lundi 26 mai 2025

Centranthe rouge




Fiche synthétique

 

Autres noms : Valériane rouge, Lilas d’Espagne

Famille : Caprifoliacées

Nom scientifique : Centranthus ruber

Plante herbacée vivace – Fleurs rouges, roses ou blanches

Floraison de mai à septembre

 

C'est une plante assez grande vivant souvent en colonies (elle forme des touffes). Sa hauteur est variable, allant de 30 cm à 1,30 m, avec des tiges beaucoup plus longues qui peuvent courir sur le sol pour chercher le soleil (espèce héliophile). La souche est épaisse, subligneuse. Cette partie souterraine à odeur prononcée rappelant celle de la valériane officinale, sa cousine, attire irrésistiblement les chats. Les tiges, cylindriques (de 5 à 12 mm de diamètre), lisses, glauques et glabres, sont creuses et fragiles. D'abord simples et étalées, elles deviennent rameuses lorsqu'elles se redressent. Elles se cassent facilement, tout net.

Les feuilles sont opposées, glabres, glauques et entières ou finement dentées, charnues. Elles présentent une hétérophyllie marquée : les supérieures sont sessiles, engainantes (souvent connées) et deltoïdes (7 × 6 cm), les inférieures décurrentes et elliptiques (15 × 5 cm).

Les fleurs hermaphrodites sont rouges, roses ou parfois blanches (10 % des individus : Centranthus ruber 'Albus'), odorantes. Elles sont groupées en cymes multipares qui forment à l'extrémité des rameaux des panicules ou corymbes denses puis les inflorescences s'allongent. Ces grappes de fleurs ressemblent un peu à celles du lilas, d'où son nom vernaculaire de « lilas d'Espagne ». Chaque fleur possède une longue corolle en tube (8 à 14 mm de long) prolongée d'un bout par un éperon étroit (5 à 10 mm) et de l'autre s'étalant en 5 lobes (4+1). Il n'y a qu'une seule étamine et un style dépassant la corolle.

La floraison s'étale de mai à septembre. La pollinisation est de type entomogame (bourdons, et surtout papillons à longue trompe).

Les fruits sont des akènes glabres à dissémination anémochore.

 

 Centanthrus ruber est originaire des régions méditerranéennes : Afrique du nord (Maghreb), Turquie, Grèce, ex-Yougoslavie, Italie, France, Espagne et Portugal. Le réchauffement climatique lui permet de remonter progressivement vers le nord.

C'est une espèce thermophile et hyperxérophile qui s’accommode des sols très secs. Ses longues tiges presque lignifiée à la base peuvent courir au sol pour trouver la chaleur et le soleil. Chasmophyte, elle croît sur les rocailles, éboulis, sur les vieux murs eutrophiles ou les rochers ensoleillés (flore des murs, elle est associée en ville avec la pariétaire de Judée). Elle est assez indifférente à la composition chimique des sols

 

Photographiée le 24 mai 2025. Très répandue à Cordes sur Ciel sur les murs de pierre, dans les ruelles ensoleillées.

samedi 24 mai 2025

Herbe à plumes de Lessing



Fiche synthétique

 

Famille : Poacées

Nom scientifique : Stipa lessingiana

Plante herbacée vivace – Hauteur : 70 cm

Floraison : été / automne

Plein soleil – Température idéale : 10 à 35°.

 

Herbe à plumes de Lessing se trouve naturellement dans les régions de steppe et de semi-désert d'Asie centrale et de certaines parties de l'Europe de l'Est. Sa croissance s'étend à des zones caractérisées par un climat continental. Au-delà de sa gamme naturelle, herbe à plumes de Lessing a été cultivé avec succès dans diverses régions, ce qui indique un degré d'adaptabilité à différentes conditions environnementales.

 

Herbe à plumes de Lessing, originaire des steppes, prospère dans des conditions sèches et stocke efficacement l'eau, tolérant la sécheresse. Il nécessite un arrosage hebdomadaire, imitant son habitat naturel, et préfère une exposition au soleil plein, surtout pendant sa saison de croissance active.

 

Herbe à plumes de Lessing est une herbe vivace prisée pour ses attributs ornementaux. Pour la propagation, récoltez les graines mûres lorsqu'elles deviennent brunâtres, puis semez-les superficiellement dans un sol bien drainant. Un léger brouillard soutient la germination, permettant à herbe à plumes de Lessing d'épanouir avec un feuillage élégant dans le jardin.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel, au jardin royal, en mai 2025.

mercredi 21 mai 2025

Chrysope verte

 


Fiche synthétique

 

Autres noms : Demoiselle aux yeux d’or, Chrysope aux yeux d’or

Ordre : Névroptères – Famille : Chrysopidés

Nom scientifique : Chrysoperla carnea

 

Elle constitue un ennemi naturel de certains ravageurs en horticulture et arboriculture.

 

Les adultes mesurent de 10 à 15 mm. Leurs ailes membraneuses (25 mm) sont transparentes. Le corps et les nervures des ailes sont verts (rosissent en automne quand l'insecte recherche un abri pour hiverner). Les yeux sont dorés. Les antennes sont longues et filiformes. Les adultes hibernent dans les feuilles mortes en hiver et émergent quand les températures se réchauffent au printemps.

Les larves (7 à 8 mm) sont jaune-grisâtre/vert-brun avec deux bandes longitudinales rouges. Elles sont munies de pièces buccales piqueuses-suceuses pour capturer leurs proies et en aspirer le contenu. Sur les côtés, elles sont pourvues de verrues et de poils.

Les œufs, de forme elliptique et de couleur verdâtre, portés sur un long filament sont pondus sur les feuilles au voisinage des colonies des futures proies.

 

Les adultes se nourrissent de miellat et de pollen. Les larves s'attaquent aux œufs, aux larves et aux adultes de divers insectes (cochenille, pucerons, et chenilles de plusieurs espèces de lépidoptères) ainsi qu'aux acariens (araignées rouges entre autres). Au cours de son développement, une larve de chrysope peut se nourrir de plus de 500 pucerons ; en une heure, 30 à 50 araignées rouges peuvent être dévorées.

L'activité de ces insectes permet de réguler la prolifération des ravageurs de certaines cultures.

Les chrysopes permettent de réduire l'utilisation d'insecticides contre les pucerons et autres petits arthropodes nuisibles, ce qui a ainsi une action favorable sur la protection de l'environnement.

 

Les chrysopes vertes, et les larves plus particulièrement, sont sensibles aux produits phytosanitaires. Elles sont actives de mai à septembre : deux ou trois générations se succèdent. Il faut utiliser pendant cette période des produits phytosanitaires qui n'agissent pas sur les chrysopes. Les œufs sont sensibles aux huiles et la plupart des stades sont sensibles aux esters phosphoriques et produits chlorés. Ils tolèrent la plupart des fongicides.

Le maintien de haies permet de conserver des espèces animales et végétales utiles. Les haies permettent aux chrysopes adultes de trouver en lisière du verger le miellat et le pollen nécessaires à leur subsistance et à leur reproduction ainsi que des abris pour passer l'hiver.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel le 19 mai 2025.

mercredi 14 mai 2025

Clyte bélier

 



Fiche synthétique

 

Ordre : Coléoptères – Famille Cérambycidés 

Nom scientifique : Clytus arietis

 

Longicorne à antennes courtes. Il atteint 9-18 mm. Couleur noire rayée de jaune. Pattes brun-orange. Tête, pronotum et élytre ponctués. Forte pubescence sauf sur les deux tiers inférieurs des élytres. 

Les antennes sont bicolores, jaunes à la base et noires.Ce clyte présente un étonnant mimétisme batésien par ses couleurs et son comportement qui évoquent la guêpe commune, surtout lorsqu'il marche rapidement au soleil en agitant les antennes.

 

Eurasiatique, on le trouve de mai à août, sur les fleurs, les haies, près des arbres, sur les bois coupés. C'est une espèce commune.

La larve vit deux ans dans le bois mort, surtout d'arbres feuillus, d'abord sous l'écorce, puis elle fore une galerie dans laquelle elle réalise la nymphose et hiverne.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 14 mai 2025.

mercredi 7 mai 2025

Stellaire holostée

 



Fiche synthétique

 

Synonymes : Langues d’oiseaux, Craquet, collerette de la vierge

Famille : Caryophyllacées / Nom scientifique : Stellaria holostéa

 

Floraison : de mai à juillet – Fleurs : blanches, jaunes au centre (pistil et étamines)

Plante vivace de 10 à 60 cm de haut.

 

Cette plante vivace développe une souche rhizomateuse souterraine traçante qui s'étale (reproduction végétative) et d’où partent de fines tiges quadrangulaires couchées à la base, puis redressées, pubérulentes au sommet, faisant une hauteur de 10 à 60 cm. Elle présente un polymorphisme foliaire : feuilles basales parfois courtement pétiolées, feuilles caulinaires sessiles (10-15 mm), rugueuses, lancéolées, longuement acuminées, fermes, ciliées-scabres aux bords et sur la nervure en dessous (face supérieure poilue, face inférieure glabre). Les feuilles persistantes restent vertes l'hiver.

 

 

L'inflorescence est constituée de boutons floraux turbinés donnant naissance à 6-15 fleurs actinomorphe blanches (2-3 cm de diamètre, la couleur tirant au vert-jaune à la base) disposées en cyme bipare terminale. Les bractées sont herbacées, à la différence des bractées à bords scarieux de stellaria graminea.

 

 Le calice glabre est formé de cinq sépales libres (6-8 mm), ovales à lancéolés, sans nervures, appliqués sur les pétales. La corolle est composée de 5 pétales bifides (ce qui donne l’impression qu’il y a 10 pétales) veinés, deux fois plus grands que le calice (de taille supérieure à 1 cm, ils dépassent peu les sépales chez S. graminea). La période de floraison va de mai à juillet. L'androcée est constitué de 10 étamines jaune-verdâtre, protandres et hypogynes. Plante gynodioïque, son gynécée comprend 5 carpelles soudés en un ovaire supère surmonté de 2 à 5 styles libres de couleur blanche. À l'issue de la pollinisation zoogame (la plante nectarifère est visitée par les abeilles, les papillons et les oiseaux), se forment des petites capsules déhiscentes à 6 valves, subglobuleuses à globuleuses, égalant le calice persistant. Ces fruits contiennent plusieurs graines roussâtres, à dissémination barochore.

 

Pousse en forêt, en lisière, sur les talus, au printemps, à l’ombre sur des sols riches. Feuilles persistantes, restent vertes l’hiver.

 

Rencontrée dans le Lot, à Sérignac, au domaine du Clos Barat, le 1er mai 2025.

dimanche 27 avril 2025

Cousteline



Fiche synthétique

 

Autres noms : Picride vulgaire, scorsonère français

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Reichardia picroides

Plante herbacée annuelle de 5 à 50 cm – Fleurs jaunes

Floraison d’avril à juillet, un peu en automne.

 

Plante : annuelle glauque 
Pilosité : glabre 
Racine : pivotante 
Tiges : 25-50 cm dressées rameuses assez longuement nues supérieurement 
Feuilles : inférieures pennatifides ou pennatipartites les suivantes embrassantes à larges oreillettes arrondies lancéolées entières ou dentées 
Pédoncules : monocéphales très allongés écailleux au sommet un peu renflés sous le capitule 
Fruits : akènes brunâtres longs de 25 mm couverts de gros tubercules très saillants 
Fleurs : jaunes

 

L’aspect glauque et la tige presque nue la font repérer de loin quand on a l’habitude.

Les feuilles ont une allure vraiment typique avec des dents bien plus espacées que toute autre plante.

L’involucre avec ses quelques écailles en cœur ne ressemble à rien d’autre.

Enfin dernier critère moins évident le pédoncule est un peu renflé sous le capitule.

 

Plante méditerranéenne qui pousse sur les bords de chemin, les coteaux secs les pierrailles

On la rencontre des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales remonte la vallée du Rhône jusqu’en Ardèche Drôme Isère Loire Lyonnais. Tout le littoral du bassin méditerranéen.

 

La cousteline, qu’on appelle aussi scorsonère français, est une astéracée typique du pourtour méditerranéen. Elle offre une magnifique rosette de feuilles au goût doux et légèrement salin. Sa texture est ferme sans être coriace ni fibreuse jusqu’à (et même pendant) la floraison. Son feuillage offre un complément original et nutritif à nos salades vertes. Idéale pour diversifier nos sources de verdure. La qualité des feuilles serait améliorée par une position semi ombragée de la plante en plein été et/ou des arrosages constants. les feuilles ainsi que les racines peuvent être consommées cuites, tel que dans le preboggiòn, sorte de mélange de plantes sauvages cuites de la Riviera italienne. Elle supporte allègrement les sols pauvres et les conditions sèches.

 

Photographiée dans la Montagnette, à Barbentane, le 16 avril 2025.

samedi 26 avril 2025

Agave d'Amérique

 


Fiche synthétique

 

Famille : Agavacées – Nom scientifique : Agave americana

Plante grasse herbacée vivace

 

L'Agave américain est une plante grasse herbacée vivace. Il possède des tiges souterraines (rhizomes) capables de produire des drageons, mais presque pas de tige aérienne : une trentaine de grandes feuilles est disposée en large rosette de 2 à 3,70 m de hauteur pour 1 à 2 m de diamètre.

Chaque feuille atteint jusqu’à 2 m de longueur et a de 15 à 25 cm de largeur ; son extrémité peut parfois être recourbée vers le bas. Lisse, rigide, épaisse, elle est de couleur vert bleuté à maturité, bien que certaines variétés puissent avoir des rayures longitudinales jaunes ou blanches. Toutes les feuilles présentent des épines sur leurs bordures (espacées de 1 à 4 cm) et à leur extrémité. Les épines des bordures sont grises à brunes, la pointe dirigées vers le bas en diagonale, et mesurent de 8 à 10 mm. L'épine terminale, brune ou brun-noirâtre, peut atteindre plus de 2 cm de long, généralement de 2 à 6 cm.

 

La hampe florale pousse à partir du centre de la rosette de feuilles et atteint 5 à 10 m de hauteur environ. Elle porte de 15 à 35 ramifications horizontales et légèrement ascendantes. La hampe et ses ramifications portent un grand nombre de fleurs jaunes et vertes disposées en panicules. Les bractées, de forme triangulaire, mesurent de 5 à 15 cm de long.

Chaque fleur mesure entre 7 et 10,5 cm de diamètre. Elle est constituée d'un périanthe jaune à maturité, dans lequel le calice et la corolle sont fusionnés en un tube cylindrique ou légèrement en entonnoir, de 1,2 à 2 cm de long, est surmonté de 6 lobes libres de 2 à 3,5 cm de long. Le style blanc et étamines jaunes dépassent largement le périanthe. Les étamines sont insérées sur le périanthe un peu au-dessus de la moitié du tube. L'ovaire mesure de 3 à 4,5 cm de long. La pollinisation est assurée par des animaux (oiseaux, chauves-souris, papillons de nuit ou autres insectes).

Le fruit est une capsule oblongue de 3,5 à 8 cm de long, de couleur sombre à maturité, contenant des graines mesurant de 6 à 8 mm.

 

La floraison, unique dans la vie de la plante (espèce monocarpique), a lieu en été lorsque l'individu a entre dix et quinze ans et dure plusieurs mois, attirant de nombreux insectes avant de s'effondrer au vent par épuisement de la plante, qui meurt progressivement en laissant, comme tout au cours de sa vie, de nombreux drageons.

Le fruit ne se développe pas systématiquement, la reproduction est couramment asexuée. Outre les rejets (drageons) déjà mentionnés, produits par les rhizomes, il peut apparaître quelques bulbilles sur la hampe florale.

 

Originaire du Mexique et de l'extrême sud-ouest des États-Unis, cette espèce s'est naturalisée dans d’autres régions du monde telles que le pourtour méditerranéen, l’Inde, le Pakistan ou la Chine. Elle est cultivée sur tous les continents, hormis l'Antarctique.

 

L'Agave américain atteint un grand volume et doit être cultivé dans des pots volumineux en terre cuite ou dans des bacs en bois. Il doit être gardé à l'intérieur durant l'hiver en dehors des régions chaudes. L'agave peut résister à des gelées de −5 °C à −8 °C en sol bien drainant.

Cet agave permet la production de fibres (pite) pour fabriquer notamment corde et ficelle, mais aussi du papier et des nattes. Ce sont des fibres présentant une bonne résistance à la tension et une certaine extensibilité. De couleur claire, lustrées, ces fibres mesurent de 60 à 200 cm de long pour 12 à 18 µm de diamètre Cette utilisation est attestée en Amérique depuis le VIIIe millénaire av. J.-C.

 

Photographiée à Barbentane, dans la Montagnette, le 15 avril 2025.

jeudi 24 avril 2025

Aubépine monogyne

 


Fiche synthétique

 

Synonymes : Aubépine à un style, Épine blanche, Cénnelier

Famille Rosacées   / Nom scientifique : Crataegus monogyna

 

Floraison : Mai – Fleurs : Blanches et parfumées, mellifères

Arbuste épineux – Hauteur : 3 à 9 m.

 

L'Aubépine monogyne est un arbrisseau pouvant mesurer de 2 à 10 mètres de haut et pouvant vivre jusqu'à 500 ans. Des records à 662 ans (France) et à 1 700 ans (Mayenne) ont été rapportés. L'écorce jeune est lisse, d'un brun grisâtre ; l'écorce âgée est écailleuse, gris-brun, brun rosâtre ou noirâtre. Les bourgeons sont ovoïdes, brun rougeâtres et mesurent jusqu'à 3 mm de long.

 

Plusieurs types de rameaux peuvent être distingués : des rameaux feuillés longs, des rameaux feuillés courts (brachyblastes), des rameaux courts non feuillés modifiés, formant des épines et des rameaux feuillés de longueur intermédiaire (une dizaine de centimètres) se terminant en épine.

 

Le feuillage est décidu (Qui se détache et tombe selon un rythme saisonnier). Les feuilles sont alternes, un peu coriaces, presque glabres à l'exception de petites touffes de poils à l'aisselle des nervures secondaires à la face inférieure]. Le limbe est ovale ou obovale, à base atténuée ou cunéiforme, et mesure de 1,0 à 5,7 cm de long et de 0,8 à 6,0 cm de large. Les feuilles sont pourvues de 3 à 7 lobes dentés, à sinus atteignant ou dépassant la moitié de la largeur du limbe. Le pétiole mesure jusqu'à 3 cm de long. La morphologie des feuilles est très variable sur une même plante (hétérophyllie) : elle varie entre les différents types de rameaux, et même en fonction de leur position (basale ou apicale) sur les rameaux courts.

 

Les stipules des rameaux florifères courts sont décidues, entières ou denticulées et mesurent de 3 à 16 mm de long. Celles des rameaux longs sont plus larges[2]. Comme pour les feuilles, la morphologie des stipules varie en fonction du type de rameau.

 

 

L'arbuste fleurit d'avril à juin. L'inflorescence est un corymbe lâche, odorant, porté par les rameaux feuillés courts. Elle mesure de 1,5 à 5,0 cm et comporte de 10 à 18 fleurs.

 

Les fleurs sont bisexuées, régulières et mesurent de 10 à 15 mm de diamètre. Le périanthe est composé de 5 sépales triangulaires et de 5 pétales généralement blancs (mais rarement roses ou rouges) mesurant de 3 à 7 mm de long et de 4 à 7 mm de large. L'androcée est composé de 20 étamines à filet blanchâtre et à anthères roses (mais brun jaunâtre après l'anthèse). Le gynécée est composé d'un carpelle à un stigmate capité, un style et un ovaire infère uniloculaire contenant deux ovules, dont l'un seulement peut se développer en graine.

 

Les fruits, appelés cenelles, arrivent à maturité entre septembre et octobre. Ce sont en réalité des faux-fruits, constitués du réceptacle floral charnu et contenant le vrai fruit issu du développement de l'ovaire infère. Ils sont largement ovoïdes ou ellipsoïdes, d'un rouge brillant et mesurent de 6 à 11 mm de long et de 5 à 10 mm de diamètre. Ils sont couronnés par les restes persistants des sépales à leur apex. La chair des cenelles est jaunâtre et farineuse et contient généralement un seul noyau à une graine, mesurant de 6,5 à 7,5 mm de long et de 4 à 5 mm de large.

 

Les fruits sont riches en pectines, en carotène, en vitamine C et en vitamine B. Les graines ne contiennent pas d'amidon mais stockent leur énergie sous forme de protéines et d'acides gras (principalement les acides oléique et linoléiques)

 

 

En France métropolitaine, l'Aubépine monogyne est très commune sur presque tout le territoire jusqu'à 1 600 m, de l'étage méditerranéen à l'étage montagnard.

 

L'Aubépine monogyne est présente en climat tempéré froid à méditerranéen, humide à subhumide. C'est une espèce à large amplitude écologique : elle croit sur presque tous types de substrats géologiques, sur des sols à textures variées, assez secs à frais et dont le pH peut être aussi bien basique qu'acide (ou neutre), au soleil ou à mi-ombre.

 

L'Aubépine monogyne se multiplie principalement par reproduction sexuée. Elle est pollinisée par les insectes (pollinisation entomogame), puis ses graines sont disséminées principalement par diverses espèces d'oiseaux, mais aussi dans une moindre mesure par des mammifères comme le lapin, le renard roux et la chèvre domestique. Les fruits sont ingérés, puis la graine est rejetée intacte dans les selles (endozoochorie).

 

 

Arbuste au port érigé et arrondi, compact à ramification dense et pourvu de piquant. Feuilles vert clair, brillantes, dentées. Exposition : Soleil ou mi- ombre. Fleurs délicatement parfumées, mellifères. Les fruits sont des cenelles fades et farineuses, de couleur rouge, mûres en septembre et consommées par les oiseaux.

 

Présente dans la Montagnette à Barbentane, dans les bouches du Rhône.

 

Photographié à Barbentane, le 15 avril 2025.