuse nourrit sa larve essentiellement avec des sauterelles de grande taille comme l’éphippigère des vignes.
La femelle mesure de 23 à 28 mm de long, le mâle de 19 à 25 mm. L'ensemble de leur corps est noir à pilosité noire. Le deuxième segment abdominal et une partie plus ou moins grande du troisième sont rouges ferrugineux. Leur pattes sont noires et le clypéus est couvert de poils argentés. Les ailes sont transparentes, un peu enfumées, teintées de gris à leur extrémité. Le segment médiaire est finement strié transversalement, plus grossièrement chez le mâle. Le basitarse de la femelle comporte un peigne fait de 6 grandes épines. Ce peigne lui sert à ratisser le sable pour constituer son terrier.
Dans le Midi de la France les proies de Palmodes occitanicus sont le plus souvent des éphippigères et des sauterelles vertes.
Les sphecidés plantent leur dard dans les nœuds ganglionnaires de leurs proies afin de les paralyser et de nourrir leur larves. Chacune d'entre elles étant distinctes, les Sphécidés ont développé des venins et des comportements différents suivant leur proies de prédilections. Alors que certaines espèces sont plutôt grégaire formant des bourgades de quelques dizaines de femelles, le Sphex languedocien a un comportement purement solitaire. Ceci est dû au poids conséquent de sa proie. En effet, comme la femelle ne peut la transporter qu'en la tirant, pédestrement, à califourchon par ses antennes, elle commence par chasser pour ensuite créer son nid ; cette stratégie ne lui permettant pas de grands déplacements et donc de se regrouper. Certains observateurs pensent néanmoins que le terrier est préparé avant la capture de la proie.
Le réservoir et la glande à venin de la femelle Palmodes occitanicus contiennent 2 000 mg d'histamine, une molécule qui bloque l'activité neuro-musculaire. Cette grande quantité, comparativement à d'autres Sphécidés, est proportionnelle à la grosseur de sa proie. Elle plante de son dard par trois fois, sur le thorax, au début de l'abdomen, et sous le cou, ; ces trois points correspondant à trois centres nerveux éloignés. L'intérêt de cette paralysie est double : immobilité des vivres pour ne pas compromettre l'existence du délicat vermisseau, longue conservation des chairs pour assurer à la larve un aliment sain. Cette unique proie est sa seule source de nourriture.
La larve loge seule dans un trou creusé en peu de temps (une demi-heure) par sa mère à quelques mètres du lieu de la prise. Ce terrier repose dans le sol en terrain horizontal ou en hauteur, dans le sable accumulé entre les pierres d'un mur ou sous des tuiles. La proie repose sur son flanc ou sur le dos ; l’œuf est pondu au début de l’abdomen, au-dessus de l'articulation de l'une des pattes postérieures. Pour fermer son nid, la femelle ratisse du sable à l'aide de ses tarses et tasse le sol de la pointe de son abdomen. Une femelle peut constituer cinq ou six de ces nids en une saison.
Le développement larvaire reste à décrire. Cependant, par analogie avec d’autres sphex, il est possible d'imaginer un développement de la larve de 24 jours, nymphose comprise. Par cette même analogie, il est possible que l'insecte hiverne dans son cocon pour émerger à la fin du printemps suivant.
Le Sphex languedocien affectionne les milieux secs et ensoleillés. Cette espèce est présente en Europe méditerranéenne dont la France.
Découvert à Cordes sur Ciel dans « Les rampes » près du jardin de la mairie, en zone ensoleillée, entre les pavés.
Photographié le 16 octobre 2024.
dimanche 13 octobre 2024
Fourmi moissonneuse
Taille : Il y a des castes dans une colonie de fourmis, la femelle reproductrice et fondatrice de la colonie mesure environ 14 mm chez la fourmi moissonneuse, les mâles sont un peu plus petits, de 8 à 9 mm, quant aux ouvrières, il en existe plusieurs types : les plus petites sont appelées « minors » et ne mesurent que 3 à 6 mm, la majorité appelées « médias » peuvent atteindre 1,2 cm, et les plus grandes aux fortes mandibules, appelées « majors », atteignent 1,5 cm.
Forme, allure : Comme toutes les fourmis, la fourmi moissonneuse possède un pétiole qui sépare le thorax de l’abdomen (gastre). Ce pétiole est composé de 2 segments chez les myrmicinés, famille à laquelle appartient la fourmi moissonneuse. Et toutes les fourmis dont le pétiole possède 2 segments sont munies d’un aiguillon.
Coloration : noire
AIRE DE RÉPARTITION, STATUT : La fourmi moissonneuse est une espèce surtout méditerranéenne.
HABITAT : elle affectionne les terrains calcaires.
BIOLOGIE :
Alimentation : La fourmi moissonneuse est ainsi nommée car elle récolte des graines tout autour du nid dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Elles suivent des voies qu’elles ont tracées au fur et à mesure des passages répétés dans l’un et l’autre sens. On peut y voir une succession d’ouvrières qui portent chacune une graine jusqu’à l’entrée du nid. Ces graines sont stockées au sec, elles constituent l’alimentation principale de l’espèce, qui peut aussi à l’occasion consommer des insectes. Les grosses ouvrières broient les graines et les imbibent de salive qui contient de l’amylase, enzyme qui digère l’amidon. Cela permet de liquéfier les graines, on appelle cela le « pain de fourmi », dont les membres de la colonie se nourrissent, les fourmis ne peuvent absorber que des aliments liquides.
Photographié à Cordes sur Ciel, le 12 octobre 2024.
mercredi 25 septembre 2024
Festin sur fleur d'asphodèle
Asphodèle blanc
Autres noms : Bâton blanc, bâton royal
Famille : Asphodélacées (Liliacées) / Nom scientifique : Asphodelus albus
Floraison : de avril à juin – Fleurs : blanches
Plante herbacée Jusqu'à 1,25 m. de haut.
Cet asphodèle est une vivace vigoureuse et élégante, dotée de fabuleuses capacités d'adaptation. Il dresse au printemps de hautes hampes garnies de fleurs étoilées, blanches, serrées les unes contre les autres. Sa silhouette altière s'efface en été, pour ressurgir au printemps sous la forme d'une touffe de longues feuilles basales étroites et coriaces, vert-bleuté.
La plante émerge du sol au printemps, sous forme de longues feuilles étroites, en gouttière, d'un vert brillant, réunies en une touffe basale haute de 40 cm. La floraison a lieu de mai à juillet, en fonction du climat. Une très grande tige, épaisse et drue, généralement non ramifiée, émerge lentement du coeur de la rosette, d'abord sous forme d'un gros bouton brun.Tandis qu'il s'allonge, ce bouton s'orne de stries noires et blanches, jusqu'à atteindre 80cm à 1.50m de hauteur. A ce stade, les feuilles s'étalent au sol sur un rayon de 30 cm et ont pris une teinte sombre, plus bleutée. L'inflorescence est un épi terminal très dense. Les petites fleurs sont des étoiles larges de 4 cm, à 6 pétales blancs ornés d'une ligne médiane brune et aux longues étamines couronnées d'anthères orange foncé. La floraison débute en bas de l'épi, et se poursuit pendant presque un mois jusqu'à l'extrémité de la tige, les fleurs situées en bas se fanant au fur et à mesure que les autres éclosent. A noter que les asphodèles fleurissent généralement tous les deux ans. La floraison, remarquablement mellifère, est suivie par la production d'une grande quantité de fruits ronds et brun, remplis de graines rondes et plates qui germent facilement. Cette plante n'apprécie pas que l'on dérange ses tubercules charnus.
Présente en forêt de la Grésigne dans le Tarn
dimanche 15 septembre 2024
Vendangeuse et xylocope violet
Fiche synthétique vendangeuse jaune
Synonymes : Néant
Famille : Liliacées / Amaryllidacées / Nom scientifique : Sternbergia lutea
Floraison : Septembre/octobre – Fleurs : Jaunes
Plante vivace bulbeuse – Hauteur : 10 à 30 cm
Elle est appelée « Vendangeuse » car elle fleurit au moment des vendanges. Elle s’est naturalisée dans le Sud-Ouest. Parfois appelée « crocus d’automne » par erreur, car ce n’est pas un crocus.
Après la floraison, les feuilles persistent jusqu’à la fin du printemps, le bulbe rentre ensuite en dormance.
Sternbergia lutea se multiplie facilement, devenant parfois invasive.
Le bulbe doit être tout juste enterré dans un endroit chaud en plein soleil. La fleur apparaît en fin d'été, avec ou après les feuilles. Les feuilles peuvent souffrir du gel intense (-6 °C) dans les régions à climat continental.
Plante vivace de 10-30 cm, glabre, à bulbe gros ovale ; feuilles naissant avec les fleurs, 5-6, largement linéaires-obtuses, concaves, vertes, dépassant la tige un peu comprimée ; fleur jaune d'or, grande (4-5 cm), dressée, solitaire, sortant d'une spathe membraneuse univalve, lancéolée, embrassant l'ovaire et égalant la moitié du périanthe ; périanthe en entonnoir, à tube court et étroit, sans couronne à la gorge, à 6 divisions égales, oblongues-obtuses ; étamines insérées au sommet du tube, 3 plus courtes, à filets filiformes et anthères fixées par le dos ; style filiforme, à stigmate simple ; capsule en poire, presque indéhiscente, charnue.
Bien présente à Cordes sur Ciel, chemin du pigeonnier.
Les adultes, massifs, mesurent jusqu'à trois centimètres et cinq centimètres d'envergure. Le corps, entièrement noir, avec des reflets bleu métallique, est couvert de poils. Les ailes membraneuses sont translucides mais foncées, leur couleur allant du brun-cramoisi au violet. Le mâle se reconnaît par la présence de deux articles oranges à roses près de l'extrémité des antennes.
Après la diapause hivernale, les imagos émergent dès la fin de l'hiver, ce qui fait de cette espèce une des premières abeilles solitaires à redevenir actives au printemps dont elle est une messagère. Leur vol est rapide et très bruyant. Nectarivores, ils butinent principalement sur les légumineuses et les labiées.
Bien qu'ils ne soient pas xylophages, leurs robustes mandibules leur permettent de construire leur nid dans du bois ; il se compose de plusieurs galeries parallèles débouchant sur une ouverture unique. Ces galeries peuvent contenir des logettes pour le développement des larves : au printemps, quelques dizaines d'œufs y sont pondus (un par logette), et après éclosion, les larves se nourrissent d'un mélange de pollen et de nectar, déposé par la femelle dans chaque logette lors de la ponte. Les larves, blanc cassé, mesurent de deux à trois centimètres.
La femelle possède un dard mais n'est absolument pas agressive. Elle peut piquer si on lui marche accidentellement dessus sans protection, la piqure bien que douloureuse s'estompe rapidement.
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Photographiés le 14 septembre 2024 à Cordes sur Ciel, chemin du pigeonnier.







