dimanche 16 mars 2025

Ail de Naples

 




Fiche synthétique

 

Synonymes : Ail blanc

Famille : Amaryllidacées / Nom scientifique : Allium neapolitanum

 

Floraison : Début du printemps – Fleurs : blanches

Plante herbacée vivace de 20 à 50 cm de haut.

 

Il fleurit dès le début du printemps, facilement reconnaissable à ses ombelles à fleurs blanches. À ne pas confondre avec l’ail des ours dont les feuilles sont plus trapues et leurs fleurs pointues.

 

Plante érigée de taille moyenne (20 à 50 cm) à tige triangulaire, à bulbe presque sphérique (1 à 2 cm de diamètre). Chaque tige est accompagnée de deux ou trois feuilles linéaires de 5 à 20 mm de largeur.

 

Inflorescence en ombelle hémisphérique ou presque sphérique. Spathe à une seule valve. Fleurs hermaphrodites à six tépales (trois sépales et trois pétales similaires) de couleur blanche, s'ouvrant en coupelle, portées par de longs pédicelles. Six étamines blanches à anthères brun noirâtre. Ovaire supère à trois carpelles.

 

Le fruit est une capsule.

 

Plante herbacée géophyte bulbeuse poussant dans les maquis, les terres cultivées ou les friches, souvent dans des lieux ombragés ou humides (bord des ruisseaux), sur sol sablonneux. Floraison de mars à juin. C'est une espèce essentiellement méditerranéenne.

 

Les feuilles peuvent se consommer en salade, en pesto, dans des gratins ou des tartes. Les fleurs peuvent se consommer crues ou après conservation en pickles ou en lactofermentation.

  

Très répartie à Cordes sur Ciel dans les talus ombragés.

Photographié à Cordes sur Ciel le 05 mars 2025.

 

vendredi 14 mars 2025

Téléphore fauve

 

Fiche synthétique


Autre nom : Cantharide fauve

Ordre : Coléoptères – Famille : Cantharidés

Nom scientifique : Rhagonycha fulva

 

Le téléphore fauve est un coléoptère roux avec des antennes, des yeux et le bout des élytres noirs. Les tarses sont larges et foncés. Il mesure 7 à 10 mm de long.

C'est une espèce très commune en Europe. Le téléphore fauve se rencontre à la lisière des bois, dans les jardins et les prairies. On peut observer de nombreux adultes (souvent en train de s'accoupler) sur les apiacées (ombellifères) le long des chemins pendant l'été. Espèce présente en grand nombre dans les vergers de pêchers sur les fruits.

Les imagos visitent souvent les fleurs dont ils se nourrissent de pollen. L'espèce est notamment un important pollinisateur du châtaignier, loin devant l'Abeille mellifère car ces dernières ne visitent pas les fleurs femelles. Les imagos sont également des prédateurs, probablement d'autres espèces floricoles.

Cet insecte est très sensible aux traitements chimiques sur grandes cultures. Les broyats de branches constituent pour cet insecte un excellent milieu de reproduction et un refuge hivernal. Lorsque la nourriture floricole vient à manquer, il devient alors carnivore et n'hésite pas à consommer nombre de larves, notamment celles des doryphores de la pomme de terre

La femelle pond ses œufs à la surface du sol. Les larves, velues, habitent à terre et se nourrissent d'escargots et de petits insectes. Elles hivernent à terre, sous les pierres ou les feuilles mortes. La nymphose a lieu au printemps.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 28 juin 2019.

Exposition de photographies









EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES

"Micro-faune du sud de la France"

Maison Fonpeyrouse (Mairie de Cordes sur Ciel)

Du 15 mars au 15 mai 2025

vendredi 7 mars 2025

Decticelle aptère

 

Fiche synthétique

 

Autre nom : Sauterelle aptère

Ordre : Orthoptères – Famille : Tettigonidées

Nom scientifique : Pholidoptera aptera

 

Cette decticelle est nettement plus grande que la decticelle cendrée : le mâle atteint 19 à 22 mm de long, la femelle, 22 à 25 mm. Le mâle bigarré a les lobes latéraux du pronotum noirs, ses tegmina sont longs de 6 à 8 mm ; les femelles brunâtres ont des tegmina courts (environ 2 mm de long), presque totalement cachés par l'arrière du pronotum ; leur oviscapte est légèrement courbé, de longueur analogue à celle de l’abdomen. Chez les deux sexes, les lobes latéraux du pronotum sont soulignés par une bande marginale claire nette, le ventre est jaune.

Cycle de vie de Decticelle aptère

Œuf : Decticelle aptère commence sa vie sous forme d'œuf, généralement déposé dans le sol ou sur la végétation. L'œuf est petit, ovale et camouflé, minimisant la prédation. À l'intérieur de l'œuf, l'insecte se développe embryonnairement, se préparant pour la prochaine étape.

Nymphe : Lorsque la nymphe éclot, elle ressemble à un adulte miniature de decticelle aptère sans ailes ni structures reproductrices. À mesure que les nymphe grandissent, elles muent plusieurs fois, augmentant en taille et développant progressivement des caractéristiques adultes, y compris des bourgeons d'ailes et des mandibules plus grandes.

Adulte : En émergeant en tant qu'adulte, decticelle aptère arbore maintenant des ailes entièrement développées et des organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est sclérotisé, soutenant le vol et d'autres activités. Le dimorphisme sexuel est souvent apparent, et le principal objectif est la reproduction et la ponte.

 

Prédateurs des larves de Decticelle aptère

Grenouilles et crapauds, oiseaux, araignées sauteuses, mantes, geckos, syrphes, libellules.

Prédateurs des Decticelle aptère adultes

Oiseaux, rongeurs, chauves-souris, araignées, mantes, lézards.

 

Habitat des decticelles aptères : Forêts et bois, prairies et savanes.

Les œufs de decticelle aptère sont généralement déposés dans le sol ou dans les tissus des plantes, fournissant une protection et l'humidité nécessaire pour leur développement. Les nymphes se trouvent souvent dans les zones herbeuses ou parmi le feuillage où elles se nourrissent et grandissent, ressemblant progressivement aux adultes à travers des mues successives. Les adultes decticelle aptère se trouvent principalement dans les prairies, les pâturages et parfois dans les jardins, où la végétation est suffisamment dense pour soutenir leurs habitudes alimentaires et offrir une dissimulation contre les prédateurs.


Photographié à Cordes sur Ciel en juin 2019.

mercredi 5 mars 2025

Prunier Myrobolan

 


Fiche synthétique

 

Autre nom : Prunier cerise

Famille : Rosacées – Nom scientifique : Prunus cerasifera

Arbuste à feuilles caduques – Fleurs blanches ou roses

 

Le Prunier myrobolan est un arbuste ou un arbre petit à moyen, de 5 à 15 mètres de hauteur.

Ses feuilles caduques de 4 à 6 cm de long sont vert brillant sur le dessus et mat au revers (pourpre foncé pour la forme Pissardii).

Le myrobolan est l'un des premiers arbres européens en fleurs au printemps, souvent à partir de la mi-février. Les fleurs à cinq pétales sont blanches, ou roses chez les variétés à feuilles pourpre, et mesurent environ 2 cm de diamètre.

Le fruit est une drupe de 2-3 cm de diamètre, ressemblant à la mirabelle. Cette prune jaune, rouge, violette ou noire1, est comestible quoiqu'un peu aigre, aqueuse et fade. Elle arrive à maturité à partir de début juillet et jusqu'à la mi-septembre.

 

Il est originaire du sud-est de l'Europe et du sud-ouest de l'Asie. Il est naturalisé de façon dispersée en France continentale

Le Prunier myrobolan est utilisé comme porte-greffe pour différents types de pruniers tels que la Reine-Claude , la quetsche ou la mirabelle car il se multiplie bien par semis, il drageonne peu, se développe même dans les terres pauvres et donne des arbres moyennement vigoureux.

Photographié à Cordes sur Ciel le 05 mars 2025.

mardi 4 mars 2025

Exposition : Micro-faune du sud de la France...

Ficaire


Synonymes : Ficaire fausse renoncule

Famille : Renonculacées / Nom scientifique : Ficaria verne

 

Floraison : Février à avril – Fleurs : Jaune

Plante herbacée vivace de 5 à 40 cm de haut.

 

Plante herbacée vivace très commune en Europe. La fleur s'ouvre complètement le matin et se ferme le soir ou par mauvais temps défavorable. 

 

La reproduction se fait surtout par voie végétative grâce aux tubercules de la plante. Dormance en été. 

 

Parfois considéré ; dans certaines région comme une plante invasive. La plante est toxique à l'état adulte en cas d'ingestion.

 

La floraison éphémère a lieu entre février et avril ou mai , mais avec le réchauffement climatique, elle se décale en janvier, la Ficaire, printanière précoce, devenant une fleur hivernale. Son apparition dans le paysage est considérée par beaucoup comme un signe avant-coureur du printemps.

Très répartie à Cordes sur Ciel dans tous les terrains où elle forme de véritable tapis/

Photographiée le 28 février 2025.

dimanche 2 mars 2025

Coccinelle des friches

 


Fiche synthétique

Ordre : Coléoptères – Famille : Coccinellidés

Nom scientifique : Hippodamia variegata

Taille : 4 à 5 mm

Sa livrée varie de l'orange au rouge, aux taches variables. Ses élytres fermés forment un gros cône à base cunéiforme. La base est blanche, le fond varie d'orange pâle à rouge. Chaque élytre présente cinq taches noires, dont une jointe au centre. Son pronotum est blanc et orné d'une large macule à 4 lobes. Le limbe avant est concave, le limbe extérieur assez évasé. Sa tête est noire, son front maculé blanc et les yeux foncés. Ses pattes sont brun noirâtre, aux extrémités brunes.

Cycle de vie de Coccinelle des friches

Œuf : Durant la phase de l'œuf, coccinelle des friches est typiquement oval et de couleur jaunâtre, fixé à une feuille ou un substrat près d'une source de nourriture. La taille de l'œuf est petite et il n'y a pas de locomotion ni d'activité alimentaire durant cette période.

Larve : En tant que larve, coccinelle des friches montre un appétit vorace, se nourrissant principalement de pucerons. Son corps allongé avec un motif distinct croît de manière significative à travers plusieurs mues, augmentant progressivement en taille et changeant de couleur.

Chrysalide : En entrant dans le stade de pupa, coccinelle des friches cesse de se nourrir et devient immobile. Encasé dans une chrysalide souvent attachée à une feuille ou autre substrat, sa taille et sa forme se transforment de manière drastique en se préparant à l'âge adulte.

Adulte : En émergeant de la chrysalide, l'adulte coccinelle des friches est marqué par la présence d'ailes et d'organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est entièrement formé et durci, avec des motifs de couleur distincts, prêts à la dispersion et à l'accouplement.

On la trouve principalement dans les champs, les prés, les jardins et tout autres espaces verts du printemps à l’automne.

Prédateurs des larves de Coccinelle des friches

Grenouilles, crapauds, oiseaux, araignées, mammifères insectivores, insectes prédateurs.

Prédateurs des Coccinelle des friches adultes

Oiseaux, rongeurs, lézards, araignées, mammifères insectivores, insectes prédateurs

 

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 7 mai 2020.

lundi 24 février 2025

Crépide de Nimes



Fiche synthétique

 

Synonymes : Crépis de Nimes, Pata de galina (Occitan)

Famille : Astéracées   / Nom scientifique : Crepis sancta

 

Floraison : De février à juin – Fleurs : Jaunes

Plante herbacée annuelle – Hauteur : 10 à 30 cm

 

Synonymes : crépide sainte, lagoseris du Gard…

Noms vernaculaires : herbe rousse, salade de lièvre, engraisse mouton…

Le genre Crepis qui compte de nombreuses espèces pas toujours évidentes à identifier ressemble un peu au pissenlit. Le principal critère qui permet facilement d’éviter la confusion est le nombre de capitules par hampe florale. Les crépides possèdent plusieurs inflorescences composées par hampe florale alors que le pissenlit n’en possède qu’une.

La crépide de Nîmes offre un bel exemple de plante originaire du midi de la France et qui, pour des raisons diverses, est remontée vers le Nord au point d’être désormais présente un peu partout. Dès le début du printemps, elle forme des tapis d’un beau jaune lumineux dans les endroits les plus variés : bords de route, talus bien exposés, vignes, chemins caillouteux, bord des trottoirs…

 

Description

La « salade de lièvre » est une plante herbacée bisannuelle ou annuelle très polymorphe. Les botanistes distinguent plusieurs sous-espèces. 

Sa taille varie de 10 à 40 cm en fonction de la richesse du sol. Dans les terrains secs ou en ville dans les anfractuosités des bordures de trottoirs, elle reste naine. Les feuilles lancéolées à bords plus ou moins découpés par des lobes arrondis (c’est une autre différence avec le pissenlit) sont toutes à la base et forment une rosette compacte.

Les capitules situés par deux ou plus sur une hampe nettement pubescente s’épanouissent en matinée et se referment en fin d’après-midi. Ils s’orientent en fonction de la course du soleil. Les bractées qui accompagnent chacun d’eux sont munies de poils noirs. La plante fleurit plusieurs mois et, comme la rosette est au ras du sol, elle échappe aux tontes et remonte régulièrement. Les fleurs jaune d’or très lumineux, sont très riches en pollen recherché par les petites abeilles solitaires et tous les insectes friands de cet élément. Les fruits sont des akènes munis d’une aigrette. L’ensemble est nettement plus petit comparé à l’infrutescence du pissenlit.

Comme chez le pissenlit, la racine est très nettement pivotante et un latex est présent dans toutes les parties.

 

 Le pollen abondant attire de nombreuses petites abeilles solitaires dont le genre Halictus et d’autres insectes amateurs comme la larve de la grande sauterelle verte et la cétoine funeste.

 

Plante commune dans le midi. Feuilles toutes en rosette, découpées en lobes dentés, pubescentes. Capitules de fleurs jaunes solitaires ou disposés en corymbe. Habitat : Bords de chemins, lieux incultes, vignes, garrigues sur sol tendre, pelouses en lieux secs. Comestible en salade, comme le pissenlit, avant la floraison.

 

Très répandues à Cordes sur Ciel, entre autres, dans les « rampes » au soleil… photographiée le 21 février 2025.

vendredi 21 février 2025

Lamier pourpre



Fiche synthétique

 

Synonyme : Néant

Famille : Lamiacées / Nom scientifique : Lamium purpureum

 

Floraison : De mars à décembre – Fleurs : Pourpre

Plante herbacée annuelle – Hauteur : 10 à 20 cm

 

Lamium purpureum, fait partie de la famille des labiacées, on lui reconnait typiquement les caractères de la famille : tige carrée, fleurs zygomorphes, et feuillage aromatique. Beaucoup ont une allure qui rappelle celle de l’ortie, profitant de la protection due à cette ressemblance. Le lamier pourpre est devenu une réelle adventice des cultures, souvent elle germe en hiver aux abords du potager. Elle pousse dans les terrains vagues ou sur les terrains cultivés, la terre nue étant une aubaine pour cette petite plante.

 

Le Lamier pourpre est facile à déterminer : lorsque vous cassez une tige et en regardez la section, celle-ci est carrée. Ensuite vous allez la trouver par exemple au milieu de votre potager fleurissant au mois de mars, mignonne avec ses fleurs roses à violettes, de forme étranges. Les fleurs sont zygomorphes, divisées en deux lèvres, la lèvre supérieure, faite de 3 pétales soudées en casque, la lèvre inférieure, également de 3 pétales soudées, est trilobées et plus grandes, servant de plate-forme d’atterrissage pour les insectes. Les fleurs sont verticillées sur les parties supérieures des tiges.

 

Les lamiers pourpres germent en hiver ou à l’automne et sont annuels. Une plantes développe une tige traçantes enracinées, qui se développe au fur et à mesure de la saison, de cette tige partent des tiges dressées dépassant rarement 20 cm de haut qui fleurissent sur leur partie supérieure.

Les feuilles sont entières dentelées, et velues. Malgré une ressemblance avec l’ortie, elles ne sont jamais urticantes. Vertes en bas de la tige, elles prennent une couleur pourpre très prononcées dans la partie supérieure de la plante, mettant en valeur les petites fleurs.

La plante est aromatique, cela signifie que si on froisse son feuillage, il se dégage une odeur poivrée.

Le lamier pourpre fleurit dès le mois de mars, voire avant si les conditions le permettent, or à cette époque de l’année, il est une source importante de pollen et de nectar pour les abeilles et autres insectes, qui ont très peu de nourriture à disposition.

 

Le lamier pourpre est un couvre sol annuel de petit développement, très facile à éradiquer. Mais pendant les mois d’hiver, il protège votre sol nu des pluies battantes qui tassent la terre, évitent le phénomène de croute de battance et de lessivage. De plus son système racinaire structure et aère la terre. Celle-ci sera plus facile à travailler au printemps. Vous pouvez donc lui laisser la place tant que vous n’en avez pas besoin. D’autant que le jour où on l’enlève, on peut en faire une salade.

Le lamier pourpre est une plante médicinale. Les feuilles lavées et broyées sont un excellent désinfectant et cicatrisant, que l’on utilise en cataplasme sur les plaies. Il possède d’autres propriétés médicinales : astringent, il est anti diarrhéique et c’est aussi un diurétique.

Le lamier pourpre est comestible. Plus que comestible, il est excellent pour la santé car il contient beaucoup de fer et autres sels minéraux. La saveur douce de la partie supérieure de ses tiges se déguste en salade. Mais on peut aussi le manger cuit, sauté à la poêle. Enfin, haché, il peut agrémenter les sauces.

On le trouve dans les sentiers, les friches, les terrains vagues, les potagers.

Photographier à Cordes sur Ciel le 21 février 2025.

lundi 17 février 2025

Effervescence des capselles bourses à Pasteur dès la mi février...

 


Fiche synthétique

 

Synonymes : Bourse à Pasteur, Capselles, molette à berger, bourse de capucin

Famille : Brassicacées / Nom scientifique : Capsella bursa pastoris

 

Le nom scientifique de la plante Capsella bursa-pastoris vient du latin capsella, capsule (petite boîte), bursa (sac) et pastoris (de berger), allusion au fruit qui est une silique, capsule large et courte en forme de cœur qui évoque un sac de berger.

 

Floraison : de mars à décembre – Fleurs : Petites et blanches

Plante bisannuelle ou vivace – Hauteur : jusqu’à 70 cm de haut.

 

C'est une espèce de plante herbacée annuelle (elle a alors une petite racine), bisannuelle ou vivace (racine pivotante) (à tiges uniques dressées, anguleuses et striées. Rameuses depuis la base, filiformes, velues dans le bas.

 

Les petites fleurs hermaphrodites, dotées d'un pédicelle d'environ 6 mm et environ 2 fois plus longs que les sépales (s'allongeant chez le fruit, jusqu'à 20 mm de long), sont disposées en grappes terminales compactes atteignant 20 cm de long. Les sépales d'environ 1,5 mm de long, verts, sont pubescents pour la plupart, tandis que les pétales spatulés, de 2 à 3 mm et environ 2 fois plus longs que les sépales, sont munis d'un onglet blanc.

La période de floraison va de mars à décembre5. La pollinisation autogame donne des fruits triangulaires et aplatis (cœur, bourse), des au goût un peu salé. Ces petites siliques de 5 à 10 mm × 2,5 à 8 mm, sont déhiscentes par 2 valves à nervation réticulée. Bordées d'une aile échancrée au sommet, elles favorisent la dissémination anémochore des graines.

La capselle bourse-à-pasteur s'est révélée être une plante protocarnivore. Les graines sont enrobées d'un mucilage qui, en présence d'eau, se transforme en un piège gluant et mortel pour de petits arthropodes du sol, notamment des nématodes, mais aussi des protozoaires et des bactéries. Le mucilage les attire, les piège et les tue, puis des nutriments sont absorbés7. Une étude de 2018 a montré que ce phénomène augmente les chances de germination et la croissance des jeunes plantes, surtout en milieu pauvre

 

Il s’agit s’une plante discrète mais bien répandue. On la connait bien pour ses qualités médicinales, et surtout pour ses propriétés hémostatiques qui sont connues depuis l’antiquité. Il semblerait que ses propriétés s’amenuisent vite avec le temps, la plante s’altère rapidement après la cueillette. A utiliser donc fraiche.

 

Très répandue en pays Cordais, même entre les pavés des rues.

 

Photographier ce jour à Cordes sur Ciel, 17 février 2025.