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dimanche 13 juillet 2025

Artichaut

 




Fiche synthétique

 

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Cynara cardunculus

Plante vivace – Hauteur : Jusqu’à 2 m.

Floraison de mai à août – Couleur des fleurs : mauves

 

L'artichaut lui-même est un chardon domestiqué et cultivé, de l'espèce Cynara cardunculus.

On désigne sous le nom d'artichaut à la fois la plante entière et sa partie comestible, l'inflorescence en capitules, appelée aussi tête d'artichaut, ce qui en fait un légume-fleur.

 

Vivace, la plante est cultivée surtout comme bisannuelle ou trisannuelle. La reproduction par graine a un caractère plus aléatoire que par œilletons.

L'artichaut présente une tige dressée d'une hauteur pouvant aller jusqu'à 2 m, épaisse et cannelée, avec de grandes feuilles, de tailles variables sur un même pied : les supérieures pennafides, lobées ou presque entières, les autres pennatipartites.

La partie comestible est un capitule, inflorescence récoltée avant que les fleurs ne se développent. Ce qu'on appelle « fond d'artichaut » est le réceptacle floral de cette inflorescence ; quant aux « feuilles », dont on consomme la base, ce sont les bractées de l’involucre. Lorsqu'on laisse l'artichaut se développer, il se forme à son sommet une « fleur » dont la couleur varie du bleu au violet. Comme l'artichaut est une plante composée, il ne s'agit pas d’une fleur, mais d'un ensemble de fleurs (le capitule). Chaque fleur (ou fleuron) se présente sous forme d'une touffe de poils appelée aigrettes ayant un minuscule ovaire (futur fruit) à sa base. C'est l'ensemble de ces fleurons qui constitue le « foin » — également appelé barbe — des artichauts que l'on consomme.

Les graines se récoltent après complet dessèchement de la fleur.

 

En 2017, la production française est de 45 165 tonnes. La surface cultivée est de 7 213 hectares, soit un rendement de 6,3 tonnes à l'hectare. Les principaux départements producteurs sont le Finistère, les Côtes-d’Armor, les Pyrénées-Orientales. Le commerce extérieur est déficitaire : 9 722 tonnes produites sont exportées mais 15 428 tonnes sont importées.

 

Points forts de l'artichaut : c'est un légume pauvre en lipides et cholestérol. C'est une bonne source de niacine (vitamine B3), de magnésium, phosphore, potassium et cuivre et une très bonne source de fibres et de vitamine C.

 

Photographié à Campsas (Tarn et Garonne), le 29 juin 2025.

dimanche 27 avril 2025

Cousteline



Fiche synthétique

 

Autres noms : Picride vulgaire, scorsonère français

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Reichardia picroides

Plante herbacée annuelle de 5 à 50 cm – Fleurs jaunes

Floraison d’avril à juillet, un peu en automne.

 

Plante : annuelle glauque 
Pilosité : glabre 
Racine : pivotante 
Tiges : 25-50 cm dressées rameuses assez longuement nues supérieurement 
Feuilles : inférieures pennatifides ou pennatipartites les suivantes embrassantes à larges oreillettes arrondies lancéolées entières ou dentées 
Pédoncules : monocéphales très allongés écailleux au sommet un peu renflés sous le capitule 
Fruits : akènes brunâtres longs de 25 mm couverts de gros tubercules très saillants 
Fleurs : jaunes

 

L’aspect glauque et la tige presque nue la font repérer de loin quand on a l’habitude.

Les feuilles ont une allure vraiment typique avec des dents bien plus espacées que toute autre plante.

L’involucre avec ses quelques écailles en cœur ne ressemble à rien d’autre.

Enfin dernier critère moins évident le pédoncule est un peu renflé sous le capitule.

 

Plante méditerranéenne qui pousse sur les bords de chemin, les coteaux secs les pierrailles

On la rencontre des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales remonte la vallée du Rhône jusqu’en Ardèche Drôme Isère Loire Lyonnais. Tout le littoral du bassin méditerranéen.

 

La cousteline, qu’on appelle aussi scorsonère français, est une astéracée typique du pourtour méditerranéen. Elle offre une magnifique rosette de feuilles au goût doux et légèrement salin. Sa texture est ferme sans être coriace ni fibreuse jusqu’à (et même pendant) la floraison. Son feuillage offre un complément original et nutritif à nos salades vertes. Idéale pour diversifier nos sources de verdure. La qualité des feuilles serait améliorée par une position semi ombragée de la plante en plein été et/ou des arrosages constants. les feuilles ainsi que les racines peuvent être consommées cuites, tel que dans le preboggiòn, sorte de mélange de plantes sauvages cuites de la Riviera italienne. Elle supporte allègrement les sols pauvres et les conditions sèches.

 

Photographiée dans la Montagnette, à Barbentane, le 16 avril 2025.

lundi 21 avril 2025

Epervière des murs


Fiche synthétique

 

Autres noms : Herbe au poumon, herbe à épervier

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Hieracium murorum

Plante herbacée vivace – Floraison : Printemps/été – Fleurs jaunes.

Hauteur : 25 à 60 cm – Feuilles semi persistantes

Température idéale : De 5 à 25°C

 

L'épervière des murs est une plante dont le nom latin hieracium vient du grec hierax (faucon ou épervier), car il était dit que ces rapaces s'en nourrissaient pour bénéficier leur exceptionnelle acuité visuelle. Quant à l'adjectif murorum, il fait référence aux murs, habitat favori de la plante.


 L’épervière des murailles (Hieracium murorum) est une plante herbacée vivace à tige dressée simple et qui développe une rosette de feuilles basales. Les tiges sont nues ou presque nues, portant parfois une feuille pétiolée. Les tiges sont flexueuses et glandulaires, terminées par quelques capitules au sommet. Les feuilles basales sont nettement pétiolées, ovoïdes élargies et en coin à la base, à rebords finement dentés. Les feuilles sont vertes.

Les capitules possèdent un involucre généralement poilu et fortement glanduleux. Les fleurs sont ligulées et de couleur jaune vif. Elles produisent des fruits de type akène.


Épervière des murs est originaire des régions tempérées d'Europe et s'est également implanté dans certaines parties de l'Amérique du Nord et de l'Australasie, où il a été introduit. La plante prospère dans une variété d'habitats, s'adaptant bien au-delà de sa gamme d'origine sans une culture humaine extensive.

 

Épervière des murs est hautement toxique pour les humains, les chats et les chiens. L'ingestion de n'importe quelle partie de la plante provoque de graves problèmes tels que des vomissements, des diarrhées, des tremblements et des convulsions. Une attention médicale rapide est cruciale tant pour les animaux de compagnie que pour les humains en cas d'exposition.

 

Épervière des murs est originaire d'Europe. Cette plante robuste a mérité sa classification de mauvaise herbe en raison de sa grande adaptabilité et de ses capacités de reproduction prolifique. En raison de sa nature rustique et de sa capacité à se répandre rapidement, cette plante peut rapidement s'établir, souvent aux dépens d'autres plantes de jardin. Sa nature invasive non seulement gêne la croissance des plantes souhaitées, mais épuise également le sol des nutriments essentiels à la subsistance d'autres espèces. Considéré comme une menace pour la biodiversité, épervière des murs peut facilement occuper de vastes paysages, entravant la croissance des espèces indigènes. Le système racinaire étendu de la plante pose une menace difficile à éradiquer une fois établie. Le principal mode de dispersion de cette mauvaise herbe est la dispersion des graines par le vent, lui permettant de coloniser rapidement de vastes territoires et d'assurer sa survie dans divers climats.

 

Photographiée à Barbentane (Bouches du Rhône) dans le massif de la Montagnette, le 15 avril 2025.

samedi 19 avril 2025

Chardon à tête dense

 


Fiche synthétique

 

Autres noms : Chardon à capitules denses, chardon à tête en coupe, chardon à trochets.

Famille : Astéracées – Genre : Chardon

Nom scientifique : Carduus pycnocephalus

Plante herbacée annuelle – Floraison : Juin / Juillet

Couleur des fleurs : Violet

 

Taille : De 20 cm à 2 m.

Le chardon à capitules denses est une plante aux tiges parsemées de piquants qui a tendance à devenir invasive en dehors de son aire naturelle. Ses feuilles et ses tiges épineuses empêchent les animaux de les brouter et même de brouter le fourrage à proximité.

 

Le chardon à capitules denses est originaire de la Méditerranée et de l'ouest de l'Asie, des régions connues pour leur présence dans divers écosystèmes. En dehors de sa région native, le chardon à capitules denses a été introduit dans certaines parties de l'Amérique du Sud, de l'Asie du Sud-Est, de l'Afrique et de l'Europe. Dans certaines grandes régions, en particulier dans l'hémisphère sud, le chardon à capitules denses est parfois considéré comme envahissant et peut avoir un impact sur les écosystèmes locaux.

 

Habitats : Prairies, bois, maquis.

 

Chardon à capitules denses provient d'Europe et d'Asie occidentale, connue pour ses qualités envahissantes. Classifiée comme une mauvaise herbe, elle se caractérise par une reproduction rapide et une propagation vorace, lui permettant de conquérir rapidement de grandes surfaces. Sa capacité à produire de nombreuses petites graines qui peuvent facilement se disperser par le vent, l'eau ou la fourrure d'animaux favorise cette avancée rapide. En tant que plante épineuse et peu appétente, elle décourage le pâturage des animaux, affectant négativement la productivité agricole. De plus, sa grande capacité à épuiser les nutriments du sol représente une menace significative pour les plantes indigènes et la flore des jardins, entraînant une perte de biodiversité et un déséquilibre écologique. Son adaptabilité à une large gamme de sols augmente son potentiel de nuisance, car elle peut prospérer pratiquement partout. En outre, chardon à capitules denses fait preuve de résilience contre les mesures de contrôle habituelles en raison de son système racinaire profond et de son cycle de reproduction rapide. La plante se propage principalement grâce à sa production extensive de graines dispersées par le vent, ce qui en fait un adversaire redoutable dans le monde végétal.

 

Photographié à Barbentane (Bouches du Rhône) le 15 avril 2025.

lundi 24 février 2025

Crépide de Nimes



Fiche synthétique

 

Synonymes : Crépis de Nimes, Pata de galina (Occitan)

Famille : Astéracées   / Nom scientifique : Crepis sancta

 

Floraison : De février à juin – Fleurs : Jaunes

Plante herbacée annuelle – Hauteur : 10 à 30 cm

 

Synonymes : crépide sainte, lagoseris du Gard…

Noms vernaculaires : herbe rousse, salade de lièvre, engraisse mouton…

Le genre Crepis qui compte de nombreuses espèces pas toujours évidentes à identifier ressemble un peu au pissenlit. Le principal critère qui permet facilement d’éviter la confusion est le nombre de capitules par hampe florale. Les crépides possèdent plusieurs inflorescences composées par hampe florale alors que le pissenlit n’en possède qu’une.

La crépide de Nîmes offre un bel exemple de plante originaire du midi de la France et qui, pour des raisons diverses, est remontée vers le Nord au point d’être désormais présente un peu partout. Dès le début du printemps, elle forme des tapis d’un beau jaune lumineux dans les endroits les plus variés : bords de route, talus bien exposés, vignes, chemins caillouteux, bord des trottoirs…

 

Description

La « salade de lièvre » est une plante herbacée bisannuelle ou annuelle très polymorphe. Les botanistes distinguent plusieurs sous-espèces. 

Sa taille varie de 10 à 40 cm en fonction de la richesse du sol. Dans les terrains secs ou en ville dans les anfractuosités des bordures de trottoirs, elle reste naine. Les feuilles lancéolées à bords plus ou moins découpés par des lobes arrondis (c’est une autre différence avec le pissenlit) sont toutes à la base et forment une rosette compacte.

Les capitules situés par deux ou plus sur une hampe nettement pubescente s’épanouissent en matinée et se referment en fin d’après-midi. Ils s’orientent en fonction de la course du soleil. Les bractées qui accompagnent chacun d’eux sont munies de poils noirs. La plante fleurit plusieurs mois et, comme la rosette est au ras du sol, elle échappe aux tontes et remonte régulièrement. Les fleurs jaune d’or très lumineux, sont très riches en pollen recherché par les petites abeilles solitaires et tous les insectes friands de cet élément. Les fruits sont des akènes munis d’une aigrette. L’ensemble est nettement plus petit comparé à l’infrutescence du pissenlit.

Comme chez le pissenlit, la racine est très nettement pivotante et un latex est présent dans toutes les parties.

 

 Le pollen abondant attire de nombreuses petites abeilles solitaires dont le genre Halictus et d’autres insectes amateurs comme la larve de la grande sauterelle verte et la cétoine funeste.

 

Plante commune dans le midi. Feuilles toutes en rosette, découpées en lobes dentés, pubescentes. Capitules de fleurs jaunes solitaires ou disposés en corymbe. Habitat : Bords de chemins, lieux incultes, vignes, garrigues sur sol tendre, pelouses en lieux secs. Comestible en salade, comme le pissenlit, avant la floraison.

 

Très répandues à Cordes sur Ciel, entre autres, dans les « rampes » au soleil… photographiée le 21 février 2025.

samedi 14 décembre 2024

Laiteron épineux

 


Fiche synthétique

 

Synonymes : Laiteron piquant, Laiteron rude

Famille : Astéracées / Nom scientifique : Sonchus asper

 

Floraison : Juin à septembre – Fleurs : Jaunes

Plante annuelle – Hauteur : 30 à 80 cm.

 

 

C’est une espèce ayant une très large distribution. Si à sa distribution d’origine, on rajoute les régions où elle a été introduite et où elle s’est naturalisée, elle est quasi-cosmopolite. Elle colonise les milieux anthropisés tels que les champs cultivés, les friches, les jardins et même les trottoirs de Paris.

 

Sonchus asper est une plante herbacée annuelle, avec une tige creuse, peu ramifiée, de 20 à 80 cm de haut, voire 150 cm glauque, glabre au moins dans ses parties végétatives, à racine principale développée.

Les feuilles inférieures sont en rosette, de teinte vert clair.

Au-dessus, les feuilles sont alternes, extrêmement variables, oblongues, sinuées dentées, pennatifides ou souvent indivises et lancéolées, les caulinaires plus fortement spinuleuses, les médianes embrassant la tige par deux oreillettes larges, arrondies, contournées. Les bords sont généralement dentés densément épineux.

Les capitules sont sous-tendus par une involucre avec des phyllaires (bractées) généralement stipités-glandulaires. Les fleurs sont toutes ligulées, avec des ligules plus courtes que le tube8, de couleur blanc-jaunâtre à jaune citron, plus rarement jaune d’or.

Le fruit est un akène à côtes longitudinales ; les akènes périphériques mûrs, sont bordés d’une large marge plate rappelant une aile, à côtes lisses ou faiblement striées transversalement. L’aigrette est blanche, sessile, environ deux fois plus courte que l’akène.

 

Sonchus asper est originaire d’une vaste zone couvrant l’Europe, la Russie (sauf le Kamtchatka, Mt de la Kolyma), l’Asie centrale, le Moyen Orient (de la Méditerranée, au Pakistan), l’Himalaya, l’Afrique du Nord, Soudan, Éthiopie, Nigeria.

Il a été introduit en Amérique du Nord, centrale, une partie de l’Amérique du Sud, Afrique méridionale, Chine, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande. C’est une espèce cosmopolite répandue sur presque toute la surface du globe.

L’espèce colonise les milieux anthropisés tels que les champs cultivés, les friches, les jardins etc…

En France, il existe des populations résistantes aux triazine, base de nombreux herbicides.

 

 

Commun en pays Cordais dans les friches, les bords de routes, les chemins.

Photographié en mars 2021.

mercredi 27 novembre 2024

Epervière des murs

 


Fiche synthétique

 

Autre nom : Épervière des murailles

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Hieracium murorum

Plante herbacée vivace – Hauteur : Jusqu’à 50 cm.

Floraison : De mai à août – Couleur : Jaune.

 

Les épervières sont des plantes à capitules tous ligulés et de couleur jaune (sauf Hieracium aurantiacum qui a des fleurs orange à rouges). Ce genre rassemble plus de 6 000 espèces et sous-espèces…

Les épervières sont des plantes herbacées vivaces avec des racines pivotantes à effet allélopathique et qui se multiplient par voie végétative grâce à des bourgeons adventifs écailleux souterrains ou des bourgeons axillaires à la base des souches. 

 

L’épervière des murs est une espèce d’épervière familière des terrains pierreux, caillouteux et des bois caillouteux.

 

L’épervière des murailles (Hieracium murorum) est une plante herbacée vivace à tige dressée simple et qui développe une rosette de feuilles basales. Les tiges sont nues ou presque nues, portant parfois une feuille pétiolée. Les tiges sont flexueuses et glandulaires, terminées par quelques capitules au sommet. Les feuilles basales sont nettement pétiolées, ovoïdes élargies et en coin à la base, à rebords finement dentés. Les feuilles sont vertes.

Les capitules possèdent un involucre généralement poilu et fortement glanduleux. Les fleurs sont ligulées et de couleur jaune vif. Elles produisent des fruits de type akène.

 

Taille fleur ou inflorescence : de 2 à 4 cm – Fleurs en capitule

Feuilles pétiolées, ovales, entières ou très lâchement dentées

Fruits : akènes

Dissémination : anémochore

Pollinisation : autogame

 

Photographiée dans la campagne cordaise, en mai 2021.

lundi 25 novembre 2024

Grande camomille

 



Fiche synthétique

 

Autres noms : Pyrèthre doré, Pyrèthre mousse et Partenelle.

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Tanacetum parthenium

Plante herbacée vivace – Hauteur : 30 à 70 cm.

Floraison : De juin à août – Couleurs : Jaune et blanc.

 

C'est une plante médicinale utilisée dans l'Antiquité gréco-latine puis par les herboristes européens. Tombée un peu dans l'oubli à l'époque moderne, l'intérêt pour la plante fut éveillé dans les années 1990, par une étude montrant son efficacité dans la prévention de la migraine.

 

La Grande camomille est une plante herbacée vivace (hémicryptophyte), de 30 à 70 cm de haut, à tige dressée, presque glabre, très rameuse et très feuillée.

Les feuilles, toutes pétiolées, sont pubescentes, pennatiséquées à pennatipartites, à 3-6 paires de segments larges, oblongs, eux-mêmes pennatifides à lobes incisés (la feuille ressemble plus à celle d'un chrysanthème qu'à celle d'une petite camomille. Les feuilles sont aromatiques.

Les capitules radiés (d'environ 2 cm de diamètre) sont disposés en corymbes denses, sur un axe floral de 2 à 13 cm de long. L'involucre est hémisphérique et porte des bractées imbriquées, les extérieurs lancéolées. Sur le réceptacle, convexe parfois plat, sont fixés deux types de fleurs :

  • Sur le disque central jaune se trouvent les fleurs tubulées, hermaphrodites, à 5 dents, avec un tube de la corolle de 2,5–3 mm
  • À la périphérie, se trouvent des fleurs ligulées, femelles, fertiles, avec une ligule blanche, à 3 dents

La floraison a lieu de juin à août.

Le fruit est un petit akène de 1 - 1,5 mm, gris brun, avec 5 à 8 côtes longitudinales et un pappus coroniforme (une couronne membraneuse, crénelée).

 

Caractéristiques

  • Organes reproducteurs
    • Couleur dominante des fleurs : blanc, jaune
    • Période de floraison : juillet-septembre
    • Inflorescence : Corymbe de capitules
    • Sexualité : hermaphrodite
    • Pollinisation : Entomogame, autogame 
  • Graine
    • Fruit : akène 
    • Dissémination : anémochore 
  • Habitat et répartition
    • Habitat type : friches vivaces médioeuropéennes, eutrophiles, mésohydriques, héliophiles
    • Aire de répartition : méditerranéen occidental

 

Usages médicaux

En France, la Note explicative de l'Agence du médicament (1998) admet qu'il est possible de revendiquer pour les parties aériennes de la grande camomille, les indications thérapeutiques suivantes :

  1. La prévention des céphalées
  2. Le traitement des règles douloureuses

Selon, European scientific cooperative on phytotherapy (ESCOP), la grande camomille peut être prescrite en prévention des crises migraineuses, à la posologie de 50 à 120 mg de poudre de parties aériennes, pendant plusieurs mois.

La grande camomille est contre-indiquée pour les femmes enceintes. Et comme beaucoup de plantes de la famille des Asteracées à lactones sesquiterpéniques, la grande camomille peut être à l'origine de manifestations allergiques.

 

La grande camomille croît dans toute la France, dans les lieux incultes, dans les rocailles, les bords de chemins ou les milieux cultivés.

Elle est aussi cultivée comme plante médicinale et comme plante ornementale.

 

Photographiée à Penne (81) le 31 juillet 2023