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vendredi 7 mars 2025

Decticelle aptère

 

Fiche synthétique

 

Autre nom : Sauterelle aptère

Ordre : Orthoptères – Famille : Tettigonidées

Nom scientifique : Pholidoptera aptera

 

Cette decticelle est nettement plus grande que la decticelle cendrée : le mâle atteint 19 à 22 mm de long, la femelle, 22 à 25 mm. Le mâle bigarré a les lobes latéraux du pronotum noirs, ses tegmina sont longs de 6 à 8 mm ; les femelles brunâtres ont des tegmina courts (environ 2 mm de long), presque totalement cachés par l'arrière du pronotum ; leur oviscapte est légèrement courbé, de longueur analogue à celle de l’abdomen. Chez les deux sexes, les lobes latéraux du pronotum sont soulignés par une bande marginale claire nette, le ventre est jaune.

Cycle de vie de Decticelle aptère

Œuf : Decticelle aptère commence sa vie sous forme d'œuf, généralement déposé dans le sol ou sur la végétation. L'œuf est petit, ovale et camouflé, minimisant la prédation. À l'intérieur de l'œuf, l'insecte se développe embryonnairement, se préparant pour la prochaine étape.

Nymphe : Lorsque la nymphe éclot, elle ressemble à un adulte miniature de decticelle aptère sans ailes ni structures reproductrices. À mesure que les nymphe grandissent, elles muent plusieurs fois, augmentant en taille et développant progressivement des caractéristiques adultes, y compris des bourgeons d'ailes et des mandibules plus grandes.

Adulte : En émergeant en tant qu'adulte, decticelle aptère arbore maintenant des ailes entièrement développées et des organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est sclérotisé, soutenant le vol et d'autres activités. Le dimorphisme sexuel est souvent apparent, et le principal objectif est la reproduction et la ponte.

 

Prédateurs des larves de Decticelle aptère

Grenouilles et crapauds, oiseaux, araignées sauteuses, mantes, geckos, syrphes, libellules.

Prédateurs des Decticelle aptère adultes

Oiseaux, rongeurs, chauves-souris, araignées, mantes, lézards.

 

Habitat des decticelles aptères : Forêts et bois, prairies et savanes.

Les œufs de decticelle aptère sont généralement déposés dans le sol ou dans les tissus des plantes, fournissant une protection et l'humidité nécessaire pour leur développement. Les nymphes se trouvent souvent dans les zones herbeuses ou parmi le feuillage où elles se nourrissent et grandissent, ressemblant progressivement aux adultes à travers des mues successives. Les adultes decticelle aptère se trouvent principalement dans les prairies, les pâturages et parfois dans les jardins, où la végétation est suffisamment dense pour soutenir leurs habitudes alimentaires et offrir une dissimulation contre les prédateurs.


Photographié à Cordes sur Ciel en juin 2019.

mardi 7 mai 2024

Grande sauterelle verte femelle

 



Fiche synthétique

Ordre : Orthoptères
Famille : Tettigonidées - Nom scientifique : Tettigonia viridissima

 Cette espèce se rencontre de l'Europe à la Mongolie. C'est la plus grande sauterelle que l'on peut voir presque partout en France ou elle était autrefois très courante. Elle a fortement régressé ou disparu dans les zones d'agriculture intensive, surtout dans la partie nord du pays, mais est toujours bien présente dans les lieux incultes enherbés ou buissonnants, même le long des autoroutes. Les puissantes stridulations des mâles, émises dès juillet par temps assez chaud, sont caractéristiques

Ces sauterelles se reconnaissent à leurs très longues et fines antennes qui peuvent parfois atteindre jusqu’à trois fois la longueur du corps, ce qui les différencie des criquets, qui sont toujours porteurs d'antennes courtes et articulées.

Les mâles mesurent de 2,8 cm à 3,6 cm de long, les femelles de 3,2 cm à 4,2 cm. Ailes comprises, leur taille atteint 6 cm pour une envergure de dix cm.

La morphologie des deux sexes est très comparable, mais la femelle est dotée d'une tarière, organe de ponte, également dénommé ovipositeur qui peut mesurer de 2,3 cm à 3,2 cm, ce qui vaut à la femelle le surnom de « sauterelle à sabre » (attribué aussi à d'autres espèces dont la femelle est munie du même appendice)1 ; le « sabre » atteint l'extrémité des élytres et est légèrement courbé vers le bas2.

L'insecte est le plus souvent entièrement vert (mais il existe des spécimens complètement jaunâtres, ou à jambes jaunes), à l'exclusion d'une bande couleur rouille sur le dessus du corps, et d'un liseré à l'identique le long de la frange supérieure des élytres.

Les larves sont également vertes ainsi que les adultes (stade imago) qui ont sur le dos une fine ligne longitudinale brune. L'ovipositeur peut être vu à partir du cinquième stade, les ailes apparaissent pour les deux sexes à partir de la sixième étape de la formation rudimentaire.

L'organe de stridulation du mâle situé à la base des élytres est généralement à motifs marron.

La grande sauterelle verte est carnassière et souvent arboricole. Son régime alimentaire est surtout composé d'insectes, de chenilles et larves variées, mais elle ne dédaigne pas les végétaux. Avant la généralisation des insecticides, elle était bien connue pour se gaver de larves de doryphores, d'où son indéniable utilité. Contrairement à de nombreux insectes, elle est quasiment active jour et nuit, et les interminables chants diurnes, crépusculaires et nocturnes des mâles en témoignent.

La grande sauterelle peut mordre douloureusement mais elle n'est pas particulièrement agressive. Mieux vaut éviter de l'effrayer ou de la tenir dans le creux de la main, poing fermé, car c'est la morsure quasi assurée (du mâle en particulier).

La grande sauterelle est apte au vol, mais ses vrais essors sont d'ampleur limitée. Le plus souvent elle se déplace en marchant ou saute en voletant, ce qui lui permet d'aisément prospecter les buissons, arbustes et arbres, sites qu'elle affectionne et fréquente de manière assidue


Photographiée le 28 juin 2019.

samedi 13 avril 2024

Larve de grande sauterelle verte


Fiche synthétique

Ordre : Orthoptères
Famille : Tettigonidées - Nom scientifique : Tettigonia viridissima

 Cette espèce se rencontre de l'Europe à la Mongolie. C'est la plus grande sauterelle que l'on peut voir presque partout en France ou elle était autrefois très courante. Elle a fortement régressé ou disparu dans les zones d'agriculture intensive, surtout dans la partie nord du pays, mais est toujours bien présente dans les lieux incultes enherbés ou buissonnants, même le long des autoroutes. Les puissantes stridulations des mâles, émises dès juillet par temps assez chaud, sont caractéristiques

Ces sauterelles se reconnaissent à leurs très longues et fines antennes qui peuvent parfois atteindre jusqu’à trois fois la longueur du corps, ce qui les différencie des criquets, qui sont toujours porteurs d'antennes courtes et articulées.

Les mâles mesurent de 2,8 cm à 3,6 cm de long, les femelles de 3,2 cm à 4,2 cm. Ailes comprises, leur taille atteint 6 cm pour une envergure de dix cm.

La morphologie des deux sexes est très comparable, mais la femelle est dotée d'une tarière, organe de ponte, également dénommé ovipositeur qui peut mesurer de 2,3 cm à 3,2 cm, ce qui vaut à la femelle le surnom de « sauterelle à sabre » (attribué aussi à d'autres espèces dont la femelle est munie du même appendice)1 ; le « sabre » atteint l'extrémité des élytres et est légèrement courbé vers le bas2.

L'insecte est le plus souvent entièrement vert (mais il existe des spécimens complètement jaunâtres, ou à jambes jaunes), à l'exclusion d'une bande couleur rouille sur le dessus du corps, et d'un liseré à l'identique le long de la frange supérieure des élytres.

Les larves sont également vertes ainsi que les adultes (stade imago) qui ont sur le dos une fine ligne longitudinale brune. L'ovipositeur peut être vu à partir du cinquième stade, les ailes apparaissent pour les deux sexes à partir de la sixième étape de la formation rudimentaire.

L'organe de stridulation du mâle situé à la base des élytres est généralement à motifs marron.

La grande sauterelle verte est carnassière et souvent arboricole. Son régime alimentaire est surtout composé d'insectes, de chenilles et larves variées, mais elle ne dédaigne pas les végétaux. Avant la généralisation des insecticides, elle était bien connue pour se gaver de larves de doryphores, d'où son indéniable utilité. Contrairement à de nombreux insectes, elle est quasiment active jour et nuit, et les interminables chants diurnes, crépusculaires et nocturnes des mâles en témoignent.

La grande sauterelle peut mordre douloureusement mais elle n'est pas particulièrement agressive. Mieux vaut éviter de l'effrayer ou de la tenir dans le creux de la main, poing fermé, car c'est la morsure quasi assurée (du mâle en particulier).

La grande sauterelle est apte au vol, mais ses vrais essors sont d'ampleur limitée. Le plus souvent elle se déplace en marchant ou saute en voletant, ce qui lui permet d'aisément prospecter les buissons, arbustes et arbres, sites qu'elle affectionne et fréquente de manière assidue


Larve photographiée le 13 avril 2024 sur une fleur de tragopogon.