mardi 27 mai 2025

Belle dame

 



Fiche synthétique

 

Autre nom : Vanesse du chardon

Ordre : Lépidoptères – Famille : Nymphalidés

Nom scientifique : Vanessa cardui

 

Papillon migrateur, il possède une aire de répartition quasi-cosmopolite, c'est l'espèce diurne la plus répandue dans le monde.

 

L'imago de la Belle-Dame est un papillon de taille moyenne à grande : la longueur de l’aile antérieur est en général comprise entre 27 et 34 mm.

Une grande partie du dessus des ailes consiste en un fond orange à rose saumon orné d'un réseau complexe de taches noires, à l'exception de la partie apicale des ailes antérieures qui est noire à taches blanches. Le dessus des ailes postérieures présente une rangée de quatre à cinq points post discaux noirs. Le revers des ailes postérieures est chamarré de beige et de blanc, avec des nervures blanches et cinq ocelles post discaux dont certains ont le centre gris-bleu.

Les deux sexes sont semblables.

Les individus en cours ou en fin de migration sont souvent reconnaissables à l'aspect délavé de leurs ailes, dû à l'altération des écailles qui les composent.

 

Les œufs sont verdâtres et sphériques, et comportent 12 à 14 crêtes longitudinales. La femelle les dépose un à un sur la face supérieure des feuilles de la plante-hôte.

 Les chenilles ont une tête noire, un front brun et cinq paires de fausses pattes brunes. Atteignant une taille de 32 mm à maturité, elles prennent un aspect variable selon le stade larvaire. La jeune larve possède un corps noir avec des épines ramifiées blanc-jaunâtre disposées sur des tubercules orangés. La larve mature possède un corps gris verdâtre avec des marbrures jaunes et/ou rousses et des épines ramifiées blanches à jaunâtres disposées sur des tubercules orangés[3].
Elles se rencontrent de mai à septembre en Europe et en Amérique du Nord, et d'octobre à mars en Afrique du Nord et au Mexique.

La chrysalide est anguleuse, de couleur gris beige avec des reflets dorés. Elle est ponctuée de points blanchâtres, orangés à dorés qui présentent un mimétisme pour se camoufler, ces points évoquant des gouttes de rosée sur une feuille morte[4]. Deux rangées de petites épines courent sur son dos. Elle est attachée au support par un crémaster.

 

La Belle-Dame est le papillon à l'aire de distribution la plus large au monde : elle peut être observée sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique et de l'Amérique du Sud.

 En France métropolitaine, l'espèce n’est pas résidente permanente, mais est présente une partie de l’année (d’avril à octobre environ) en tant que migratrice, et peut être observée dans tous les départements, en abondance très variable selon les années. Aux Antilles, elle est rarement observée, et toujours comme migratrice.

La Belle-Dame est une espèce migratrice : elle est même considérée, parmi les papillons, comme le plus grand migrateur connu.

L’espèce hiverne en Afrique puis migre vers l'Europe centrale et du sud au printemps (d'avril à juin), atteignant des latitudes plus ou moins élevées selon les années. Elle se reproduit alors en Europe durant la saison chaude, accomplissant d’un à trois cycles reproductifs. À l’automne, les descendants des migrants de printemps meurent ou migrent à nouveau vers le sud. L’espèce reste donc absente d’Europe de novembre à février.

Les papillons en migration se déplacent par groupes de quatre ou cinq et ont un vol rapide et puissant, qui peut atteindre une vitesse de 25 à 30 km/h. Ils peuvent couvrir près de 500 km en un jour, ne faisant que de rares pauses pour se nourrir sur les fleurs de chardon.

 

La Belle-Dame est polyvoltine : elle vole toute l'année sans diapause, puisqu’elle change de domaine de résidence. En Europe et en Amérique du Nord, suivant le lieu où elle réside, elle produit d'une à trois générations annuelles, dont la dernière migre vers le sud. Dans ses quartiers d’hiver au Mexique ou Afrique du Nord, l'espèce peut produire jusqu'à quatre générations avant de repartir vers le nord. Le trajet peut parfois s'effectuer sur deux générations.

 

La Belle-Dame affectionne les lieux découverts et tous les lieux comportant des chardons ou autres plantes-hôtes.

Les plantes-hôtes sont variées : grande ortie, chardons (ce qui lui vaut son nom vernaculaire de Vanesse du chardon, et son épithète spécifique cardui, du genre de chardon Carduus), mauve sauvage, tussilage, bardane, artichaut, lavande.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel, au jardin royal, sur des fleurs de centranthe rouge, le 26 mai 2025.

lundi 26 mai 2025

Centranthe rouge




Fiche synthétique

 

Autres noms : Valériane rouge, Lilas d’Espagne

Famille : Caprifoliacées

Nom scientifique : Centranthus ruber

Plante herbacée vivace – Fleurs rouges, roses ou blanches

Floraison de mai à septembre

 

C'est une plante assez grande vivant souvent en colonies (elle forme des touffes). Sa hauteur est variable, allant de 30 cm à 1,30 m, avec des tiges beaucoup plus longues qui peuvent courir sur le sol pour chercher le soleil (espèce héliophile). La souche est épaisse, subligneuse. Cette partie souterraine à odeur prononcée rappelant celle de la valériane officinale, sa cousine, attire irrésistiblement les chats. Les tiges, cylindriques (de 5 à 12 mm de diamètre), lisses, glauques et glabres, sont creuses et fragiles. D'abord simples et étalées, elles deviennent rameuses lorsqu'elles se redressent. Elles se cassent facilement, tout net.

Les feuilles sont opposées, glabres, glauques et entières ou finement dentées, charnues. Elles présentent une hétérophyllie marquée : les supérieures sont sessiles, engainantes (souvent connées) et deltoïdes (7 × 6 cm), les inférieures décurrentes et elliptiques (15 × 5 cm).

Les fleurs hermaphrodites sont rouges, roses ou parfois blanches (10 % des individus : Centranthus ruber 'Albus'), odorantes. Elles sont groupées en cymes multipares qui forment à l'extrémité des rameaux des panicules ou corymbes denses puis les inflorescences s'allongent. Ces grappes de fleurs ressemblent un peu à celles du lilas, d'où son nom vernaculaire de « lilas d'Espagne ». Chaque fleur possède une longue corolle en tube (8 à 14 mm de long) prolongée d'un bout par un éperon étroit (5 à 10 mm) et de l'autre s'étalant en 5 lobes (4+1). Il n'y a qu'une seule étamine et un style dépassant la corolle.

La floraison s'étale de mai à septembre. La pollinisation est de type entomogame (bourdons, et surtout papillons à longue trompe).

Les fruits sont des akènes glabres à dissémination anémochore.

 

 Centanthrus ruber est originaire des régions méditerranéennes : Afrique du nord (Maghreb), Turquie, Grèce, ex-Yougoslavie, Italie, France, Espagne et Portugal. Le réchauffement climatique lui permet de remonter progressivement vers le nord.

C'est une espèce thermophile et hyperxérophile qui s’accommode des sols très secs. Ses longues tiges presque lignifiée à la base peuvent courir au sol pour trouver la chaleur et le soleil. Chasmophyte, elle croît sur les rocailles, éboulis, sur les vieux murs eutrophiles ou les rochers ensoleillés (flore des murs, elle est associée en ville avec la pariétaire de Judée). Elle est assez indifférente à la composition chimique des sols

 

Photographiée le 24 mai 2025. Très répandue à Cordes sur Ciel sur les murs de pierre, dans les ruelles ensoleillées.

samedi 24 mai 2025

Herbe à plumes de Lessing



Fiche synthétique

 

Famille : Poacées

Nom scientifique : Stipa lessingiana

Plante herbacée vivace – Hauteur : 70 cm

Floraison : été / automne

Plein soleil – Température idéale : 10 à 35°.

 

Herbe à plumes de Lessing se trouve naturellement dans les régions de steppe et de semi-désert d'Asie centrale et de certaines parties de l'Europe de l'Est. Sa croissance s'étend à des zones caractérisées par un climat continental. Au-delà de sa gamme naturelle, herbe à plumes de Lessing a été cultivé avec succès dans diverses régions, ce qui indique un degré d'adaptabilité à différentes conditions environnementales.

 

Herbe à plumes de Lessing, originaire des steppes, prospère dans des conditions sèches et stocke efficacement l'eau, tolérant la sécheresse. Il nécessite un arrosage hebdomadaire, imitant son habitat naturel, et préfère une exposition au soleil plein, surtout pendant sa saison de croissance active.

 

Herbe à plumes de Lessing est une herbe vivace prisée pour ses attributs ornementaux. Pour la propagation, récoltez les graines mûres lorsqu'elles deviennent brunâtres, puis semez-les superficiellement dans un sol bien drainant. Un léger brouillard soutient la germination, permettant à herbe à plumes de Lessing d'épanouir avec un feuillage élégant dans le jardin.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel, au jardin royal, en mai 2025.

mercredi 21 mai 2025

Chrysope verte

 


Fiche synthétique

 

Autres noms : Demoiselle aux yeux d’or, Chrysope aux yeux d’or

Ordre : Névroptères – Famille : Chrysopidés

Nom scientifique : Chrysoperla carnea

 

Elle constitue un ennemi naturel de certains ravageurs en horticulture et arboriculture.

 

Les adultes mesurent de 10 à 15 mm. Leurs ailes membraneuses (25 mm) sont transparentes. Le corps et les nervures des ailes sont verts (rosissent en automne quand l'insecte recherche un abri pour hiverner). Les yeux sont dorés. Les antennes sont longues et filiformes. Les adultes hibernent dans les feuilles mortes en hiver et émergent quand les températures se réchauffent au printemps.

Les larves (7 à 8 mm) sont jaune-grisâtre/vert-brun avec deux bandes longitudinales rouges. Elles sont munies de pièces buccales piqueuses-suceuses pour capturer leurs proies et en aspirer le contenu. Sur les côtés, elles sont pourvues de verrues et de poils.

Les œufs, de forme elliptique et de couleur verdâtre, portés sur un long filament sont pondus sur les feuilles au voisinage des colonies des futures proies.

 

Les adultes se nourrissent de miellat et de pollen. Les larves s'attaquent aux œufs, aux larves et aux adultes de divers insectes (cochenille, pucerons, et chenilles de plusieurs espèces de lépidoptères) ainsi qu'aux acariens (araignées rouges entre autres). Au cours de son développement, une larve de chrysope peut se nourrir de plus de 500 pucerons ; en une heure, 30 à 50 araignées rouges peuvent être dévorées.

L'activité de ces insectes permet de réguler la prolifération des ravageurs de certaines cultures.

Les chrysopes permettent de réduire l'utilisation d'insecticides contre les pucerons et autres petits arthropodes nuisibles, ce qui a ainsi une action favorable sur la protection de l'environnement.

 

Les chrysopes vertes, et les larves plus particulièrement, sont sensibles aux produits phytosanitaires. Elles sont actives de mai à septembre : deux ou trois générations se succèdent. Il faut utiliser pendant cette période des produits phytosanitaires qui n'agissent pas sur les chrysopes. Les œufs sont sensibles aux huiles et la plupart des stades sont sensibles aux esters phosphoriques et produits chlorés. Ils tolèrent la plupart des fongicides.

Le maintien de haies permet de conserver des espèces animales et végétales utiles. Les haies permettent aux chrysopes adultes de trouver en lisière du verger le miellat et le pollen nécessaires à leur subsistance et à leur reproduction ainsi que des abris pour passer l'hiver.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel le 19 mai 2025.

mercredi 14 mai 2025

Clyte bélier

 



Fiche synthétique

 

Ordre : Coléoptères – Famille Cérambycidés 

Nom scientifique : Clytus arietis

 

Longicorne à antennes courtes. Il atteint 9-18 mm. Couleur noire rayée de jaune. Pattes brun-orange. Tête, pronotum et élytre ponctués. Forte pubescence sauf sur les deux tiers inférieurs des élytres. 

Les antennes sont bicolores, jaunes à la base et noires.Ce clyte présente un étonnant mimétisme batésien par ses couleurs et son comportement qui évoquent la guêpe commune, surtout lorsqu'il marche rapidement au soleil en agitant les antennes.

 

Eurasiatique, on le trouve de mai à août, sur les fleurs, les haies, près des arbres, sur les bois coupés. C'est une espèce commune.

La larve vit deux ans dans le bois mort, surtout d'arbres feuillus, d'abord sous l'écorce, puis elle fore une galerie dans laquelle elle réalise la nymphose et hiverne.

 

Photographié à Cordes sur Ciel le 14 mai 2025.

mercredi 7 mai 2025

Stellaire holostée

 



Fiche synthétique

 

Synonymes : Langues d’oiseaux, Craquet, collerette de la vierge

Famille : Caryophyllacées / Nom scientifique : Stellaria holostéa

 

Floraison : de mai à juillet – Fleurs : blanches, jaunes au centre (pistil et étamines)

Plante vivace de 10 à 60 cm de haut.

 

Cette plante vivace développe une souche rhizomateuse souterraine traçante qui s'étale (reproduction végétative) et d’où partent de fines tiges quadrangulaires couchées à la base, puis redressées, pubérulentes au sommet, faisant une hauteur de 10 à 60 cm. Elle présente un polymorphisme foliaire : feuilles basales parfois courtement pétiolées, feuilles caulinaires sessiles (10-15 mm), rugueuses, lancéolées, longuement acuminées, fermes, ciliées-scabres aux bords et sur la nervure en dessous (face supérieure poilue, face inférieure glabre). Les feuilles persistantes restent vertes l'hiver.

 

 

L'inflorescence est constituée de boutons floraux turbinés donnant naissance à 6-15 fleurs actinomorphe blanches (2-3 cm de diamètre, la couleur tirant au vert-jaune à la base) disposées en cyme bipare terminale. Les bractées sont herbacées, à la différence des bractées à bords scarieux de stellaria graminea.

 

 Le calice glabre est formé de cinq sépales libres (6-8 mm), ovales à lancéolés, sans nervures, appliqués sur les pétales. La corolle est composée de 5 pétales bifides (ce qui donne l’impression qu’il y a 10 pétales) veinés, deux fois plus grands que le calice (de taille supérieure à 1 cm, ils dépassent peu les sépales chez S. graminea). La période de floraison va de mai à juillet. L'androcée est constitué de 10 étamines jaune-verdâtre, protandres et hypogynes. Plante gynodioïque, son gynécée comprend 5 carpelles soudés en un ovaire supère surmonté de 2 à 5 styles libres de couleur blanche. À l'issue de la pollinisation zoogame (la plante nectarifère est visitée par les abeilles, les papillons et les oiseaux), se forment des petites capsules déhiscentes à 6 valves, subglobuleuses à globuleuses, égalant le calice persistant. Ces fruits contiennent plusieurs graines roussâtres, à dissémination barochore.

 

Pousse en forêt, en lisière, sur les talus, au printemps, à l’ombre sur des sols riches. Feuilles persistantes, restent vertes l’hiver.

 

Rencontrée dans le Lot, à Sérignac, au domaine du Clos Barat, le 1er mai 2025.

dimanche 27 avril 2025

Cousteline



Fiche synthétique

 

Autres noms : Picride vulgaire, scorsonère français

Famille : Astéracées – Nom scientifique : Reichardia picroides

Plante herbacée annuelle de 5 à 50 cm – Fleurs jaunes

Floraison d’avril à juillet, un peu en automne.

 

Plante : annuelle glauque 
Pilosité : glabre 
Racine : pivotante 
Tiges : 25-50 cm dressées rameuses assez longuement nues supérieurement 
Feuilles : inférieures pennatifides ou pennatipartites les suivantes embrassantes à larges oreillettes arrondies lancéolées entières ou dentées 
Pédoncules : monocéphales très allongés écailleux au sommet un peu renflés sous le capitule 
Fruits : akènes brunâtres longs de 25 mm couverts de gros tubercules très saillants 
Fleurs : jaunes

 

L’aspect glauque et la tige presque nue la font repérer de loin quand on a l’habitude.

Les feuilles ont une allure vraiment typique avec des dents bien plus espacées que toute autre plante.

L’involucre avec ses quelques écailles en cœur ne ressemble à rien d’autre.

Enfin dernier critère moins évident le pédoncule est un peu renflé sous le capitule.

 

Plante méditerranéenne qui pousse sur les bords de chemin, les coteaux secs les pierrailles

On la rencontre des Alpes-Maritimes aux Pyrénées-Orientales remonte la vallée du Rhône jusqu’en Ardèche Drôme Isère Loire Lyonnais. Tout le littoral du bassin méditerranéen.

 

La cousteline, qu’on appelle aussi scorsonère français, est une astéracée typique du pourtour méditerranéen. Elle offre une magnifique rosette de feuilles au goût doux et légèrement salin. Sa texture est ferme sans être coriace ni fibreuse jusqu’à (et même pendant) la floraison. Son feuillage offre un complément original et nutritif à nos salades vertes. Idéale pour diversifier nos sources de verdure. La qualité des feuilles serait améliorée par une position semi ombragée de la plante en plein été et/ou des arrosages constants. les feuilles ainsi que les racines peuvent être consommées cuites, tel que dans le preboggiòn, sorte de mélange de plantes sauvages cuites de la Riviera italienne. Elle supporte allègrement les sols pauvres et les conditions sèches.

 

Photographiée dans la Montagnette, à Barbentane, le 16 avril 2025.

samedi 26 avril 2025

Agave d'Amérique

 


Fiche synthétique

 

Famille : Agavacées – Nom scientifique : Agave americana

Plante grasse herbacée vivace

 

L'Agave américain est une plante grasse herbacée vivace. Il possède des tiges souterraines (rhizomes) capables de produire des drageons, mais presque pas de tige aérienne : une trentaine de grandes feuilles est disposée en large rosette de 2 à 3,70 m de hauteur pour 1 à 2 m de diamètre.

Chaque feuille atteint jusqu’à 2 m de longueur et a de 15 à 25 cm de largeur ; son extrémité peut parfois être recourbée vers le bas. Lisse, rigide, épaisse, elle est de couleur vert bleuté à maturité, bien que certaines variétés puissent avoir des rayures longitudinales jaunes ou blanches. Toutes les feuilles présentent des épines sur leurs bordures (espacées de 1 à 4 cm) et à leur extrémité. Les épines des bordures sont grises à brunes, la pointe dirigées vers le bas en diagonale, et mesurent de 8 à 10 mm. L'épine terminale, brune ou brun-noirâtre, peut atteindre plus de 2 cm de long, généralement de 2 à 6 cm.

 

La hampe florale pousse à partir du centre de la rosette de feuilles et atteint 5 à 10 m de hauteur environ. Elle porte de 15 à 35 ramifications horizontales et légèrement ascendantes. La hampe et ses ramifications portent un grand nombre de fleurs jaunes et vertes disposées en panicules. Les bractées, de forme triangulaire, mesurent de 5 à 15 cm de long.

Chaque fleur mesure entre 7 et 10,5 cm de diamètre. Elle est constituée d'un périanthe jaune à maturité, dans lequel le calice et la corolle sont fusionnés en un tube cylindrique ou légèrement en entonnoir, de 1,2 à 2 cm de long, est surmonté de 6 lobes libres de 2 à 3,5 cm de long. Le style blanc et étamines jaunes dépassent largement le périanthe. Les étamines sont insérées sur le périanthe un peu au-dessus de la moitié du tube. L'ovaire mesure de 3 à 4,5 cm de long. La pollinisation est assurée par des animaux (oiseaux, chauves-souris, papillons de nuit ou autres insectes).

Le fruit est une capsule oblongue de 3,5 à 8 cm de long, de couleur sombre à maturité, contenant des graines mesurant de 6 à 8 mm.

 

La floraison, unique dans la vie de la plante (espèce monocarpique), a lieu en été lorsque l'individu a entre dix et quinze ans et dure plusieurs mois, attirant de nombreux insectes avant de s'effondrer au vent par épuisement de la plante, qui meurt progressivement en laissant, comme tout au cours de sa vie, de nombreux drageons.

Le fruit ne se développe pas systématiquement, la reproduction est couramment asexuée. Outre les rejets (drageons) déjà mentionnés, produits par les rhizomes, il peut apparaître quelques bulbilles sur la hampe florale.

 

Originaire du Mexique et de l'extrême sud-ouest des États-Unis, cette espèce s'est naturalisée dans d’autres régions du monde telles que le pourtour méditerranéen, l’Inde, le Pakistan ou la Chine. Elle est cultivée sur tous les continents, hormis l'Antarctique.

 

L'Agave américain atteint un grand volume et doit être cultivé dans des pots volumineux en terre cuite ou dans des bacs en bois. Il doit être gardé à l'intérieur durant l'hiver en dehors des régions chaudes. L'agave peut résister à des gelées de −5 °C à −8 °C en sol bien drainant.

Cet agave permet la production de fibres (pite) pour fabriquer notamment corde et ficelle, mais aussi du papier et des nattes. Ce sont des fibres présentant une bonne résistance à la tension et une certaine extensibilité. De couleur claire, lustrées, ces fibres mesurent de 60 à 200 cm de long pour 12 à 18 µm de diamètre Cette utilisation est attestée en Amérique depuis le VIIIe millénaire av. J.-C.

 

Photographiée à Barbentane, dans la Montagnette, le 15 avril 2025.