jeudi 11 juillet 2024
Ne pas les confondre...
mercredi 10 juillet 2024
Machaon
L'imago du Machaon est un grand papillon de forme vaguement triangulaire possédant une queue, d'une envergure de 55 à 90 mm et reconnaissable à ses grands vols planés. Il bat des ailes 300 fois par minute, soit à peine 5 fois à la seconde.
Les ailes ont un fond jaune clair. Elles présentent des dessins noirs et une bordure noire ornée de macules bleues et une macule rouge à l'aile postérieure.
Les oeufs sont pondus isolément sur les feuilles d'une plante nourricière (ombellifère). Au cours du temps, les œufs, de couleur jaune, grossissent, brunissent puis noircissent, à l’image des futures chenilles. L'éclosion s'effectue environ une semaine après la ponte. Le développement larvaire dure à peu près un mois.
La chenille du Machaon a une activité diurne ; elle est visible de mai à juillet puis d'août à octobre. Quand on l'inquiète, elle fait saillir son osmeterium orangé (glande odorante qui éloigne les prédateurs). Pour éclore, la chenille commence à manger l’enveloppe de l’œuf depuis l’intérieur. Après éclosion, la chenille, mesurant quelques millimètres, finit de manger le reste de l’œuf, riche en éléments nutritifs. En grandissant, une tache blanche apparaît au centre du corps de la larve. De plus, des appendices, formant de nombreux piquants se développent. Autour de ceux-ci, des taches orange apparaissent. Puis les piques et la tache blanche rétrécissent. Elle grandit jusqu’à mesurer plus de 4 cm et verdit plus ou moins en fonction des individus.
Tout au long de ce stade larvaire, le Machaon grossit en se nourrissant de sa plante hôte et effectue plusieurs mues.
La chrysalide est entourée d'une ceinture de soie et fixée à la base par le cremaster. Selon les saisons, le stade nymphal dure trois semaines ou tout l'hiver. Les imagos peuvent s'observer de mars à septembre.
Le Machaon est généralement multivoltin : il vole et se reproduit de fin mars à septembre et deux ou trois générations se succèdent pendant cette période
Le Machaon fréquente des habitats ouverts variés, en faible densité, et a une tendance dispersive, à la limite de la migration. On le trouve surtout dans des sites humides en Europe du Nord, dans des lieux herbus secs ou humides en Europe médiane, et en Europe méditerranéenne dans tout habitat où poussent ses plantes-hôtes (ombellifère). À basse altitude, il se reproduit dans les friches, prairies fleuries et aux abords des cultures, mais on le rencontre souvent entre 1 000 et 2 000 m du fait de sa tendance dispersive, et parfois jusqu'à 3 000 m.
Photographié le 09 juillet 2024 à Cordes sur Ciel.
mardi 9 juillet 2024
Hortensia à grandes feuilles
Fiche synthétique
Famille : Hydrangéacées / Nom scientifique :
Floraison : de juin à septembre – Fleurs :
arbuste vivace à feuilles caduques – Hauteur : 1 à 2 m.
Hydrangea macrophylla se montre sous la forme d’un arbuste régulièrement ramifié au port arrondi. Ses feuilles caduques sont opposées, entières, de grande taille, au bord crénelé. Les inflorescences se développent sur le bois de l’année précédente en gros capitules arrondis. Ces boules de fleurs comprennent théoriquement des fleurs fertiles au centre et stériles à l’extérieur. Cependant chez l’hortensia macrophylla, à la suite d’une mutation, toutes les fleurs sont devenues stériles, et montrent 4 sépales en forme de pétales : les boules de fleurs sont bien rondes, très nombreuses sur un sujet en bonnes conditions.
Généralement bleu ou rose, pour les variétés les plus communes, la couleur de la fleur de l’hortensia est directement lié à la présence d’alumine associée à l’acidité du sol. L’acidité du sol permet à l’hortensia d’absorber les sels d’alumines qui le rendent bleu. En sol très acide, les fleurs sont bleues, en sol moyennement acide, les fleurs sont violettes, et en sol neutre, elles deviennent roses. Il est parfaitement possible qu’un hortensia acheté bleu donne naissance à des boules roses dans votre jardin.
Hydrangea macrophylla demande une exposition de mi-ombre à ombre légère, de préférence adossé à un mur ou une haie, en orientation nord ou ouest. Cette orientation le protège du soleil printanier, et lui permet de d’éviter de débourrer ses boutons floraux trop rapidement et que ceux-ci ne soient détruits par un gel tardif.
L’hortensia vit dans sol très acide à neutre, toujours frais mais drainant. Plus le sol sera acide, mieux vous obtiendrez cette teinte bleue si particulière à l’hortensia. L’acidité du sol peut être corrigé avec de la terre de bruyère et de la tourbe blonde que l’on mélange à la terre du jardin. Le tout est enrichi de terreau de feuille. L’année de plantation, l’hortensia demande de nombreux arrosages à l’eau de pluie (non calcaire), et un paillage en écorce de pin pour maintenir le sol frais autour des racines.
La plante met 2 à 3 ans avant d’être bien installée, durant lesquels des arrosages sont parfois encore indispensables l’été. La croissance est favorisée par un apport d’engrais pour hortensia. Ou un compostage de surface chaque printemps. Certains engrais pour hortensia ont un effet bleuissant, mais souvent éphémère.
La plupart des variétés d’hortensias macrophylla fleurissent sur le bois de l’année précédente. Il ne faut donc pas tailler les branches pour ne pas ôter les futurs boutons floraux. Le nettoyage de l’hortensia se fait en automne après la chute des feuilles : il consiste à enlever les bouquets défleuris, juste au-dessus de la dernière paire de feuilles. On peut aussi alléger une plante dont le cœur est trop fourni en coupant les branches les moins belles à la base.
Présente à Cordes sur Ciel (Tarn) comme arbuste d'ornement.
Photographiée le 08 Juillet 2024
lundi 8 juillet 2024
Laurier rose
Fiche synthétique
Autres noms : Oléandre
Famille : Apocynacées / Nom scientifique :
Floraison : de juin à septembre – Fleurs : roses
arbuste vivace sempervirens – Hauteur : 2 à 4 m.
Grand arbuste ou petit arbre d'ornement très répandu dans le pourtour méditerranéen, pratique car résistant à la sécheresse et à la taille, il forme haies et taillis dans les jardins des particuliers, dans les parcs ou à proximité des édifices publics. C'est une des plantes sauvages et ornementales les plus visibles et typiques des régions méditerranéennes. Mais on le plante aussi sous climat océanique à hivers doux.
Toutes les parties de la plante contiennent de l'oléandrine, un hétéroside cardiotonique, dont l'ingestion peut s'avérer fatale en fonction de la dose et de la santé de l'individu. Plusieurs feuilles avalées crues donnent des vomissements, puis peuvent donner des bradycardies et des blocs atrio-ventriculaire blocs imposant un entrainement électrosystolique. Une fleur ou une feuille mâchouillée ne donnent pas de signes toxiques chez l'adulte sain. Si les feuilles sont cuites il n'y a pas de toxicité habituellement.
L'intoxication est très résistante aux traitements et est sévère : troubles cardiaques graves, vomissements, douleurs abdominales, et mort par arrêt cardio-circulatoire. D'autres glycosides y sont également présents en petite quantité.
Le laurier-rose est un arbuste d'environ 2 mètres de hauteur mais il peut mesurer plus de 4 mètres de haut si on le forme en arbre. Les feuilles sont persistantes, plutôt coriaces, allongées et fusiformes, les feuilles du laurier-rose sont verticillées (c’est-à-dire insérées au même niveau, par groupe de 3, en cercle autour des tiges) ou opposées sur les rameaux. Longues de 5 à 20 cm, elles sont coriaces, d’un vert foncé brillant sur le dessus et de couleur vert pâle et terne sur le dessous
Les fleurs sont groupées en cymes terminales sur les rameaux et en forme de trompette, les fleurs de laurier-rose se composent de 5 pétales. Elles peuvent être simples (1x5 pétales), doubles (2x5 pétales) ou triples (3x5 pétales). Les formes sauvages sont d'un rose intense. Mais on trouve des cultivars allant du blanc, jaune, orange, saumon, rouge à diverses nuances de rose. Elles dégagent parfois un agréable parfum. La floraison a lieu de la fin du printemps (mai-juin) à l’automne (septembre-octobre).
La répartition originelle du laurier-rose est très vaste et s'étend dans le bassin méditerranéen, au moyen-orient dans le nord de l'Inde, en Chine et au Japon. En France il est naturellement présent sur la côte d'Azur et en Corse uniquement. Il a été largement introduit ailleurs dans les régions tempérées chaudes du Monde, où il est souvent naturalisé
Présente à Cordes sur Ciel (Tarn) comme arbuste d'ornement.
Photographiée le 08 Juillet 2024
dimanche 7 juillet 2024
Mélitée du melampyre
La Mélitée du mélampyre présente un dessus orange avec une ornementation marron formant des bandes de damiers, avec une bordure marron.
Le revers des antérieures est orange, celui des postérieures est à bandes de damiers blanc et jaune, damiers limités par les nervures noires et de fines lignes noires.
La chenille a les mêmes couleurs noir et jaune que l'adulte
La femelle pond ses œufs jaune citron par grappe de plus de 100 œufs collés sous une feuille
La Mélitée du mélampyre vole une seule génération mais avec des émergences entre mi-mai et mi-août. Une seconde génération est possible : c'est le cas pour la sous-espèce M. a. celadussa quand elle réside à basse altitude.
L'espèce hiverne au stade de chenille, dans une toile de soie.
Les plantes hôtes sont le Mélampyre des prés, les plantains, les digitales, les véroniques, les linaires...
La méditée du mélampyre est un papillon des lisières de bois herbues et fleuries.
Les mélitées du mélampyre sont de piètres voiliers, ils ne se déplacent que sur de faibles distances.
La présence de ce papillon est en régression de par les contraintes de la vie moderne.
Photographié le 28 juin 2019 à Cordes sur Ciel.
samedi 6 juillet 2024
Perovskia
Fiche synthétique
Autres noms : Sauge d'Afghanistan, sauge de Russie, lavande d'Afghanistan
Famille : Lamiacées / Nom scientifique :
Floraison : de juin à septembre – Fleurs : Bleues-mauves
arbuste vivace – Hauteur : Jusqu'à 1,5 m.
petit arbuste souvent considéré comme une grande vivace ligneuse. Originaire du centre de l’Asie et de l’Himalaya, ce cousin des sauges, des thyms et des lavandes, pousse à l’état sauvage dans les zones rocailleuses et les montagnes arides.
Au printemps, des tiges souples mais cassantes, émergent de la souche. Ce sous-arbrisseau forme une grosse touffe buissonnante et ramifiée au port érigé, souple assez diffus, qui atteindra jusqu’à 1.50 m de hauteur en fleur, pour presque autant de large au bout de trois à quatre années de culture. Il a parfois tendance à s’avachir en s’évasant. La croissance est assez rapide et la plante possède une belle longévité d’une vingtaine d’années.
Son feuillage aromatique caduc argenté ou gris-vert doux, étourdissant de finesse, contribue indéniablement à son succès. Cette jolie couleur grisée sera d’autant plus claire en sol sec.
Les longues tiges recouvertes d’un duvet laineux gris-blanc, portent des petites feuilles ovales de 3 à 5 cm, opposées, finement découpées et profondément divisées. Semblables à des petites plumes duveteuses, elles libèrent lorsqu’on les froisse, un parfum complexe à la fois mentholé et animal, rappelant celui de la sauge ou du camphrier.
De juin à septembre, voire jusqu’en octobre en climat méditerranéen, les inflorescences azurées longues de 20 à 40 cm de long, se hissent dans le brouillard du fin feuillage. D’innombrables et minuscules fleurs tubulaires et bilabiées enchâssées dans un étroit calice et réunies en épis ramifiés et légers, éclosent à l’extrémité des tiges argentées. Elles diffusent un parfum discret. Leur teinte brumeuse bleu ciel, bleu-outremer parfois lavé de blanc au revers, bleu-mauve à bleu-violacé rappelle la lavande.
Cette floraison très abondante particulièrement longue, attire les papillons, abeilles et bourdons tout au long de l’été.
Toute la plante dégage une légère odeur de sauge épicée exacerbée par les chaudes journées d’été.
Présente à Cordes sur Ciel (Tarn) dans les ruelles et talus.
Photographiée le 06 Juillet 2024
vendredi 5 juillet 2024
Cétoine dorée
Fiche synthétique
Autre nom : Hanneton des roses
Ordre : Coléoptères
Famille : Scarabidées / Cétonidées - Nom scientifique : Cetonia Aurata
Cette espèce présente une grande variation chromatique, souvent d'une couleur vert métallisé plus ou moins vive, elle est parfois teintée de rouge, rarement de bleu, de violet ou de noir.
Les adultes mesurent entre 14 et 20 mm
Les élyters sont soudés, donc ne s'ouvrent pas en vol, mais un espace permet le déploiement latéral des ailes membraneuses, sous les élytres. Ceux-ci peuvent être glabres ou légèrement pubescents. Ils présentent de façon inconstante des petites taches blanches plus ou moins marquées, alignées transversalement. Les côtes élytrales sont atténuées vers la base.
L'abdomen du mâle présente une petite dépression ventrale, le dernier sternite n'est pas ponctué au milieu, ce qui permet de différencier les sexes, celui de la femelle l'est entièrement..
la larve est saprophylophage, se nourrissant de bois très décomposé, ce qui en fait un élément important du cycle sylvigénétique. Son habitat naturel est généralement une souche ou un arbre creux contenant un terreau de bois en décomposition. Mais certains terreaux ou composts de jardin leur conviennent également. Le bois n'étant pas une nourriture très riche, le développement larvaire s'étale généralement sur deux à trois années. Puis la larve constitue une coque de matière organique (fibres de bois) et de terre dans laquelle elle se nymphose.
L'adulte (ou imago) se rencontre dans des endroits ensoleillés d'avril à octobre mais surtout de juin à août (espèce héliophile). Floricole nectarivore et pollinivore, il mange les étamines des fleurs pour leur pollen (ce qui constitue une castration des fleurs) ainsi que les fleurs entières comme celles des rosiers sauvages ou cultivés, des arbres fruitiers, des sureaux, des aubépines, des reines-des-prés et des apiacées (Ombellifères) comme la berce commune. Il peut également consommer des fruits mûrs sur les sureaux, les rosiers, les troènes ou les spirées...
Photographiée le 11 mai 2020, à Cordes sur Ciel.
jeudi 4 juillet 2024
Acanthe à feuilles molles
Fiche synthétique
Famille : Acanthacées / Nom scientifique :
Floraison : Eté – Fleurs : blanches, bractées pourpres
Plante vivace – Hauteur : 1 m à 1,5 m.
Grande vivace spectaculaire au port exubérant originaire du bassin Méditerranéen, on la retrouve à l'état naturel en Provence, dans le Languedoc et en Corse.
De juin à septembre, émergent en effet de la touffe dense de feuilles de grands épis de fleurs qui peuvent atteindre 1 mètre de hauteur. Chaque épi porte des grappes de fleurs tubulaires à deux lèvres, protégées par des bractées le plus souvent épineuses. Cette floraison se décline en différentes couleurs, du blanc au rose, en passant par le pourpre, le vert, le jaune...Quant aux bractées, elles sont souvent ombrées de violacé ou de rose. Particulièrement durables, ces fleurs attirent de nombreux insectes butineurs. Elles bénéficient également d'une bonne tenue en bouquets et restent esthétiques, même fanées.
Si les fleurs de l'Acanthe sont impressionnantes par leur ampleur, le feuillage l'est tout autant. Très découpées en lobes (épineux pour certaines espèces), pubescentes ou luisantes, les feuilles de l'Acanthe évoquent celles de l'artichaut ou du pissenlit en XXL. Certaines feuilles mesurent jusqu'à 1 mètre de long.
En automne, elles dépérissent et disparaissent, mais la souche reste vivante. Dotée de grosses racines, épaisses et charnues, l'Acanthe se naturalise facilement. Et croît tout aussi rapidement.
Présente à Cordes sur Ciel (Tarn) dans les ruelles et talus.
Photographiée le 12 Juin 2021
mercredi 3 juillet 2024
Vulcain
C'est un papillon de taille moyenne à grande, son envergure pouvant atteindre 64 mm
Les œufs sont pondus isolément sur la plante hôte, sur le dessus des feuilles. Ils sont verts et finement côtelés.
La chenille est solitaire. Dès les premiers stades elle se construit une logette constituée de feuilles cousues ensemble par de la soie, et qui lui sert d'abri et de garde-manger. Après avoir mangé les feuilles de sa logette la chenille en construit une autre. La chenille se roule en boule quand elle se sent menacée.
La période larvaire dure de 3 semaines à 1 mois selon les températures
La plante-hôte larvaire est l'ortie dioïque (Urtica dioica)
Les mâles sont territoriaux et patrouillent autour d'un territoire elliptique mesurant généralement entre 12 et 24 m de long et 4 à 13 m de large, généralement bien exposé au soleil. Ils chassent tout autre mâle qui s'en approche ainsi que tout objet volant, dont les papillons d'autres espèces, les oiseaux et même les feuilles volantes, et courtisent les femelles. Les territoires sont généralement formés en fin de journée et un même papillon peut en changer d'un jour à l'autre. Il arrive aussi qu'un mâle parvienne à s'emparer du territoire d'un autre mâle
Photographié en mai 2023
mardi 2 juillet 2024
Orpin des rochers
Fiche synthétique
Synonymes : Orpin réfléchi, Sedum rupestre
Famille : Crassulacées / Nom scientifique : Sedum reflexum
Floraison : Eté – Fleurs : Jaune
Plante vivace – Hauteur : 15 cm - Largeur : 40 cm
La petite vivace de rocaille par excellence, idéale pour embellir les recoins arides et les terres maigres. Cette plante succulente tapissante n'exige aucun entretien, se contente d'un sol sec, pauvre et même calcaire, mais offre un feuillage persistant décoratif en toutes saisons. Sa floraison jaune en étoile se dresse fièrement pour séduire les butineurs et scintiller sous le soleil de l'été.
Présente sur un terrain rocheux près de Gaillac (Tarn)
Photographiée le 01 Juillet 2024
samedi 29 juin 2024
Bourdon terrestre
Fiche synthétique
Famille : Hyménoptères - Nom scientifique : Bombus trerrestris
Bon pollinisateur, ce bourdon recrée chaque année se nouvelles colonies établies sous la terre. Il est commun en Europe où il est élevé.
Le bourdon terrestre a colonisé presque tous les milieux terrestres de plaine et moyenne montagne. C'est le bourdon le plus commun en Europe.
Il est essentiel en région tempérée où il est plus efficace que les abeilles car il pollinise dès l'aube, au printemps à des températures inférieures à 15 °C, par temps couvert, pluvieux et même venteux. Il présenterait une importance croissante en matière de pollinisation, en raison notamment du recul des populations d'abeilles sauvages et domestiques.
Élevé pour la pollinisation, on trouve dans le commerce des petits nichoirs et des ruches à bourdons. Il est notamment utilisé en culture sous serre où son comportement très peu agressif et ses aptitudes à faire vibrer les fleurs des plants de tomates ou à polliniser uniformément les fleurs des fraisiers sont très appréciées.
C’est un insecte de 11 à 23 mm caractérisé par son abdomen à l'extrémité blanche (parfois teintée de roux) ce qui lui vaut le surnom de "cul blanc". Le collier et le 2e segment abdominal sont orange ou jaune d'or.
Le bourdon est nectarivore, il se nourrit du nectar qu'il trouve en butinant les fleurs qu'il pollinise. Les larves de bourdon terrestre se nourrissent de pollen ramené par les ouvrières.
Il semble mieux résister que l'abeille aux modifications anthropiques de son environnement.
Il est régulièrement élevé comme pollinisateur, notamment sous serre, où son comportement peu agressif et sa capacité à travailler dès l'aube et par temps froid est très appréciée. Il se révèle un pollinisateur plus efficace que l'abeille. Les bourdons sont vendus dans des ruches à bourdons contenant une ou plusieurs colonies. Les boites ne durent qu'une saison ; il faut renouveler le couvain chaque année.
Comme les abeilles, la femelle ouvrière possède un dard.
Photographiée le 20 juin 2019.












