lundi 31 mars 2025

Anthrène du bouillon blanc




Fiche synthétique


Autre nom : Anthrène bigarrée des tapis.

Ordre : Coléoptères – Famille : Dermestidés

Nom scientifique : Anthrenus verbasci

 

D’environ 3 mm, considérée comme très nuisible à l’homme, il se nourrit de fibres naturelles, il ravage vêtements et meubles.

Les larves de l’anthrène du bouillon blanc ont une taille généralement comprise entre 4 et 5 mm. Le corps est coloré suivant un motif de bandes alternant des nuances de brun clair et foncé. Le corps est plus large à l’arrière et s'étoffe de trois paires de touffes de soies utilisées comme moyen de protection.

Les imagos ont une taille allant de 1,7 à 3,5 mm. Leurs élytres sont recouverts d’écailles de deux couleurs variant elles aussi sur des nuances de brun comme les chenilles. De nombreuses écailles proches du blanc sont concentrées dans la zone autour du pronotum. Les antennes comportent onze articles et se terminent par une massue en trois segments.

 

Le cycle de vie de l’anthrène est plutôt inhabituel pour un insecte : il lui faut de un à trois ans pour passer de l’état de larve à celui d’adulte (selon les conditions environnementales).

Les œufs éclosent au printemps et au début de l’été, souvent près d’un nid d’oiseaux (dont ceux du moineau domestique et du martinet des maisons) ou dans les garde-robes. Les larves se nourrissent de fibres naturelles pendant tout leur développement, jusqu’à la diapause qui précède la pupaison. La durée de cette période de dormance dépend de facteurs environnementaux, dont le plus important est probablement le photopériodisme.

 L’exuviation intervient entre fin mai et début août, permettant aux adultes fraîchement ailés d’aller se nourrir du pollen des plantes fleuries[4]. Pendant cette période les adultes s’accouplent, pondent de nouveaux œufs et le cycle recommence.

 

Parmi les prédateurs naturels de l’anthrène, l’un des plus étudiés est la guêpe parasitoïde Laelius pedatus. Lorsqu’une femelle de cette guêpe rencontre une larve de l’anthrène elle se pose sur sa face dorsale et plante son long oviposteur dans le thorax de l’animal afin de le paralyser. Par réflexe la larve dresse ses dures soies défensives contre la guêpe. Les soies se détachent et restent fichées dans la guêpe subissant alors une quelconque forme d’irritation. Cette forme de défense semble pourtant inefficace car la plupart des attaques de la guêpe à l’encontre des larves de l’anthrène sont abouties.

Si l’attaque de la guêpe réussit, la larve est paralysée de façon permanente et l’échange dure environ 40 secondes. Cette paralysie permet à la guêpe de retirer les éventuelles soies urticantes qu’elle aurait pu recevoir durant l’attaque. Elle peut attendre jusqu’à 24 heures avant de pondre ses œufs dans le corps de la victime. Pendant ce temps elle vérifiera souvent l’état de paralysie de la larve en la mordant et en étudiant sa réaction. Quand la guêpe a fini de retirer les soies de son propre corps elle pond entre deux et quatre œufs sur le corps de la larve. Les œufs éclosent entre trois et quatre jours plus tard et se nourrissent de leur hôte jusqu’à sa mort. Les larves de la guêpe s’enferment ensuite dans des cocons près du cadavre de l’anthrène jusqu’à leur éclosion.

 

Les larves de l’anthrène du bouillon blanc sont considérées comme très nuisibles pour l’homme et son foyer. Les adultes pondent leurs œufs dans les conduits d’aération, les placards, sous les meubles ou les plinthes. Une fois écloses et jusqu’à leur âge adulte, les larves se cachent dans des lieux sombres et tranquilles se nourrissant de substances organiques. Les larves sont responsables de la destruction de nombreux biens tels que meubles, vêtements, couvertures, fourrures et tapis. Les collections de spécimens biologiques, surtout d’insectes, sont soumises à ce type de destruction, faisant de l’anthrène un fléau redouté des musées parfois appelé à bon escient "destructeur de musée". Les infestations peuvent être empêchées grâce à un ménage régulier et le retrait de nids abandonnés d’insectes ou d’oiseaux près de la maison. Des signes clairs d’infestation sont entre autres les objets abîmés, les exuvies dans des lieux sombres et la présence de nombreux adultes près des fenêtres. La désinsectisation peut être réalisée à l’aide d’insecticides, de privation d’oxygène, du froid et de pièges à phéromones.

 

Photographiées à Cordes sur Ciel le 18 mai 2020.

samedi 29 mars 2025

Iris d'Allemagne

 


Fiche synthétique

 

Famille : Iridacées / Nom scientifique : Iris germanica

 

Floraison : Mars, avril, mai – Fleurs : blanches ou violettes

Plante herbacée vivace – Hauteur : jusqu'à 120 cm.

 

Originaire de Syrie, cet Iris a pour épithète spécifique "germanica" car il était l'emblème héraldique de nombreux seigneurs du saint empire germanique. 

 

L'iris d'Allemagne est une plante pouvant atteindre 120 cm de haut.

 

Son rhizome horizontal à demi enterré mesure environ 2-3 cm de diamètre. Il s'allonge par l'extrémité, qui porte feuilles et hampe, et forme latéralement de nouveaux points de croissance, à l'origine de ramifications.

 

Les feuilles pointues en forme de glaive sont aplaties, légèrement courbes et disposées en éventail. Elles mesurent 30 à 50 cm de longueur par environ 3-4 cm de largeur. Elles sont légèrement glauques et ont une fine marge scarieuse. Les feuilles sont persistantes l'hiver (contrairement à d'autres espèces et hybrides).

 

La hampe florale ronde de 50-80 cm est peu ramifiée et porte 4 fleurs violettes ou blanches, jamais jaunes.

 

Les trois tépales externes (sépales), qui portent une barbe, sont plus ou moins pendants, à peine étalés. Environ 10 par 6 cm. Les sépales sont étroits à la base et s'élargissent progressivement, atteignant leur largeur maximale non loin de l'extrémité, qui peut être échancrée (tépales ext. plus larges et arrondis chez les hybrides de jardin).

 

Les trois tépales internes (pétales), d'environ 8 cm de long, sont dressés au-dessus de la fleur, cachant partiellement le style pétaloïde à trois branches.

 

Les étamines sont aussi longues que les anthères.

 

Il se multiplie exclusivement par division de ses rhizomes, de préférence en été ou en automne.

 

Résiste bien au froid et à la sécheresse.

 

Présente en pays Cordais dans des friches sur les bords des chemins.

 

Photographiés le 28 mars 2025.

jeudi 27 mars 2025

EXPOSITION : Micro faune du sud de la France

 

MICRO-FAUNE DU PAYS CORDAIS ET DU SUD DE LA FRANCE

 

Le monde des insectes est très vaste et très complexe. Il serait donc illusoire de créer une exposition qui serait le reflet de l’ensemble des insectes que l’on peut rencontrer dans le sud de la France…

Cette exposition de photographies n’est pas celle d’un entomologiste, mais plus simplement d’un passionné de photographie qui, par l’observation a tenté par le biais de la macrophotographie, de rapporter de mes balades en pays cordais et plus généralement dans le sud de la France, les insectes rencontrés. Mes images sont donc le fruit du hasard, le plus souvent en promenant mon chien quotidiennement. Toutes mes photographies sont prises sur le vif pour des insectes bien vivants et actifs.

Photographier les insectes est une chose. Déterminer ce qu’ils sont en est une autre. Je ne pouvais donc me contenter d’avoir une collection d’insectes anonymes. Autant par intérêt que par curiosité, à chaque image rapportée il était indispensable de le nommer et de connaitre ses caractéristiques. Pour certains d’entre eux, la tâche était relativement aisée. Déterminer le nom et les caractéristiques de l’abeille domestique mellifère était assez facile… Néanmoins, entrer dans l’ordre des hyménoptères dont l’abeille domestique fait parti permet d’entrer dans un monde bien vaste qui comprend de nombreuses variétés d’abeilles, certaines solitaires, de couleurs et de tailles variables, avec des modes de vie qui leurs sont propres.

Cette exposition comporte 70 photographies d’insectes, ce qui est insignifiant lorsque l’on sait que le nombre d’espèces décrites dépassent le million et que 10000 nouvelles espèces sont inventoriés par an. Elle est donc obligatoirement très incomplète, mais tout promeneur peut rencontrer au fil des jours et des saisons les insectes présentés.

Chaque insecte présenté comporte une fiche signalétique qui est une synthèse à partir de livres traitant de l’entomologie, ainsi que mes recherches sur Internet. Certaines sont plutôt complètes et bien documentées, d’autre sont plus succinctes, faute de documents élaborés. Mais attention, de nombreux insectes peuvent avoir des variantes multiples avec des différences parfois légères et qui engendre une appellation nuancée… Mes fiches, même si elles sont concoctées avec sérieux ne sont pas à l’abris d’une erreur.

Emmanuel THOMAS, Photographies  

mercredi 26 mars 2025

Punaise verte puante

 


Fiche synthétique

Autres noms : Punaise verte ponctuée

Ordre : Hémiptères – Sous ordre : Hétéroptères

Famille : Pantatomidés

Nom scientifique : Nezara viridula 

 

Elle est phytophage et serait originaire d'Éthiopie, mais est présente aujourd'hui dans le monde entier.

Du fait de ses préférences pour certaines espèces de légumes, comme les haricots et les haricots de soja, elle est un organisme ravageur économiquement important de ces cultures

Les adultes, en forme de bouclier, sont de couleur vert brillant avec trois à cinq points blancs en haut du scutellum. Ils mesurent de 1,2 à 1,6 cm de long. Il existe de nombreuses variations colorées y compris chez un même individu. L'hiver Nezara viridula passe du vert au brun. Ce changement est réversible.

 

Le motif et la coloration de leur exosquelette varient en fonction de l'âge de la punaise.

Après éclosion, les larves de premier stade (rouge ou jaune) restent groupées puis vont se disperser dès le deuxième stade larvaire (rouge sombre). Elles commencent à s’alimenter.

À partir du troisième stade larvaire, les punaises prennent une teinte dominante sombre et thorax et abdomen se couvrent de taches blanches, jaunes et rouges.

Aux quatrième et cinquième stades larvaires, l’insecte prend une coloration dominante vert jaunâtre avec des taches rouges et jaunes.

 

Nezara viridula se reproduit tout au long de l'année sous les tropiques, et à l'exception de l'hiver dans la zone tempérée. La femelle dépose de 30 à 130 œufs à la fois, sous forme d'une masse d'œufs solidement collée sous le dessous d'une feuille. Les œufs sont en forme de tonnelet, avec une ouverture au-dessus. Les œufs mettent entre 5 et 21 jours pour se développer, selon la température. Les larves nouvellement nées se rassemblent près des œufs vides et ne se nourrissent que trois jours plus tard, après la première mue. Elles muent cinq fois avant d'atteindre leur maturité, augmentant de taille à chaque fois. Chaque stade larvaire dure une semaine, excepté le dernier qui dure une journée de plus. Jusqu'à quatre générations peuvent se développer en une année, avec des œufs donnant des adultes en un peu moins de 35 jours au milieu de l'été. Jusqu'à leur troisième mue, les larves restent grégaires sur la même plante hôte, la raison de cette grégarité est la mise en commun de défenses chimiques contre les prédateurs tels que les fourmis.

 

C'est un insecte hautement polyphage et herbivore, capable de se nourrir sur au moins 30 familles de plantes, aussi bien monocotylédones que dicotylédones. Elle a une préférence pour les légumes, surtout pour se nourrir sur des plantes en cours de fructification ou formant des cosses.

Le facteur limitant la population dans la zone tempérée est le froid hivernal. La mortalité des individus hivernants est comprise entre 30 et 80 % ; la population ne peut pas survivre dans les zones où la température de la mi-hiver est en dessous de 5 °C. Les femelles sont plus résistantes que les mâles, comme le sont les plus grands spécimens et ceux qui développent une coloration brun-rougeâtre. Dans les dernières décennies, l'espèce semble avoir augmenté son aire de répartition vers le nord, certainement à cause du réchauffement climatique planétaire. La capacité de cet animal à survivre à l'hiver dépend aussi de l'opportunité de la diapause.

 

Photographiée à Cordes sur Ciel le 25 mars 2025.

mardi 25 mars 2025

Narcisse jaune



Fiche synthétique

 

Famille : Amaryllidacées / Nom scientifique : Narcissus pseudonarcissus

Autre nom : Narcisse trompette, Jonquille

 

Floraison : janvier à avril – Fleurs : Jaunes

Plante herbacée vivace – Hauteur : de 20 à 40 cm

 

C’est le Narcisse le plus commun d'EuropeIl a dans le langage courant de très nombreux noms vernaculaires en usage plus ou moins localement.

 

Ce narcisse est une plante herbacée qui est vivace grâce à un bulbe ovoïde. La tige est glabre. Elle est assez aplatie, deux angles sont visibles le long de la hampe. La plante fait généralement entre 20 et 40 cm de haut. Les racines sont fasciculées.

Les feuilles sont plates et assez charnues. Leurs extrémités sont arrondies. Elles sont toutes linéaires, larges de 4 à 15 mm. Elles dépassent parfois la tige en longueur. Elles sont regroupées par 2, 3, 4 ou 5, toujours à la base de la plante. Elles sont de couleur bleu-vert. La plante est assez polymorphe. Selon l’éclairage, le terrain, elle aura une touffe de feuilles plus ou moins dense, la fleur sera érigée plus ou moins haut.

La fleur jaune, est grande et mesure de 4 à 6 cm de diamètre ; elle entoure une couronne cylindrique crénelée de 2 cm de long. Chaque fleur, de couleur jaune, est solitaire au sommet d'une tige nue. La fleur sort d'une spathe membraneuse régulière, penchée, à tube soudée à l'ovaire, formée de six divisions soudées à leur base. Il se trouve parfois des échantillons à fleurs doubles, à étamines transformées en pièces florales. Sa floraison commence et se termine généralement au mois d'avril mais elle peut commencer dès le mois de janvier et se finir au mois de mai. La durée de vie de cette fleur est de deux ou trois semaines.

Une fleur est composée de 3 pétales et 3 sépales pétaloïdes, soit 6 tépales. Ceux-ci sont surmontés d’une paracorolle qui prend la forme d’un tube central évasé. Cet entonnoir a le contour dentelé ou lobé. Les 6 tépales sont soudés sur la moitié de leur longueur puis se déploient en étoile autour du tube central. Chaque pièce du périanthe, c'est-à-dire les tépales et le tube, ont même longueur : entre 15 et 25 mm. Les 6 tépales sont d’un jaune plus pâle que le tube central. La bractée à la base de chaque fleur est de surcroît d’un jaune encore plus pâle. Enfin au cœur de la paracorolle, 6 courtes étamines attachées sont visibles. Le mince style et son stigmate sont assez réduits. Les fleurs sentent plus ou moins. L’odeur à effet narcotique est entêtante, même si on ne s’en rend compte qu’après coup.

Le narcisse jaune apparaît souvent en colonies printanières importantes, dans les prés et les forêts. Comme beaucoup de narcisses, il est fréquemment appelé jonquille, nom vernaculaire partagé avec Narcissus jonquilla qui pousse en région méditerranéenne.

Sa répartition en Europe est très hétérogène : il peut être très commun par endroits et très rare en d'autres. On considère relativement commun ce narcisse dans presque toute la France jusqu’à 2 000 m d’altitude. 

Toxicité

Le narcisse contient des composés chimiques toxiques paralysants, parfois même urticants pour certaines personnes, ainsi que dans son bulbe : des alcaloïdes isoquinoléiques, dont la galanthamine et la lycorine, et un autre alcaloïde puissant, la narcétine. Ainsi le bulbe est très toxique. Son ingestion entraîne nausée et vomissements, à l'instar de l'ingestion de quelques feuilles vertes ou le fait de sucer une tige. Dans de rares cas, l'ingestion du bulbe entraine de graves accidents nerveux tétaniformes qui mènent à l'état létal.

Les fleurs, feuilles et tiges sont toxiques. Mais c’est le bulbe qui est la partie la plus toxique de la plante. Les animaux comme les humains sont concernés. Toutefois, il faut signaler que l'ancienne culture paysanne des hauteurs vosgiennes, qui connaissait parfaitement ces caractéristiques, a préservé cette plante. Le narcisse abondant des prairies n'est pas brouté par le bétail. De plus, les feuilles disparaissent au moment de la fenaison et les bulbes restent enfouis sous les racines des graminées. Les narcisses ne causent aucune détérioration des prairies de fauche. Mieux, les bulbes jouent un rôle dans la stabilisation des sols de prairies aux abords des ruisseaux.

Le bulbe principalement, mais aussi toute la plante, est vénéneux. La sève contient des cristaux d oxalate de calcium en forme d'aiguilles qui causent des inflammations douloureuses. La toxicité du bulbe ingéré se signale par des douleurs abdominales, des vomissements, des étourdissements ou des frissons. Le vomissement permet généralement le rejet des morceaux de bulbe ingéré, ce qui atténue le danger. Sinon les symptômes peuvent être plus graves. Les personnes fragiles peuvent avoir des dermites au contact de tout organe de la plante.

Le parfum du narcisse jaune est plus ou moins discret mais il peut s'avérer entêtant et endormant pour certaines personnes. La présence d’un bouquet de narcisses jaunes dans une pièce close est ainsi parfois déconseillée. Cette propriété endormante n'a semble-t-il jamais été utilisée en médecine.

 

Bien répandu en pays Cordais dès le mois de février.

 

Photographies du 05 mars 2025.

samedi 22 mars 2025

Cétoine hérissée

Fiche synthétique 

 

Autre nom : Cétoine velue

Ordre : Coléoptères – Famille : Scarabidées

Nom scientifique : Tropinota squalida

 

Commune dès le mois d'avril sur les fleurs épanouies dont elle apprécie le pollen, cette cétoine polyphage cause de graves dommages aux cultures.

 

Ce coléoptère brun-noir sans couleur métallique de forme quasi rectangulaire mesure 8 à 13 mm de long. Tout le corps est densément couvert de poils jaune-blanchâtre. Les ailes sont ponctuées de taches blanches. Le pronotum, dépourvu de taches blanches, presque semi-circulaire vu de dessus, a une longue nervure au milieu. Chaque élytre a deux carènes élytrales. 

 

La cétoine hérissée se nourrit entre autres de fleurs de rosacées, brassicacées, poacées et astéracées telles que pommiers, chou, colza ou céréales (en particulier le seigle). Même si au cours de l'alimentation, du pollen s'attache aux poils et peut contribuer à la pollinisation, l'insecte est toujours considéré comme nuisible.

La larve vit dans le sol et se nourrit de racines (souvent mortes) sans causer de dommage significatif.

Photographiée à Cordes sur ciel sur une fleur de Moutarde blanche, en mai 2020.

vendredi 21 mars 2025

Iphéion uniflore

 


Fiche synthétique

 

Synonymes : Tristagma uniflorum, Triteleia uniflora, Etoile de printemps

Famille Liliacées.   / Origine : Paraguay et Argentine

 

Floraison : Début du printemps – Fleurs : Bleu à blanc

Plante à bulbes, vivace – Hauteur : 10 à 15 cm

 

De culture facile, mais de croissance assez lente, l'iphéion uniflore aime à s'installer sur la durée, dans les massifs ou au milieu de la pelouse. Elle s'est naturalisée sur divers autres continents, et peut être rencontrée parfois dans les alpes.

 

Charmante petite fleur étoilée qui annonce le printemps, l’Ipheion uniflorum est une plante à bulbe originaire du Paraguay et d’Argentine.

 

Ipheion uniflorum montre des feuilles rubanées vertes, longues de 30 cm pour quelques millimètres de large, que l’on peut confondre avec de l’herbe tendre. Les feuilles dégagent une odeur légèrement aillées lorsqu’on les froisse. A partir de mars, les iphéions fleurissent : C’est la forme toute simple en étoile qui donne tant de charme à cette fleur de 4 à 5 cm de diamètre. Elle présente une corolle de 6 tépales, d’abord soudés en tube, puis divisés. Ces fleurs sont solitaires ou par deux, portées par une tige de 10 à 15 cm. Ipheion uniflorum dégage un agréable parfum de miel. Chaque bulbe produit plusieurs tiges florales, ce qui explique la durée de la floraison. Le coloris de la fleur varie du blanc au bleu pale, ou parfois lilas.

 

Les iphéions se plantent de septembre à novembre, dans un sol normalement frais, riche et drainant, de préférence au soleil, bien qu’il supporte la lumière tamisée. Ils seront du plus bel effet plantés en grand nombre, offrant un tapis d’étoiles bleutées. Ipheion uniflorum est mis en terre à une profondeur de 7 à 8 cm à la base du bulbe.

Ces bulbes fleurissent de mars à avril : 8 semaines sans discontinuer. Le cycle de la plante se termine en été, lorsque les feuilles jaunissent et disparaissent. L’iphéion aime à s’installer sur plusieurs années, on peut cependant le diviser ou le transplanter tous les 5 ans.

Multiplier les Iphéions : Par division des bulbes en été. Lorsque les bulbes sont en fin de cycle, les feuilles jaunissent, c’est la meilleure période pour les diviser. Il vaut mieux les replanter immédiatement pour éviter aux bulbes de se dessécher. La division permet de reproduire une variété à l’identique.

 

 

On la trouve en grande quantité à Cordes sur Ciel, chemin du pigeonnier

 

Photographiés le 20 mars 2025

mercredi 19 mars 2025

Cymbalaire des murs

 





Fiche synthétique

 

Synonymes : Ruines de Rome

Famille : Scrophulariacées / Nom scientifique : Cymbalaria muralis

 

Floraison : Mars à novembre – Fleurs : Mauves

Plante herbacée vivace – Hauteur : 5 à 10 cm.

 

Elle tapisse fréquemment les vieux murs de touffes aux feuilles arrondies et luisantes et aux petites fleurs violettes à la gorge tachée de jaune. Elle peut densément recouvrir la surface qu’elle occupe sur une dizaine de centimètres d’épaisseur en se marcottant ou en se ressemant.

 

Plante herbacée, poussant en touffes, à tiges glabres généralement pourprées, filiformes, rampantes ou retombantes. Les jeunes pédoncules et pétioles sont glanduleux.

 

Feuille alterne, longuement pétiolée, lustrée et charnue, à 5 lobes ou plus, à apex mucronulé et à base lobée. La face inférieure et la marge du limbe sont pourprées.

 

La floraison va de mars-avril à septembre (floraison plus précoce en région méditerranéenne).

Les fleurs blanc-rosé ou rose-violacé, dont la corolle mesure 1 cm de diamètre environ, sont zygomorphes, personées, solitaires, fixées sur un calice gamosépale quinquédenté, et portées par un long pédoncule axillaire. La lèvre supérieure est bilobée et marquée par deux ou trois traits verticaux foncés sous chaque lobe ; la lèvre inférieure, trilobée, possède un palais à deux bosselures blanches maculées de jaune en leur sommet. La corolle se prolonge, dans sa partie inférieure, par un court éperon nectarifère pointu.

La plante est entomogame et autogame. Les fleurs sont périgyne et possèdent 4 étamines (2 courtes et 2 plus longues) entourant la base de l'ovaire d'où part un style aussi long que les filets des 2 plus longues étamines, le stigmate se retrouve donc en contact avec les anthères.

Les fruits sont des capsules glabres à valves déhiscentes libérant, à maturité, des graines noir-grisâtre inférieures à 0,5 millimètre de diamètre qui présentent de profondes aspérités favorisant l’adhérence aux surfaces. À la fructification, le pédoncule s’incline en direction du support permettant à la capsule de libérer les graines dans les interstices du substrat, assurant ainsi l'autochorie.

 Plante vivace originaire du sud de l'Europe et d’Asie occidentale, naturalisée dans presque toute l'Europe. Son appellation commune, ruine de Rome, témoigne de son origine méditerranéenne. Son expansion dans de nombreuses régions françaises est liée à ses propriétés médicinales (Elle permettrait de soigner la gale et le scorbut).

 

La cymbalaire des murs est une plante que l’on rencontre dans des endroits plutôt ombragés, dans les fissures des vieux murs, entre les pierres. Bien que sauvage, elle n’est pas considérée comme une adventice : c’est une charmante petite plante élégante et non envahissante. Les fleurs sont des gueules de loup miniatures.

 

Bien répandue sur les murs de pierre de Cordes sur Ciel…

 

Photographiée le 05 mars 2025