mardi 12 novembre 2024

Rouge-gorge familier

 

Fiche synthétique

 

Passereau / Passeridés

Famille : Muscicapidés / Nom scientifique : Erithacus rubecula

 

Le mâle et la femelle sont presque identiques, avec une couronne, des ailes, le dessus et la queue de couleur brune, une bande grise sur les côtés de la gorge, un ventre blanc et la fameuse « gorge rouge », plus précisément de couleur orange foncé tirant vers le rouge.

L'identification des jeunes peut se révéler difficile, puisqu'il leur manque la tache rouge, et ils présentent un plumage brun tacheté ressemblant fortement à celui du jeune d'un membre de la même famille, le rossignol philomèle.

Le rouge-gorge est légèrement plus petit qu'un moineau, avec une taille de 12,5 à quatorze centimètres et un poids de seize à vingt-deux grammes. Il est rondelet et haut sur pattes, ses yeux noirs sont également caractéristiques.

La durée de vie d’un rouge-gorge est de onze ans.

 

Sa nature peu farouche et son plumage attractif l'ont rendu populaire chez des générations de jardiniers. Le rouge-gorge fait partie d'une espèce d'oiseau très active, dont les adultes patrouillent et défendent vivement leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c'est l'un des oiseaux les plus familiers.

Le rouge-gorge défend son territoire à longueur d'année, sauf durant la mue ou si l'hiver est très froid. En hiver, les femelles aussi occupent et défendent un territoire, qui leur est nécessaire non seulement pour nicher mais aussi pour garantir des sources suffisantes de nourriture. Un rouge-gorge sans territoire meurt au bout de quelques semaines. C'est pourquoi cet espace est défendu avec une telle énergie. En général, il suffit que le propriétaire exhibe son plastron rouge pour que l'intrus recule mais il peut arriver que la lutte s'engage et les combats s'achèvent parfois par la mort de l'un des adversaires.

À l'opposé de nombreux autres oiseaux, le rouge-gorge vit en solitaire pendant l'automne et l'hiver, mâle et femelle restant sur leur territoire hivernal respectif avec comme résultat qu'ils continuent à chanter même l'hiver, y compris la nuit.

C'est surtout en hiver que le rouge-gorge vient dans les jardins des villes et des villages. À la belle saison, il habite les bois et les forêts ou le bocage dans les haies, les boqueteaux et sous-bois denses. Dans certaines régions, les rouges-gorges restent toute l'année près de l'homme. Ce petit oiseau passe la nuit sur un buisson touffu, un lierre, parfois dans un nichoir.

Le rouge-gorge chante toute l'année sauf en été. En hiver, les deux sexes défendent chacun un territoire en chantant. Son chant mélodieux et allongé lui sert à défendre ses territoires de printemps et d'hiver.

 

Reproduction

  • Période de nidification : avril à août.
  • Nombre de couvaisons : 1-3.
  • Nombre d'œufs : 4 à 7 œufs blancs, mouchetés de brun-roux.
  • Incubation : 13 à 14 jours (femelle).
  • Nidification : Les rouges-gorges s'apparient dès décembre. En général, la femelle rejoint le mâle sur son territoire mais il arrive parfois qu'elle fusionne son territoire avec celui d'un mâle voisin ou, encore moins fréquemment, qu'elle soit rejointe par un mâle sur son territoire. L'accouplement et la nidification sont plus précoces si l'oiseau est bien nourri. Lorsque la femelle pond une nouvelle couvée, le mâle se charge de nourrir la précédente. Les jeunes sont nidicoles et quittent le nid vers le 15ème jour.
  • Nid : Le rouge-gorge fait son nid dans les trous d'arbre et de mur, également dans les jardins et dans les haies, parmi les plantes grimpantes, sur les étagères des dépendances, souvent à proximité d'une touffe herbeuse ou d'un arbuste. Il utilise parfois des boîtes à lettres ou des boites de conserve usagées. Il construit un nid hémisphérique bâti à base de mousse, d'herbe et de feuilles sèches, garni de duvet, de plume et de crins. Le nid du rouge-gorge est souvent parasité par le coucou gris.
  • Type de nichoir : Nichoir à grande ouverture.
  • Envol : 2-3 semaines

 

Le Rouge-gorge familier est présent sur une grande partie du continent eurasien ainsi qu'en Afrique du Nord et Amérique du nord. Il est totalement absent de l'Océanie.

En France il est principalement sédentaire, mais sa population augmente durant l'hiver par afflux d'individus venant du Nord de l'Europe.

 

Le rouge-gorge familier bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981(modifié en 2009) relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 28 octobre 2024.

dimanche 10 novembre 2024

Nid de frelon asiatique

 



Fiche synthétique

Autres noms : Frelon à pattes jaunes

Famille : Hyménoptères - Nom scientifique : Vespa velutina

L'espèce est originaire d'Asie. Elle a été introduite en France vers 2004 et s'est ensuite diffusée dans le reste de l'Europe où elle est désormais considérée comme espèce envahissante. En avril 2020, ce frelon aurait colonisé presque toute la France, et a atteint le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

La Reine ou fondatrice mesure jusqu'à 3,2 cm de long. Son espérance de vie est d'un an. Chaque reine fonde sa propre colonie au printemps du mois de mars jusqu'à début août. Elle se compose alors de larves qui deviendront les premières ouvrières, aussi appelées ouvrières de « première caste ». 

Les fondatrices ne pondent qu'un œuf par jour en début de saison et le développement des larves nécessite 45 jours. Ce n'est donc que vers le 15 juin que la fondatrice a assez d'ouvrières pour la nourrir et à partir de là, elle ne fera plus que pondre (jusqu'à 100 œufs par jour). 

Mi-juin, la colonie ne compte que des ouvrières puis vers la fin de l'été, également des mâles et des femelles sexuées8. Les femelles sexuées, futures reines, passent l'hiver en diapause dans un endroit abrité, souvent enterré, et sortent au printemps pour fonder de nouvelles colonies.

Une ouvrière mesure environ 1,5 à 3 cm. Les insectes qui émergent/naissent d'une jeune colonie ont été moins nourris à l'état larvaire et sont en moyenne de petite taille (moins de 2 cm). La taille moyenne des insectes augmente avec celle de sa colonie7. La sous-espèce Vespa velutina nigrithorax est reconnaissable à ses pattes jaunes, ses ailes sombres, son thorax noir, sa couleur sombre et son abdomen sombre cerné d'un anneau jaune-orangé marqué d'un triangle noir.

Le nid, ou « guêpier », est fait de fibres de cellulose mâchée, comme chez la majorité des guêpes (certaines, non Vespidae, construisent avec de la boue). Il peut atteindre jusqu'à un mètre de haut et 80 cm de diamètre. Construit au printemps9, il est aérien, le plus souvent situé dans des arbres à plusieurs mètres de hauteur, quelquefois au ras du sol, sous une charpente ou dans des cheminées. Ce frelon étant opportuniste, son nid est retrouvé aussi bien dans des habitations que sur du mobilier urbain.

Il est généralement de forme sphérique et possède un orifice de sortie latéral. Chaque nid abrite quelque 2 000 frelons, dont plus de 550 fondatrices qui peuvent, l'année suivante, nidifier si elles sont fécondées. Cependant, un grand nombre de ces reines ne passeront pas l'hiver.

Il est abandonné pendant l'hiver. Durant cette période, il a été observé en France que certains oiseaux ravageaient le nid. Ce comportement n'a aucune conséquence sur la pérennité de l'espèce puisque le nid est vide.

Le rayon d'action moyen d'une jeune ouvrière est estimé à 350 m. En vieillissant et si nécessaire, ce rayon moyen est estimé à 700 m avec un maximum estimé à 2 000 m de son nid.

Le frelon adulte se nourrit de fruits mûrs et de nectar. Pour nourrir ses larves, il capture différents insectes (mouches, guêpes, abeilles, papillons, etc... 

Pour capturer les abeilles domestiques, il se place en vol stationnaire à l'entrée d'une ruche ou patrouille au-dessus des fleurs fréquentées par les abeilles. Sa taille plus importante et ses grandes pattes lui permettent de saisir une abeille et de l'emporter avec lui. Il ne gardera de l'abeille que le thorax et en fera une boulette qu'il emportera pour nourrir les larves de sa colonie. C'est un nouveau facteur d'affaiblissement des ruches.


Photographié le 19 avril 2024 et le 03 novembre 2024, rue du Barri et chemin des Capucins à Cordes sur Ciel.

samedi 9 novembre 2024

Coquelourde des jardins

 


Fiche synthétique

 

Autres noms : Silène coronaria

Famille : Caryophyllacées – Nom scientifique : Lychnis coronaria

Plante herbacée vivace – Fleurs pourpres

 

D'origine plutôt méditerranéenne et montagnarde, elle est très cultivée, formant des massifs spectaculaires au feuillage argenté et aux fleurs d'un pourpre ou d'un grenat intense.

 

Il s'agit d'une plante grisâtre très velue, à poils argentés et soyeux, dont les feuilles sont opposées, ovales à lancéolées.

Inflorescences en cymes bipares, fleurs à longs pédicelles. Corolle à cinq pétales légèrement échancrés, munis à la base de dents rigides, formant une couronne au centre de la fleur (d'où le nom de l'espèce).

Organes reproducteurs :

  • Type d'inflorescence : cyme bipare 
  • Répartition des sexes : hermaphrodite  
  • Type de pollinisation : entomogame  
  • Période de floraison : mai à juillet (jusqu'en septembre dans les jardins)

Graine :

  • Type de fruit : capsule 
  • Mode de dissémination : anémochore 

 

Ses origines sont l'Europe méridionale et l'Asie occidentale. 

La Coquelourde des jardins peut se rencontrer dans plusieurs régions françaises mais également, à une plus grande échelle, en Asie mineure.

  • Habitat type : friches vivaces, prairies maigres, xérophiles. 
  • Aire de répartition : européen méridional

 

Photographiée à Cordes sur Ciel en mai 2021 dans une ruelle.

vendredi 8 novembre 2024

Epervier d'Europe

 

Fiche synthétique

 

Rapace diurne de la famille des Accipitridés

Nom scientifique : Accipiter nisus

Taille : 38 cm – Envergure : 60 à 75 cm – Poids : 185 à 350 g.

Longévité : 16 ans.

 

L'Épervier d'Europe est un petit Accipiter, approximativement de la taille d'un pigeon. Il se caractérise par des ailes larges, courtes et arrondies à l'extrémité et une longue queue, l'œil jaune, les parties inférieures finement barrées chez les adultes. L'épervier a la queue longue, étroite et coupée droit au bout 
Chez l'épervier, il y a un dimorphisme sexuel. Le mâle adulte est typique avec ses parties supérieures gris-ardoise et la teinte rousse des joues, des flancs et des barres des parties inférieures. L'iris est orange. La femelle adulte, visiblement plus grande, est brune à gris -brun dessus et barrée de brun dessous. L'iris est jaune et elle a le plus souvent un sourcil pâle. C'est elle qui peut prêter à confusion avec l'autour des Palombes. Le juvénile ressemble à la femelle mais les tectrices des parties supérieures sont liserées de roussâtre et le dessous est plus grossièrement barré. 
Au posé, les tarses longs et grêles. Au vol, ce sont les battements d'ailes rapides, frappés et saccadés qui permettent de trancher en faveur de l'épervier.

 

Les Éperviers d'Europe sont très discrets voire silencieux en hiver. Leurs cris sont souvent entendus à proximité du nid pendant la période de reproduction. À cette époque de l'année, ils émettent des séries de "kiou kiou kiou" dont la vitesse dépend principalement de leur finalité. Le rythme des cris est en effet très différent selon qu'ils sont utilisés pendant les vols de parades, comme cri d'alarme ou pour annoncer le retour au nid avec une proie. Le cri de quémandage de la femelle est un "hui-ou" plaintif.

 

Pendant la nidification, les Éperviers d'Europe préfèrent les contrées où les espaces ouverts alternent avec les boisements de conifères et de feuillus.

Ils installent généralement leur nid dans des parcelles de vieux arbres qui ont entre 20 et 50 ans. Ces habitats sont susceptibles de leur procurer d'excellentes cachettes et des espaces appropriés à leur mode de chasse. Les bocages, où les talus boisés succèdent aux espaces ouverts, sont également considérés comme de très bonnes sortes d'habitats. Les parties intérieures des grandes forêts denses sont généralement évitées. En revanche, les lambeaux résiduels de forêt dont la superficie est inférieure à 10 hectares semblent très appréciés. Pendant la période hivernale, les habitats boisés continuent à être prédominants, cependant les éperviers se rapprochent des centres urbains et de la périphérie des villes, ce qui est un phénomène relativement nouveau.

 

Lorsqu'ils chassent, les Éperviers d'Europe veulent bénéficier de l'effet de surprise. Pour cela, ils volent bas, à très faible hauteur au-dessus du sol, profitant souvent de l'abri des haies, des buissons ou des bâtiments pour se dissimuler et pour mener une attaque foudroyante et soudaine vis à vis des bandes de petits passereaux qui se restaurent dans les espaces ouverts.

Lorsque les victimes potentielles sont cachées dans les feuillages, les éperviers tentent de les débusquer en frappant sur les branches mais cette stratégie est souvent improductive et dans ce cas, moins de 5% des tentatives sont couronnées de succès. Néanmoins, les éperviers sont des chasseurs très obstinés, ils poursuivent leurs proies, très longtemps, parfois en altitude.

 

Vol rapide et direct avec battements rapides et frappés alternant avec de longs glissés, ailes à demi repliées. Pratique aussi le vol à voile dans les ascendances les jours de beau temps.

 

Pendant la saison de nidification, près de 98% du régime est constitué de petits oiseaux. Pendant la période hivernale, la capture de proies reste sensiblement la même.

En raison de leur taille plus impressionnante, les femelles chassent des proies plus importantes en poids comme les grives et les Pigeons ramiers. Cette différence permet aux couples d'occuper des territoires plus restreints, sans qu'il n'y ait de compétition entre les partenaires pour la nourriture.

 

Les Éperviers d'Europe atteignent généralement la maturité sexuelle entre l'âge d'un et deux ans. La plupart du temps, les liens conjugaux n'excèdent pas la durée d'une saison de nidification. Toutefois, dans les régions où les rapaces sont sédentaires ou ne s'éloignent guère de leurs lieux de reproduction, les liens peuvent perdurer et s'étendre pendant plusieurs années consécutives.

Le nid, qui est renouvelé chaque année, est construit à la transition entre les branches mortes et les branches en bonne santé, à une hauteur qui varie de 5 à 8 mètres. Dans nos contrées d'Europe occidentale, un simple conifère fait bien souvent l'affaire. Les deux partenaires unissent leurs efforts pour bâtir la structure, cependant la femelle accomplit le plus gros de la tâche. Cette dernière est presque entièrement confectionnée avec des branchettes et des ramilles mortes lâchement assemblées. La coupe, peu profonde, est garnie avec des épines et de l'écorce de résineux auxquelles sont adjointes quelques plumes provenant de la mue. La ponte comprend habituellement de 4 à 6 œufs. Ces derniers sont déposés dès le début du mois de mai ou au mois de juin, avec un intervalle de 2 jours entre chaque œuf. Chaque œuf est couvé en moyenne pendant 33 à 35 jours, mais compte-tenu de la ponte échelonnée, l'incubation peut durer jusqu'à 42 jours au total. Les oisillons restent au nid pendant 24 à 30 jours mais, après l'envol, ils sont encore dépendants de leurs parents pendant 3 à 4 semaines.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 7 novembre 2024.

jeudi 7 novembre 2024

Morelle faux jasmin



Fiche synthétique

 

Famille : Solanacées / Nom scientifique : Solanum laxum

Plante grimpante sarmenteuse – Fleurs blanches

 

Cette plante grimpante, inerme (sans épines), se développe très rapidement. Elle forme des rameaux de 2 à 8 m de long portant un feuillage semi-persistant à persistant suivant le climat.

Les feuilles sont simples, ovales-lancéolées, de 3-8 × 1,5-3 cm, glabres.

Les inflorescences sont des cymes paniculées portant des fleurs bleu clair ou blanche. La floraison s'étale de juin à novembre.

Le fruit est une baie de 5 mm de diamètre, noire et toxique.

 

La Morelle faux jasmin est originaire d'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Équateur, Paraguay, Uruguay).

 

Cette liane à floraison généreuse est utilisée dans les jardins pour couvrir les treillages ou les pergolas. Sa croissante rapide en fait une plante rapidement envahissante. Elle se cultive facilement en extérieur dans les régions tempérées à climat doux. Elle supporte -8 °C. On la multiplie par bouturage en été. Les fruits sont toxiques.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel le 12 mai 2021.

mardi 5 novembre 2024

Brocatelle d'or



Fiche synthétique

 

Ordre : Lépidoptères

Famille : Géométridés – Nom scientifique : Camptogramma bilineata

 

Taille : 27 à 30mm d’envergure.

Habitat : Elle fréquente les jardins, les allées ombragées et les lisières forestières.

Répartition géographique : Elle est répandue à travers toute l’Europe, son territoire s’étend jusqu’en Asie centrale. En France, elle est commune partout.

Comportement : L’imago est souvent actif dans la journée mais vient également à la lumière.

Période de vol : Une génération entre mai et juillet et une 2ème partielle dans le sud entre septembre et octobre.

Plante hôte : Mouron blanc, patiences, pissenlit, plantains, bugrane rampante, fraisier et de nombreuses autres plantes basses.

Chenille : Elle peut atteindre 24mm de longueur. La coloration est très variable, allant du vert au roux et au gris. Les zones intersegmentaires sont marquées de bandes roses ou jaunes. La région dorsale a une ligne sombre et 2 lignes claires. Les flancs sont pourvus d’une large bande claire au-dessous des stigmates. La tête est vert clair, brune ou grise, avec des dessins plus sombres.
Les œufs sont pondus sur les feuilles, sans disposition particulière. Les chenilles se nourrissent la nuit et se cachent le jour sous des pierres ou au pied des plantes hôtes. Au repos, leur corps est souvent replié en forme de point d’interrogation. Les cocons sont faits de terre et situés dans le sol à faible profondeur.

 

 

Photographiée à Cordes sur Ciel en mai 2020

lundi 4 novembre 2024

Vol de choucas des tours

 


Vol de Choucas des tours dans le ciel cordais.

Plus d'informations dans article antérieur :

Céraiste cotonneux


Fiche synthétique

 

Autres noms : Céraiste corbeille d’argent, céraiste argenté.

Famille : Caryophyllacées – Nom scientifique : Cerastium tomentosum

Plante herbacée vivace – Hauteur 15 à 20 cm

Floraison en mai / juin – Fleurs blanches

 

Le Céraiste cotonneux est une plante vivace de 15 à 20 cm de haut. Elle s'étend grâce à ses rhizomes.

Les feuilles opposées, sessiles, sont tomenteuses, c'est-à-dire couvertes de poils soyeux, argentés, crépus et enchevêtrés, formant comme un feutrage blanchâtre. Elles sont linéaires, les plus grandes de 8 mm de large sur 50 mm de long.

L'inflorescence est une cyme bipare portant de 3 à 13 fleurs. Les pédicelles de 10 à 40 mm portent des fleurs blanches de 15-25 mm de diamètre, à 10 étamines et 5 styles, entourés par 5 pétales à deux lobes et un calice dialysépale à 5 divisions. La floraison, très abondante, a lieu en mai-juin. La pollinisation est entomogame.

Le fruit est une capsule cylindrique, denticide, de 10-15 mm, érigée.

 

Le Céraiste cotonneux est une plante horticole, vivace, de rocaille, formant des tapis argentés denses.

Cette plante est peu exigeante : elle apprécie un sol pauvre, riche en graviers, bien drainé, dans un endroit ensoleillé. Elle s'étend facilement par ses rhizomes.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel le 2 mai 2021.

samedi 2 novembre 2024

Mésange charbonnière





Fiche synthétique


Passereau / Passeridés

Famille : Paridés / Nom scientifique : Parus major 

 

Alimentation : Insectivore et granivore


La Mésange charbonnière (Parus major) est une espèce de passereaux de la famille des paridés.

Cette mésange, la plus commune et la plus grande des mésanges eurasiatiques, est facilement identifiable grâce à sa calotte et à sa cravate noires, ainsi qu'à son plumage où le jaune domine. Le dimorphisme sexuel est peu marqué.

Présente dans la quasi-totalité de l'Europe, une grande partie de l'Asie et le nord-ouest de l'Afrique, elle occupe de nombreux types d'habitats, qu'il s'agisse de forêts, de taïgas, de parcs ou de jardins, pourvu qu'il y ait des arbres. Elle établit son nid dans une cavité d'arbre ou de muraille, mais occupe également les nichoirs. Si l'espèce est généralement sédentaire et fidèle à son territoire d'année en année, des migrations partielles ont lieu certaines années, probablement en raison de la surpopulation. Grégaire, elle vit en petits groupes en dehors de la période de reproduction.

Elle a un régime alimentaire varié. Si elle est majoritairement insectivore pendant la période de reproduction, elle est plutôt granivore le reste de l'année. C'est ainsi qu'elle fréquente assidûment les mangeoires, où elle recherche des graines, essentiellement de tournesol : quand elle en trouve une, elle se pose sur une branche proche pour la déguster, puis revient. La Mésange charbonnière ainsi que ses petits font à leur tour partie du régime alimentaire de certains oiseaux (Épervier d’Europe et pic épeiche notamment) et mammifères (Belette d’Europe et Chat domestique notamment).

La Mésange charbonnière est la plus grande et la plus lourde des mésanges (12,5 à 15 cm de long, pour une envergure de 23 à 26 cm et une masse de 12 à 22 g). Elle est un peu plus svelte que le moineau domestique.

La Mésange charbonnière effectue le plus souvent deux couvées de cinq à douze œufs par an, généralement entre janvier et septembre, la période exacte dépendant des régions. L'inspection des endroits propices a souvent commencé dès l'automne précédent et la formation des couples s'achève, en Europe centrale, en février au plus tard. C'est le mâle qui attire la femelle vers le site de reproduction potentiel en y volant de manière répétée, en tapotant les bords de la cavité et en lui offrant de la nourriture. Le nid est construit par la femelle dans le trou d'un arbre, d'un mur ou dans un nichoir, à une hauteur généralement inférieure à six mètres. Sa construction dure entre cinq et douze jours : il est composé de brindilles, de mousse, de brins d'herbe, de flocons de laine, de touffes de poils et de crins.

La ponte commence alors que le nid n'est pas encore achevé et la femelle pond chaque œuf à un jour d'intervalle du précédent. Les œufs sont couvés par la femelle entre 12 et 15 jours et l'éclosion se déroule sur une période de deux à quatre jours. Le mâle lui fournit une partie de son alimentation pendant la couvaison et jusqu'à l'envol des jeunes. Les petits restent au nid entre 16 et 22 jours après l'éclosion. Pendant une à deux semaines, la famille reste regroupée dans un rayon de quelques centaines de mètres autour du nid, même si les jeunes n'y retournent plus après leur envol. Lorsqu'il y a une deuxième couvée, les jeunes de la première couvée restent moins longtemps près des parents. La seconde couvée a rarement lieu dans le même nid que la première, mais les deux nids sont généralement proches l'un de l'autre.


Photographiée à Cordes sur Ciel, au jardin royal, à la cime d'un marronnier, le 02 novembre 2024.

vendredi 1 novembre 2024

Néphrotome de Pierre

 

Fiche synthétique

 

Diptères

Nématocères de la famille des Tipulidés –

Nom scientifique : Nephrotoma appendiculata

 

Cycle de vie de Néphrotome de pierre

Œuf Les œufs de néphrotome de pierre sont souvent pondus dans des environnements humides. Ces précurseurs ovoïdes des larves de néphrotome de pierre sont minuscules et généralement non distincts en couleur, se fondant dans leur environnement comme mesure de protection.

Larve À l'éclosion, le stade larvaire de néphrotome de pierre commence, caractérisé par une apparence semblable à un ver, sans ailes, avec un corps doux et allongé. Se nourrissant voracement, les larves grandissent rapidement, muant plusieurs fois et augmentant considérablement de taille.

Chrysalide La transition au stade nymphal représente une période de transformation intense pour néphrotome de pierre. Encastré dans un cocon protecteur, l'organisme est immobile et subit des changements physiologiques significatifs, acquérant progressivement les caractéristiques de l'adulte.

Adulte Émergeant de la pupe, le développement de l'adulte de néphrotome de pierre est marqué par la présence d'ailes et d'organes reproducteurs fonctionnels. Le corps est entièrement formé et durci, et l'adulte est mobile, se concentrant sur la reproduction.

 

Prédateurs des Néphrotome de pierre adultes

Oiseaux, chauves-souris, araignées, grenouilles, libellules, mouches prédatrices.

Les membres de néphrotome de pierre peuvent détecter des vibrations sismiques, leur permettant d'échapper aux prédateurs en percevant leurs pas à distance.

 

Habitat des jeunes Néphrotome de pierre

Prairies et herbes, habitats d'eau douce, forêts et bois.

Habitat des adultes

Ces mouches grues habitent les lisières des bois, les jardins, les champs, les prairies accidentées et les terres agricoles.

 

Sources de nourriture pour adultes

Aucun (les adultes ne se nourrissent pas et utilisent l'énergie stockée pendant le stade jeune).

Sources de nourriture des larves

Matière végétale en décomposition, champignons, racines mortes, feuilles en décomposition, matière organique du sol.

 

Les larves de néphrotome de pierre ciblent les plantes, rongeant les racines et les tiges, ce qui peut entraîner une croissance affaiblie, une réduction du rendement, et potentiellement la mort des plantes. La gravité des dommages varie, pouvant passer de légère à sévère en fonction de la densité de la population larvaire.

 

Photographié à Cordes sur Ciel, en juin 1019.